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20 ans déjà ! Le 15 Octobre 1980, sortait "Solid Pleasure". Redécouvrez la discographie de Yello.

BRÈVES ET TENDANCES

  • NOMS DE DOMAINE : Archipel de 9 atolls, situé au cœur de l'océan Pacifique, entre 5° et 10° de latitude sud, qui regroupe les anciennes îles Ellice, Tuvalu, ancienne colonie britannique (on y parle anglais et tuvaluan), est membre du Commonwealth depuis 1978. L'un des plus petits États du monde (26 km2, mais 1,3 million de km2 d'eaux territoriales, surtout exploitée par des flottes asiatiques, peuplé de 10.000 habitants (les Tuvaluans), a pour ressources la pêche, l'agriculture (tubercules), le coprah de ses cocotiers, les timbres de collection et les transferts de ses émigrés notamment à Nauru dans les mines de phosphate - toutes transactions évaluées en dollars australiens. Le tourisme y est encore très peu développé. Tuvalu est resté une monarchie constitutionnelle : le chef de l'État est la reine d'Angleterre, représentée par un gouverneur général. Le chef du gouvernement est Bikenibeu Paeniuest, premier ministre depuis avril 1998. Son pouvoir législatif est un parlement de 13 députés, élus pour 4 ans, plus deux membres de droit, qui siège à Funafuti, la capitale.
    C'est officiel, Tuvalu vient de devenir le 189e membre des Nations unies. Avec seulement 10.000 habitants, c'est le plus petit pays à avoir pu payer le droit d'entrée exigé par les Nations unies. Cette révolution, Tuvalu la doit pour beaucoup à la chance. En héritant du domaine .tv, l'île a fait exploser son PNB. Au mois d'avril de cette année, les îles Tuvalu ont reçu 12 millions de dollars, une somme supérieure à son PIB de 1998. La vente des domaines est devenue du jour au lendemain la première source de revenus de l'île, jusque-là cantonnée à une agriculture de subsistance et à la pêche. Idealab, qui commercialise les domaines, doit verser un million de dollars par trimestre au gouvernement de l'île. La société aurait déjà vendu plus de 50.000 domaines en .tv, dont une quarantaine à des chaînes de télévision, pour des prix variant entre 50 et 500.000 dollars par an.
    Mais le nouveau budget ne sert pas qu'au rayonnement international. L'île vient ainsi de voir 2 écoles sortir de terre, la manne .tv finançant par ailleurs l'achat de pompes à eau, la remise en état de la route principale de l'île, et l'arrivée de l'électricité dans sept des huit îles de l'atoll.
  • BANQUES : Une coalition baptisée Merchant Fraud Squad, composée de cyber-marchands, de banques et d'entreprises tels que American Express, Amazon, Microsoft Expedia et Clear Commerce, veut en finir avec la fraude à la carte bancaire sur Internet. Le principe : partager les informations reliées à la fraude afin d'en réduire les coûts et les impacts.
    Mais déjà la fraude attaque ailleurs. C'est l'histoire d'une banque en ligne, la Millenium Bank, qui propose des emprunts à des taux défiant toute concurrence, mais malheureusement fictifs. Une arnaque belle et simple. Le 13 octobre, trois escrocs chargés de "plumer" les clients de cette banque ont été déférés devant le parquet de Paris. Cette affaire d'escroquerie à la banque virtuelle, confiée aux policiers de la Brigade de recherches et d'investigations financières (Brif) et au Service d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information (Sefti), est la première du genre révélée en France. Selon un enquêteur de la Brif, la brigade a identifié à ce jour une trentaine de victimes de la supercherie. Elle avance une estimation "à la louche" du montant global du préjudice : plusieurs dizaines de millions de francs. Les sommes détournées via la fausse banque dépassent rarement les 100.000 francs par victime, ce qui, multiplié par une trentaine de personnes, donne au mieux 4 millions de francs.
    L'arnaque n'en est pas moins réelle. Son principe est le suivant : en se connectant à un site hébergé au Maroc, milleniumbank.net (ou à un autre site équivalent, century-directbank.com), on tombe sur une page d'accueil qui pourrait être celle de n'importe quelle banque offshore réelle. Le site invite le futur client à renvoyer un formulaire d'ouverture de compte à l'un des trois numéros de fax proposés, à Londres, à Tanger (Maroc) ou à Albany, dans l'État de New York. C'est dans cette ville américaine que se trouve le siège de Factum Capital, la société qui détient les noms de domaines de la banque bidon. Quelques jours après la transmission du formulaire, les victimes étaient contactées par un membre de l'équipe se présentant comme un courtier de la Millenium Bank. En échange d'un dépôt de garantie (en général 100.000 francs), la victime recevait un chèque du montant de l'emprunt demandé. Un chèque pouvant aller jusqu'à 12 millions de francs, mais qui ne pouvait jamais être encaissé puisque la banque débitrice n'existe pas. Le chèque de dépôt de garantie était ensuite versé sur un compte étranger, le plus souvent en Grande-Bretagne.
    Il y a toutes les chances que l'escroquerie soit toujours en cours. Le site de la banque est encore en ligne. Son hébergement au Maroc interdit pour l'instant toute intervention de la justice française pour le faire fermer. La personne qui pilote le réseau depuis le Maroc peut très bien disposer d'autres rabatteurs dans d'autres pays et pourquoi pas en France ? Avant que n'aboutissent les commissions rogatoires internationales qui devraient être transmises dans les prochains jours au Maroc et aux États-Unis, la fausse banque peut encore engranger de coquets bénéfices.
  • MINITEL : France Télécom n'est pas décidé à abandonner sa poule aux œufs d'or. Il ouvre donc un portail baptisé I-minitel pour donner un "coup de surf" au bon vieux service télématique. Il s'agit d'un accès rapide permettant depuis n'importe quel ordinateur (Mac ou PC) de se connecter aux services traditionnels du Minitel. Ce portail donne accès à une interface gratuite et téléchargeable grâce à laquelle les internautes peuvent "surfer" sur le 3614, 3615 ou encore 3617 tout en continuant, évidemment, à payer ces services aux différents tarifs en vigueur. Cette fenêtre Minitel percée sur la toile offre comme principaux avantages un accès rapide et une porte d'entrée unique pour tous les services. Tapez simplement le nom du service et votre navigateur fait le reste : il se connecte directement au code du service recherché. Vous pouvez utiliser i-minitel depuis l'ensemble du territoire de la France métropolitaine. i-minitel n'est pas disponible pour le moment dans les départements des DOM-TOM, mais France Télécom envisage d'ouvrir cet accès dans l'avenir. Les abonnés au câble et à l'ADSL, ainsi que les personnes en dehors de l'hexagone, ne pourront bénéficier de ce nouveau "portail". Il est en effet impossible pour France Télécom de les facturer.
  • TECHNOLOGIE : Bientôt, le multimédia impliquera trois sens : la vue et l'ouïe, mais aussi l'odorat ! France Télécom teste la diffusion d'odeurs sur Internet. Les internautes pourront bientôt sentir ce qu'ils voient grâce à un diffuseur d'odeurs et de parfums connecté à leur ordinateur et produisant des effluves en fonction d'ordres reçus par Internet.
    France Télécom R&D a annoncé la mise au point de deux prototypes opérationnels en collaboration avec la société allemande Ruetz Technologies, basée à Munich, et l'Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique et de l'aromatique alimentaire (Isipca). Le dispositif nécessitera le téléchargement d'un logiciel commandant la diffusion d'une odeur à partir d'un boîtier placé près du PC pendant la visite d'un site Web parfumé, et, bien sûr, la modification des pages avec des balises HTML spécifiques servant à décrire la durée et l'intensité de l'odeur désirée. Le second prototype est destiné à un usage collectif pour la télévision, et permet d'envisager des chaînes interactives odorantes. Seul bémol à ce système, le téléspectateur devra porter son diffuseur autour du cou. Pas très seyant ! Ils sont capables de diffuser un peu plus d'une vingtaine d'odeurs différentes aujourd'hui, parmi lesquelles le café, le pamplemousse, la ville (???), mais d'ici à un an, il est prévu près de 200 senteurs microdosées pouvant être restituées par Internet. La commercialisation pourrait intervenir d'ici 18 mois pour un prix de 8 à 20 euros.
  • FORMATION : Les NTIC manquent de formations. Un sondage, réalisé par RH Info, révèle qu'un écart considérable entre les États-Unis et la France se creuse dans le domaine de la formation aux NTIC.
    La formation représente, outre-Atlantique, le deuxième secteur économique derrière celui de la santé. En France, le seul marché de la formation professionnelle continue est estimé à 30 milliards de francs, la part du budget de formation consacré aux NTIC ( Nouvelles technologies de l'information et de la communication) ne dépasserait pas, cette année, 1,8% (source : RH Info.
    Cet écart s'explique essentiellement par le manque de repères pour les décideurs sur l'offre disponible en France. Une critique revient sans cesse : les technologies sont disponibles, les contenus absents.
  • PHILOSOPHIE : C'est bien, c'est beau, je n'ai rien compris. Manifestement "Le petit bouquet" en a perdu ses pétales. A vous !
    "L'essentielle possibilité du dépaysement, et donc de la conscience du paysage, est devenu un trait caractéristique de notre paysage. Notre horizon, aujourd'hui, est fait de la conscience du changement d'horizon. La mise en abîme ou la dénaturalisation du paysage, en l'occurrence de nos cadres de pensée, constitue elle-même le cadre impossible de la pensée contemporaine. Archéologie du savoir, déconstruction de la métaphysique, médiologie, pour ne citer que quelques exemples, nous ont, depuis un certain temps déjà, habitués à l'idée que tout paysage intellectuel, tout horizon philosophique, se présente lui-même cadré déjà par certaines conditions (techniques, institutionnelles, textuelles, etc…)."
    Sylviane Agacinski, philosophe, enseignante à l'école des hautes études en sciences sociales (et accessoirement épouse de Lionel Jospin), rappelle dans le Figaro, de quoi on parle, ou de quoi on peut parler, quand il s'agit, comme désire le faire le quotidien qui l'a sollicitée, de faire un "tour d'horizon" du "paysage intellectuel contemporain".
    On croirait une explication de dirigeant de start-up à propos des bénéfices potentiels de sa société.
  • MP3 : Grâce à son disque dur de 20 Go, le baladeur Neo25 offre une autonomie équivalant à la durée de plusieurs centaines de CD. L'appareil existe aussi en version autoradio. Ce petit appareil de 250 grammes est capable de stocker plus de 320 heures de musique. L'enregistrement des fichiers musicaux s'effectue simplement, en reliant le baladeur à un PC par le port USB. L'appareil est reconnu comme un disque dur par le PC et il est possible de créer des dossiers afin de classer les morceaux de musique par thèmes. Par la suite, le petit écran LCD permet de naviguer dans l'arborescence, et de sélectionner le fichier de son choix. Outre les fichiers musicaux, d'autres fichiers multimédias (photos, dessins, etc…) peuvent être enregistrés sur ce disque. Ainsi, outre sa fonction de baladeur, le Neo25 fait office d'unité de sauvegarde externe. Destiné aux automobilistes, le Neo35 se branche sur l'autoradio déjà en place, à la manière d'un chargeur de CD. Leur prix avoisine les 700 dollars pour le Neo25 et 460 dollars pour le Neo35.
  • ÉLECTIONS AMÉRICAINES : Le parti Républicain a-t-il envoyé un message subliminal dans l'une de ses récentes publicités électorales ? Le débat fait rage aux États-Unis, après la diffusion d'un message publicitaire où le mot Bureaucrats, en défilant à l'écran, se terminait par un rats (le même sens qu'en français) aussitôt assimilé à une tentative de manipuler l'opinion. Le spot comparait la position d'Al Gore à celle de George W. Bush en matière de santé publique, et notamment leurs divergences sur la question des médicaments délivrés sur ordonnance. Il dénonce le fait que le candidat démocrate confie aux bureaucrates le soin de gérer la santé des américains. Le but était d'accoler le nom de Gore à celui des bureaucrates. Inoffensif jusque là mais des yeux de lynx ont remarqué que le mot "rats" apparaît tout seul à l'écran un trentième de seconde avant que ne s'affiche le mot "buraucrats" et le slogan dans son entier : "The Gore Prescription Plan : bureaucrats decide". Bush nie tout message subliminal pendant que Gore n'apprécie guère de voir son nom associé à de vulgaires rongeurs. Le public a réagi d'autant plus vigoureusement que de 80 à 90% des Américains croient en l'existence de cette forme de publicité et que 66% pensent qu'elle fonctionne. Mais les psychologues, eux, sont formels : les messages subliminaux n'ont aucune efficacité.
  • INTERNET : "L'Internet mérite un ministère." C'est du moins ce qu'affirme le président de la Fédération de l'industrie allemande à l'hebdomadaire Net-Business. Hans-Olaf Henkel a expliqué au journal que le gouvernement disposait déjà d'un spécialiste de la question au ministère de l'économie mais que c'était loin d'être suffisant. Coup médiatique ou réel besoin des industriels d'outre-Rhin, cette requête traduit néanmoins leur soucis de gérer au mieux leur virage dans une économie plaçant la valeur non plus dans l'acier ou le charbon, mais bien dans l'information et les technologies associées à son transport.
  • DESIGN : Graphikarts, le site des arts graphiques, vous invite à tenter votre chance au concours de design organisé par Peugeot pour concevoir le concept car de l'an 2020. Date limite le 15 Décembre 2000.
  • COMMUNICATION D'ENTREPRISE : L'information que les grandes entreprises mettent sur Internet est le plus souvent périmée ou erronée. Elles produisent leurs brochures imprimées avec beaucoup plus de soin, notent les chercheurs.
    L'information est-elle plus facile à tenir à jour sur Internet que sur des brochures imprimées ? En principe, elle le devrait. L'électronique est plus facile à manipuler que le papier. Mais en pratique, 77% des entreprises présentes sur le Web admettent que leur site contient de l'information périmée – quand elle n'est pas tout simplement erronée. Ce qui est d'autant plus étrange que 83% de ces firmes soutiennent qu'Internet est un outil important pour les affaires. C'est à n'y rien comprendre.
    La recherche, conduite par la firme britannique NOP Research, consistait en deux études distinctes. La première, dont les résultats sont exposés ci-dessus, a été menée auprès d'une centaine de responsables du marketing dans de grandes entreprises possédant une vitrine Internet. La seconde a été conduite directement sur les sites Web des dites entreprises. Elle a découvert que 80% d'entre eux contenaient de l'information périmée, mise à jour avec beaucoup de retard et parfois contradictoire. Ceci concerne par exemple les prix dans les catalogues ou les adresses électroniques des employés.
    En fait, selon les chercheurs, aucune entreprise n'accepterait de publier de la si mauvaise information sur ses propres activités dans une brochure imprimée. Pourquoi autant de laxisme sur Internet ? Les dirigeants savent d'expérience que de mauvaises brochures peuvent entraîner des disputes, voire des procès, avec les clients. Ils ont donc mis sur place des procédures de relecture et d'approbation pour faire en sorte que tout soit parfait. Mais ces pratiques ne sont pas en place sur Internet. Une partie du problème vient du fait que les sites Web sont ordinairement gérés par le département de l'informatique. Mais l'information qui doit aller sur les pages est produite ailleurs dans l'entreprise et a du mal à se rendre au bon endroit. Mieux vaudrait laisser les divers départements responsables mettre eux-mêmes à jour l'information, croient les spécialistes de NOP Research. C'est une question d'image corporative, mais aussi de commerce : les entreprises dont le site est à jour ont une longueur d'avance sur leur compétitrices.

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  • VIRUS : Il n'aura fallu que quelques semaines après la découverte du premier cheval de Troie, Liberty, pour qu'un véritable virus fasse son apparition sur la plate-forme Palm. Lorsque le virus est exécuté, l'écran du Palm s'éteint pendant une seconde, le temps pour le virus de diviser par deux la taille de l'application dans laquelle il se trouve et de localiser les autres programmes pour les infecter. Ces derniers, une fois lancés par l'utilisateur, verront aussi leur taille réduite de moitié. Mais il semble que les bases de données ne seront pas affectées. A l'instar des virus sur PC, Phage peut-être transmis à d'autres Palm par simple transfert des applications infectées - en l'occurrence, en utilisant le port infrarouge de l'agenda. F-Secure et Trend Micro ont d'ores et déjà développé l'antivirus permettant de détecter Phage.
    W95.MTX, un virus qui circule depuis déjà quelques semaines, a trouvé une façon originale de protéger ses arrières. Une fois installé, il coupe toute communication entre l'ordinateur infecté et les serveurs des principales compagnies auteurs de logiciels antivirus. Généralement, chaque fois qu'un nouveau virus entre en action, les utilisateurs des principaux logiciels antivirus sont appelés dans les heures ou les jours qui suivent à télécharger de petites mises à jour disponibles sur les serveurs du fabricant du logiciel. Cette procédure, à laquelle les virus ILOVEYOU et Melissa ont habitué beaucoup d'internautes, rend la durée de vie active d'un virus beaucoup plus courte. W95.MTX a décidé de prendre le taureau par les cornes et d'attaquer le "mal" à la racine. Une fois installé, il fait tout son possible pour limiter l'accès aux serveurs des principaux logiciels antivirus, ce qui rend la mise à jour très difficile et force par conséquent l'utilisateur à enlever le virus "à la main", une procédure plutôt complexe dans ce cas. La détection même du virus est également ralentie. Puis, il installe un cheval de Troie, qui ouvre un accès permettant de s'introduire sur le système depuis l'extérieur (par le biais du port 1137)... pour le détruire ou y effectuer toutes autres opérations. Les autres effets du virus sont l'envoi automatique de courriels infectés et la corruption de fichiers de types .dll ou .exe dans certains répertoires bien précis, pouvant ainsi affecter grandement le fonctionnement de l'ordinateur dans son ensemble. Le virus se propage au moyen d'un fichier joint à un courriel. Bien souvent, le courriel en question ne comporte ni titre, ni corps du message. Le nom du fichier attaché, quant à lui, est généré aléatoirement à partir d'une liste de plus d'une trentaine de noms (McAfee et Symantec diffusent des listes qui ne sont pas identiques).
    Les internautes qui se croient infectés par le virus peuvent, s'ils ont accès à un ordinateur lié à Internet et non infecté, télécharger la mise à jour associée à leur logiciel antivirus et l'installer sur l'ordinateur qu'ils croient infectés. S'ils ne disposent pas d'autre point d'accès au Net, ils doivent tenter de trouver un autre site hébergeant les mises à jour. Tucows héberge notamment les mises à jour pour Norton AntiVirus et McAfee VirusScan. Pour les trouver, il suffit d'entrer respectivement les expressions "norton dat" et "mcafee dat" dans le moteur de recherche du site.
    Peut-on utiliser les virus pour la bonne cause ? Oui selon la commission parlementaire à l'enfance italienne. C'est elle qui a émis l'idée de lutter contre la pédophilie en ligne en bombardant les sites incriminés avec des virus. La ministre des affaires sociales, Livia Turco, a donné son approbation. Si la loi est adoptée, la loi autorisera les magistrats à lancer des opérations de piratage, pour "effacer" les sites incriminés.
  • NOUVELLE ÉCONOMIE : Le magazine financier américain Barron's publie une étude sur les finances des 339 principales start-up outre-Atlantique. Il en ressort que 273 dépensent encore plus d'argent qu'elles n'en gagnent. Parmi elles, 86 risqueraient de déposer le bilan dans l'année. Une récente étude de Merril Lynch vient d'affirmer que les trois quart des 400 sociétés Internet actuellement cotées sur les marchés américains disparaîtront d'ici à 2005 sans avoir fait un centime de bénéfice.
    Ceci dit, les héros ne meurent jamais ! Racheté en Juin dernier par Fashionmall, portail américain dédié à la mode, le site Boo.com sera de nouveau en ligne le 30 Octobre. Son nouveau propriétaire souhaite en faire "un site fédérateur pour les jeunes passionnés de style et de mode". Objectif : constituer une communauté d'acheteurs de vêtements et d'accessoires de 18 à 30 ans. Les produits proposés seront disponibles principalement via des liens vers des commerçants en ligne, lesquelles verseront une redevance en échange. La publicité, la vente de données marketing et le commerce électronique compléteront le "business model". De l'ancienne version restera le goût pour les vêtements branchés. Boo.com ancienne version avait été un gouffre financier. La start-up, qui se valorisait elle-même à 400 millions de dollars, avait fait perdre 120 millions de dollars à ses actionnaires, sans parler des quelques 25 millions de dollars de dettes accumulées lors de sa courte activité. Qu'en sera-t-il de la nouvelle version ? Si Fashionmall n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la mode, puisqu'elle a déjà lancé Outletmall.com, Fashionmall.com, et Styleexperts.com, rien ne prédit pour autant la réussite du projet. En effet, le 15 mai dernier, Fashionmall avait annoncé une perte de 3,15 millions de dollars.
    Entre dérision et infos sérieuses, un site rigolo recense tous les flops de la nouvelle économie. Question : "Ki va kooler aujourd'hui". Il y avait déjà Kasskooye qui se moquait allègrement de la nouvelle économie, voici Vakooler, un panorama des "mauvaises nouvelles" du Web. Sur fond d'image d'Épinal - un iceberg, le site ne rassemble que les "naufrages du jour". Leur top bourse des valeurs high-tech, c'est Titanic : pour figurer dans ce top 10, il faut au moins accuser une chute de -25%, et n'espérez pas prendre la première place avec votre start-up, si vous n'êtes pas au moins à -60% après votre IPO (introduction en bourse). Vakooler, c'est aussi la face cachée de la nouvelle économie, avec des informations vraies sur les déboires des jeunes pousses quelles soient françaises ou américaines : les résultats de Yahoo!, les licenciements dans les start-up américaines, les pertes de Lybertysurf, les accusations de plagiat de Planetfemmes contre Auféminin... Rien n'est inventé, les auteurs prennent leurs sources sur les très sérieux sites consacrés à la net économie.
    Tout n'est pas noir et une étude d'Andersen Consulting révèle que la nouvelle économie continuera d'embaucher à un rythme effréné et emploiera plus de 10 millions de personnes d'ici 2002 aux États-Unis et en Europe. Internet crée plus d'emploi qu'il n'en détruit, y compris dans les sociétés traditionnelles. En 2002, 5,8 millions d'emplois directement liés à Internet (sociétés Internet, fournisseurs d'accès, portails, consultants) devraient être créés aux États-Unis. L'Europe réduit son écart puisqu'elle devrait en créer 3 millions.
  • PROTECTION DES PERSONNES : L'Agence de protection des chiffres et données (APD) pourrait imposer une amende de 4MF à Terra Network (portail Internet du groupe de télécommunication espagnol Telefonica), après avoir relevé "des indices d'infractions" dans l'archivage de certaines de ses données informatiques. L'enquête de l'APD a été lancée après que la télévision espagnole Tele Cinco ait révélé, en Août dernier qu'une liste de 12.000 abonnés de Terra circulait librement sur Internet. Cette liste permettait de lire, modifier ou d'effacer le courrier électronique des personnes concernées et d'accéder aux noms de chacun d'entre eux, à leur adresse, à leur numéro de téléphone, à leur numéro de compte bancaire et à leur numéro de carte d'identité. En outre, l'APD a retrouvé dans les archives de Telefonica les fichiers d'anciens abonnés, alors que la loi oblige les sociétés à détruire ces données.
    En France, les forums de Wanadoo auraient subi une intrusion début Octobre. Rien de grave pour la plupart des forums qui ont vu leur éditorial transformé de manière humoristique. La société Intégra qui réalise et assure l'hébergement de ces forums ne semblaient pas être au courant de ces dysfonctionnements. Des problèmes s'étaient déjà posés à Wanadoo pour la sécurité des messages électroniques.
    Une étude universitaire révèle que 87% des citoyens américains sont identifiables sur Internet rien qu'en croisant trois données : leur date de naissance, leur sexe et leur code postal ! Pas besoin de cookies impudents ou de sites qui collectent et revendent des données personnelles aux annonceurs : ces trois éléments anodins, demandés sur un grand nombre de sites, suffisent à établir un profil nominatif. L'équipe est ainsi parvenue à reconstituer les actes de naissance de toute une ville, en croisant des informations publiques accessibles par Internet, des données glanées sur des journaux en ligne et sur des sites Web. Il faut dire que les établissements publics ou privés, mairies, hôpitaux ou universités, mettent de plus en plus de données en ligne. En payant 20 dollars, elle est parvenue, tout à fait légalement, à accéder à des registres électoraux ou à se procurer le bilan de santé d'un ancien gouverneur...
  • CONSOMMATION : La lessive Tide, le dentifrice Crest et le savon Ivory seront tous trois boycottés par les partisans des acteurs d'Hollywood en grève contre l'industrie de la publicité depuis 5 mois. Ces trois produits sont les best-sellers de Procter and Gamble, victime de ce boycott du fait de la taille de son budget publicitaire (c'est le plus gros annonceur au monde) et de l'utilisation d'acteurs non-syndiqués pour le tournage de ses pubs depuis le début du conflit.
    Toujours aux États-Unis, une association de consommateurs a découvert que les offres des agences de voyage en ligne étaient biaisées par des accords avec les compagnies aériennes. Cette pratique toucherait aussi les voyagistes européens. "De troublantes preuves de favoritisme existent entre des sites de voyage en ligne américains et certaines compagnies aériennes." C'est la conclusion de Consumer Report, une association de consommateurs américains, qui a testé les quatre plus grandes agences de voyage en ligne du pays : Cheap Tickets, Expedia, Lowestfare et Travelocity. Il apparaît en effet que les offres présentées comme les meilleures sont étrangement celles des compagnies qui font de la publicité sur le site, ou celle d'une compagnie partenaire du site. Or, une recherche avec le système de réservation utilisé par la majorité des "tour operators", sous contrôle du Département américain des Transports, montre que des vols moins chers auraient été disponibles. Ces "deals" existent déjà en Europe. La réputation de ces sites – coin des "occasions en or" et des "dernières minutes" – risque donc d'en prendre un coup. Mais les professionnels du secteur ne semblent pas surpris par ces révélations : "Les négociations entre compagnies aériennes et agences de voyages sur des objectifs de vente ou de chiffre d'affaires ont toujours existé. Ce n'est pas propre au secteur du tourisme, mais à la distribution en général. La différence avec le Net, c'est que cela se voit, car l'internaute a la possibilité de comparer les offres et qu'il a accès à plus d'informations."
  • POLITIQUE : 300.000 Francs français, c'est le coût non confirmé avancé par Libération, de la location de la coupole du siège du P.C.F. (Parti Communiste Français) par la maison de prêt-à-porter italienne Prada pour le défilé de ses collections d'été. Muccia Prada est une ancienne de l'extrême gauche italienne et le P.C.F. a besoin de se renflouer après le flop de la fête de l'Humanité qui laisse un trou de 1,5 millions de Francs.
  • SCIENCES : Est-il acceptable de sacrifier des embryons sains pour ne retenir que celui qui fera un bon donneur de cellules pour sauver la vie de sa sœur malade ? C'est la question que pose un curieux exploit. Aux États-Unis, des médecins ont créé un bébé éprouvette spécialement sélectionné pour sauver la vie de sa sœur aînée de l'anémie de Fanconi, une maladie héréditaire rare qui provoque un arrêt graduel de la production de moelle. Les enfants atteints saignent de manière abondante et ont de graves problèmes immunitaires. Ils meurent invariablement avant l'âge de huit ou neuf ans. La seule manière de les sauver : une greffe prélevée sur un donneur compatible dans la famille proche. Malheureusement, ses parents, Lisa et Jack Nash, ne remplissaient pas les conditions requises. D'où l'idée de faire un nouvel enfant et de faire en sorte qu'il soit bel et bien un bon donneur pour sauver le petite Molly. Ce bébé, né au mois d'Août dernier, va peut-être permettre à sa sœur de survivre grâce aux cellules que l'on va pouvoir lui prélever pour les greffer à sa sœur. Les chances de survie de la petite Molly, qui étaient nulles, sont désormais de 85 à 90%, croient les médecins du Fairview-University Medical Center de Minneapolis. D'un point de vue médical, le but recherché semble irréprochable : il s'agit de sauver la vie d'une petite fille promise à une mort certaine faute de traitements alternatifs. Mais comment ne pas être troublé en pensant que la conception de son frère répond uniquement à une nécessité thérapeutique. Plusieurs spécialistes de l'éthique se demandent s'il s'agit vraiment d'un enfant désiré, ou d'une forme élaborée de produit pharmaceutique. Et ce d'autant plus que 14 embryons, dont plusieurs parfaitement sains, ont été sacrifiés pour obtenir ce bébé controversé.
  • PORTABLE : Au Danemark, on apprend que 2 personnes vont être admises en clinique pour un syndrome encore nouveau mais qui va certainement se développer dans les prochaines années : la dépendance au portable. Un des malades avoue envoyer en moyenne 217 SMS (mini-messages) par jour et payer une facture d'environ 10.500 F tous les trimestres. Conscient de ses problèmes, il s'est spontanément rendu dans la clinique pour subir une cure de désintoxication au portable. Après la "net dépendance" voici venue la "mobile dépendance".
  • ENVIRONNEMENT : Pour la première fois depuis sa découverte, le trou dans la couche d'ozone a atteint une ville densément peuplée : les 9 et 10 Septembre, la ville de Punta Arenas au Chili a été bombardée par des doses très intenses de rayons U.V., qui sont à l'origine de nombreux cancers de la peau. Le trou, qui a désormais atteint une taille équivalente à trois fois le territoire des États-Unis, n'avait jamais encore menacé les zones peuplées. Désormais, l'Argentine, l'Afrique du Sud et la pointe de l'Australie sont sur le point de se transformer en zones à risque. Pour connaître la taille et la position exacte du trou jour après jour, ainsi que son évolution dans le temps, la NASA a mis en ligne un site où il est possible de visualiser toutes les données fournies par les différents satellites qui observent l'atmosphère terrestre. (http://jwocky.gsfc.nasa.gov)

    Internet est-il bon pour la planète ? Oui, répond le Centre américain pour les solutions énergétiques et climatiques (Cecs). L'organisme vient de réactualiser une étude de décembre 1999, présentée comme le "premier bilan écologique du Net". Son auteur, Joe Romm, annonce un an plus tard que la tendance se confirme : le réseau permettrait d'économiser beaucoup d'énergie. A priori, les conclusions sont écrasantes de bon sens : quand un internaute remplit son caddie en ligne, il n'a pas besoin de sortir sa voiture du garage pour aller au centre commercial. Quand il lit son quotidien sur un écran d'ordinateur, il économise du papier ainsi que l'énergie nécessaire à sa production, et épargne en outre la forêt. L'écobilan dressé par le Cecs tente de décortiquer tous les bénéfices potentiels des technologies de l'information en matière d'environnement. Si on remplace les locaux des entreprises par des sites, on économise de l'énergie. Alors qu'une librairie traditionnelle dépenserait 44 cents d'énergie (tout compris) pour 100 dollars de ventes, une librairie en ligne ne dépenserait que 3 cents. Pour les seuls besoins énergétiques des locaux utilisés, la première dépenserait 1,1 dollar par mètre carré contre 56 cents pour Amazon et consorts. D'après Joe Romm, le réseau serait susceptible d'économiser 2,7 millions de tonnes de papier par an dès 2003, même si l'utilisation du papier pour imprimer des fichiers venait à d'exploser. Dans la même veine, il assure qu'une minute passée à acheter en ligne "coûte" dix fois moins d'énergie qu'une minute passée au volant de sa voiture pour rejoindre le centre commercial.

  • SÉCURITÉ : Du fait du développement des services en ligne, les mots de passe à retenir se multiplient. Grâce à un prototype baptisé "Déjà Vu", des chercheurs américains envisagent d'utiliser des images en lieu et place des séries de chiffres et de lettres. Alors qu'il est très simple de se souvenir d'une image et de la reconnaître au premier coup d'œil, il est souvent impossible de se rappeler le dernier mot de passe choisi lors de l'inscription à un service en ligne. Bien connu, ce paradoxe cognitif est dû au fait que notre cerveau est naturellement peu apte à retenir des combinaisons de chiffres et de lettres. Pire, il n'aime guère mémoriser des séquences exactes.
    La méthode d'identification mise au point par Adrian Perring, Dawn Song et Rachna Dhamija, du département de recherche informatique de l'université de Californie à Berkeley fait appel aux points forts de notre cerveau : mémorisation automatique des images et faculté à se souvenir d'une scène. Baptisé Déjà Vu, leur prototype repose donc sur la capacité à reconnaître immédiatement une image déjà vue au milieu d'une série. Le taux de mémorisation passerait ainsi de 70 à 90%. Concrètement, l'utilisateur clique sur la page d'identification d'un site ou la page d'accès d'un poste client. Grâce à un script, Déjà Vu fera défiler des images fractales créées aléatoirement à partir de l'image qui a été choisie comme mot de passe par l'utilisateur. Ce dernier devra, par la suite, rechercher ladite image et cliquer dessus pour s'identifier. Pour pallier aux tentatives de piratage, les chercheurs ont mis au point une série de contre-mesures, équivalant en terme de sécurité à un mot de passe de quatre signes. Cette technique a séduit l'armée américaine et le milieu bancaire, lequel espère ainsi limiter le recours au support technique dans les cas d'oubli de code de carte bancaire.

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Voici un sujet qui fait décidément couler beaucoup d'encre, et pas seulement électronique : l'arobase.
Rappel :
"VOCABULAIRE : Si l'origine du @ est encore mal connue, la manière de le prononcer ou de le désigner est loin d'être uniformisée : en Angleterre, le @ est appelé "commercial a" (a commercial), encore prononcé "at" (chez); en Suède, "elephant's ear" (oreille d'éléphant) ; en italien "chiocciola" (escargot); en Finlande "miukumauku" ou "cat's tail" (miaulement de chat); en Israël, on le nomme encore "strudel" (un gâteau à la forme enrobée). En France, on le prononce généralement "arobase", sous l'influence vraisemblablement du terme espagnol "arroba", une unité de mesure utilisée dans le commerce du vin."
La précision d'Olivier Costil :
"A propos de l'origine du mot arobase, il me semble avoir lu dans un dictionnaire (mais lequel ?) qu'il s'agit d'un terme d'imprimerie issu de la contraction de ";a rond bas de casse" signifiant tout simplement "à"..."
M. VERLAC me signale, en tant qu'ancien de l'imprimerie, que ce nom est connu depuis des lustres. Et il a raison. En effet, il semblerait qu'au Moyen Âge, des moines copistes l'aurait utilisé pour la première fois comme contraction de l'adverbe latin "ad" signifiant "vers" ou "à". C'est Ray Tomlinson qui sortit l'"@" de l'oubli en 1972. Cet informaticien, inventeur d'un logiciel de messagerie électronique, cherchait, pour jouer le rôle de séparateur dans une adresse e-mail, un caractère absent de tous les alphabets traditionnels.
Continuons notre visite de l'Europe par la Hongrie où il est appelé "kubac" (ver de terre) et en Allemagne où on le surnomme "Klammeraffe" (queue de singe).

Rectificatif :
Le mois dernier vous lisiez ceci :
VACANCES : C'est fait, la grisaille est revenue sur l'hémisphère nord. Offrons-nous une évasion au soleil. Située au cœur des petites Antilles, la Martinique est surnommée Madinina, l'île aux fleurs. C'est un pays de traditions et de culture dont les habitants, d'une légendaire hospitalité, vous réserveront le meilleur accueil. Sur la commune des Trois Ilets, Anse Mitan, Anse à l'Âne et Pointe du Bout, haut lieu du tourisme, Vacances Alizés vous propose un large choix de villas, d'appartements et de bungalows.
Malheureusement, l'adresse était erronée. Toutes mes excuses !

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Dernière mise à jour de cette page le 09/12/2005.
 
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