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0Faute News !
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ainsi que les tendances du Net et de la société.
0Faute News Les
archives 2002 Mai 2002
LES NOUVEAUTÉS DE 0FAUTE
Conseils de lecture
0Faute Design
De nouveaux fils d'informations vous attendent
sur la page qui leur est consacrée ainsi que des conseils pour
la rédaction d'un communiqué
de presse.
0Faute Surf
0Faute vous apporte de nouvelles précisions sur l'utilisation des
outils de recherche.
BRÈVES ET TENDANCES
- RECHERCHE : Le site Cape Science propose une application
originale : la possibilité d'interroger Google par e-mail.
Il suffit d'envoyer un message à l'adresse google@capeclear.com
avec comme sujet la requête désirée. Vous recevez
le résultat par e-mail quelques instants plus tard.
Cape Science : http://capescience.capeclear.com/google/
- SURF : Dédiée à l'exploration par
l'homme des grands fonds marins, la Cité de la Mer à
Cherbourg vous entraîne dans un monde féerique et rafraîchissant.
Vous pourrez y réaliser d'extraordinaires ballades virtuelles
dans le monde du silence, plonger dans les abysses insondables et
découvrir l'épopée des sous-marins en visitant
le Redoutable. Vous vous plongerez avec délices dans cet océan
de connaissances qui recèle de multiples informations sur l'océanographie
et l'ensemble des disciplines scientifiques impliquées dans
l'exploration et l'exploitation du monde sous-marin.
La Cité de la Mer : http://www.cite-de-la-mer.com
Fruit de la collaboration entre une conteuse, Maryèle REYJASSE,
et l'agence nantaise de création de contenus WEBdesign FACTORY,
Au pays des escarmots est un conte interactif créé
pour les enfants de 4 à 6 ans. Dans la forêt, un petit
escarmot ne supporte plus sa coquille : l'internaute peut l'emmener
dans plusieurs univers, qui lui feront prendre conscience de sa
différence et, finalement, de l'utilité de sa carapace.
Au Pays des escarmots : http://www.versunmondemeilleur.com/conte/default.htm
- GRATUIT : Vous rêvez de passer à l'ADSL
mais c'est trop cher pour vous. Voici une solution, pleine de contraintes,
mais qui a l'avantage d'être gratuite, y compris la fourniture
du modem. ADSLgratuit.com est financé par la publicité
et se réserve le droit de transmettre les informations personnelles
des abonnés à des sociétés commerciales
afin de mieux cibler les bandeaux publicitaires qui apparaîtront
à l'écran. Les utilisateurs s'engagent par ailleurs
à maintenir régulièrement ces données
à jour, à cliquer sur les bandeaux publicitaires au
moins dix fois par semaine et à répondre aux sondages
envoyés par mail.
Il y aura encore une suite bureautique gratuite pour concurrencer
celle de Microsoft. Jusqu'à présent, c'était
StarOffice qui tenait ce rôle, avant que Sun ne décide
de changer sa politique commerciale et de faire payer la version
6.0. Désormais, il faudra donc compter sur OpenOffice, dont
la version 1.0 est disponible gratuitement et dans vingt-cinq langues.
Elle a été développée en open source
par la communauté de programmeurs OpenOffice.org, largement
sponsorisée par Sun.
OpenOffice et StarOffice 6.0 ont des racines communes. Les deux
programmes partagent le même code source, issu de StarOffice
5.2 et offrent les mêmes fonctions. Ils rassemblent les principaux
logiciels de bureautique (traitement de texte, tableur...) et fonctionnent
avec les systèmes d'exploitation Windows, Linux et Solaris.
Une version pour MacOs serait également en cours de développement.
OpenOffice : http://www.openoffice.org/
- MOBILE : Difficile de faire payer un forfait de communication
aux personnes sourdes et malentendantes. Pourtant, c'est pour elles
le seul moyen d'accéder aux SMS. Orange a donc décidé
de lancer le forfait Motamo. Pour 15 euros par mois, les abonnés
ont accès à 200 SMS et à un suivi de consommation
par SMS.
- MUSIQUE : Parfois, la gratuité peut servir le
commerce. C'est ce qui ressort d'une surprenante étude de la
firme de recherche américaine Jupiter Media Metrix. Cette étude
vient contredire l'idée établie, et largement diffusée
par les Majors, selon laquelle les échanges de musique sur
le net nuiraient aux ventes de CD. Alors que l'industrie du disque
est actuellement en guerre contre les floraisons de systèmes
d'échange de musique en Peer to Peer, après avoir provoqué
la mort de Napster en 2001, l'Institut d'études indique que
34% de ceux qui échangent gratuitement sur Internet des
fichiers musicaux - souvent piratés - sur des systèmes
tels que Morpheus, KaZaa ou autres Audiogalaxy ont augmenté
leur achats de musique depuis qu'ils utilisent des logiciels d'échange,
tandis que la moitié d'entre eux n'ont pas changé leurs
habitudes d'achat de musique. 15% seulement admettent dépenser
moins. Aux éditeurs de musique, qui considèrent que
le piratage sur la toile est partiellement responsable de la baisse
de 5% des ventes enregistrée l'année passée,
l'étude rétorque que les connexions haut débit
ou les graveurs de CD n'influent pas sur les dépenses des consommateurs.
Les internautes "peer-to-peer" ont tendance à être
des mordus de musique qui dépensent déjà plus
que la moyenne. Plutôt que de fermer ces services, les labels
devraient courtiser leurs fans. Rappelons que les Big Five du disque
ont opté pour le lancement de plates-formes payantes de musique
donnant un accès restreint à leurs catalogues (PressPlay
et MusicNet) dont les premiers résultats sont plus que décevants.
Morpheus détourne le trafic destiné à Amazon
et eBay et vole les commissions de leurs affiliés en injectant
dans l'URL des navigateurs d'internautes non avertis des identifiants
qui lui permettent de toucher des commissions. En outre, ce bout
de code permet à Morpheus de substituer son propre identifiant
d'affilié à celui des affiliés légitimes,
lorsque les internautes passent du site affilié au site affilieur.
Morpheus se serait ainsi affilié à différents
programmes, tels que que eBay ou Amazon, mais aussi à des
plateformes d'affiliation comme Linkshare, BeFree et Commission
Junction.
A la fin du mois de mars 2002, des internautes se sont aperçus
que lorsqu'ils cherchaient à se connecter à des sites
comme amazon.com, ebay.com ou toysrus.com, ils se retrouvaient bien
sur le site désiré, mais que l'URL comportait un identifiant
d'affilié. Cela signifie que les achats qu'ils allaient faire
allaient générer des commissions pour un affilié
à amazon.com, alors que ces internautes n'étaient
passés par aucun site d'affilié. Il y avait donc quelque
chose qui injectait dans la barre d'adresse de leur navigateur des
identifiants d'affiliés. Parallèlement, des webmasters
eux-mêmes affiliés à Amazon ont enregistré
une chute brutale des ventes. Ils ont découvert que lorsqu'un
internaute passait de leur site affilié à Amazon,
l'identifiant de tracking n'était plus le leur, mais celui
d'un autre affilié ! En fait, ces internautes ont en commun
le fait d'avoir téléchargé une version du logiciel
P2P Morpheus. Ce logiciel installe sur l'ordinateur de ses utilisateurs
de multiples petits logiciels publicitaires. L'un d'entre eux récrit
l'URL du navigateur, y injecte l'identifiant d'affilié de
Morpheus, et vous redirige vers le site désiré. Cette
redirection a lieu même si vous n'êtes pas en train
d'utiliser Morpheus. Elle concerne les utilisateurs d'Internet Explorer.
Il semble que Kazaa possède également ce type de logiciel.
- PIRATES : Une nouvelle faille de sécurité
touche, une fois de plus, Internet Explorer. Celle-ci ne manque pas
d'originalité puisqu'elle dépend du bouton "Précédent"
du navigateur de Microsoft qui "oublie" les paramètres
de sécurité. Faut-il pour autant bannir le retour en
arrière lors d'une session de surf ? On attend le correctif.
Cliquer sur le bouton "Précédent" de la barre
de navigation d'Internet Explorer (5.0, 5.5 et 6.0) peut se révéler
dangereux pour la santé de l'ordinateur. Cette manuvre
revient tout simplement à ouvrir grand la porte aux attaques
et autres codes malicieux. Il s'avère que les paramètres
de sécurité définis dans la zone Internet d'IE
sont "oubliés" lorsque l'on actionne le bouton "Précédent".
Ce n'est pas tant l'action de revenir sur la page précédente
qui pose visiblement problème mais une faille de conception
du navigateur. Quand celui-ci ne trouve pas la page demandée,
il affiche le classique message d'erreur indiquant que "La page
ne peut pas être affichée", référencée
erreur 404 par le W3C. Or, cette page d'erreur opère dans la
zone "Intranet Local" laquelle autorise l'exécution
de script. Ainsi, n'importe quel code inséré dans la
page Web visitée peut s'activer au moment du retour en arrière.
Le système le laissera passer les yeux fermés. Andreas
Sandblad, un étudiant suédois en informatique, est à
l'origine de la découverte de la faille... en novembre 2001.
Ses avertissements successifs à Microsoft sont restés
vains. Jusqu'en février 2002 où Microsoft lui aurait
répondu que, pour exploiter la faille, il fallait que l'auteur
malveillant "oblige" l'internaute à faire un retour
en arrière, ce qui ne constituerait pas un scénario
à risque pour les utilisateurs qui se servent correctement
de leur navigateur. Ces derniers seront heureux d'apprendre que l'usage
du bouton "Précédent" n'est pas un réflexe
normal lorsque l'on tombe sur une page "Erreur 404". Face
à une telle attitude qui frise le mépris, on comprend
pourquoi Andreas Sandblad a finalement publié sa découverte
sans attendre que l'éditeur de Windows daigne sortir un correctif.
- COMMUNICATION : Selon la dernière étude
publiée par l'OPA (Online Publishers Association), l'efficacité
des campagnes télévisuelles serait accrue par la présence
dans le média planning d'un volet Internet. Le taux de mémorisation
d'un spot télé, après une seule visualisation,
passerait ainsi de 23% pour les consommateurs n'ayant été
exposés qu'à la pub télé à 32%
pour ceux ayant été exposés à la fois
à la publicité télé et à celle
sur Internet.
- EMPLOI : Après l'époque des business angels,
voici venu le temps d'Educangels, qui veut inciter les entreprises
à financer les études de leurs futurs salariés.
La jeune société propose aux étudiants qui entament
une formation supérieure de leur trouver à la fois un
futur employeur mais aussi un parrain susceptible d'assurer le financement
de leur formation.
Le processus est simple : Educangels entre en contact avec de
grands groupes qui recrutent très régulièrement
des étudiants de formations Bac+3 à Bac+5. Elle leur
propose un vivier d'étudiants dans lequel ces sociétés
peuvent choisir leurs futurs salariés. L'étudiant s'engage
à rembourser sans intérêts la somme allouée
par l'entreprise et il s'engage également à travailler
au sein de la société. Sur le plan pratique, lorsqu'un
élève ingénieur, par exemple, est choisi par
une entreprise à son entrée dans l'école, cette
dernière lui propose un budget annuel pour ses études
ainsi qu'un futur poste avec une fourchette de rémunération.
Les deux parties conviennent ensuite d'un pourcentage minimum du salaire
qui sera affecté chaque mois au remboursement. Pour l'étudiant,
cette solution originale constitue une alternative au financement
bancaire, utilisé par 80.000 étudiants chaque année.
Pour l'entreprise, elle permet d'anticiper des recrutements à
l'horizon de trois à cinq ans. Une grande entreprise peut ainsi
commencer à travailler sur des recrutements futurs pour 2004-2007,
période où risquent d'intervenir les premières
pénuries dans le recrutement de cadres. L'ensemble des coûts
de la mission d'Educangels est assumé par l'entreprise. L'étudiant
qui souhaite déposer une demande de parrainage acquitte lui
23 euros de frais de dossiers. L'objectif est de drainer 1.500 dossiers
d'étudiants candidats cette année pour aboutir au financement
de la formation de 200 étudiants.
Educangels : http://www.educangels.com/
- ENVIRONNEMENT : Des étudiantes de Tampere (au
sud de la Finlande) ont décidé de ne pas faire d'enfants
tant que le projet de construction d'un nouveau réacteur nucléaire
ne serait pas abandonné. Leur grève de la procréation
se poursuivra au moins dans les quatre années à venir
si le parlement entérine le projet.
- SOCIAL : Un jour de grève et les voilà
dehors pendant deux mois. Les salariés de Radio Canada ne réclamaient
à l'origine que l'embauche des précaires et l'arrêt
des discriminations, sexistes (à compétences et postes
égaux, les femmes sont en moyenne payées 17% de
moins que leurs confrères masculins) mais aussi linguistes
(mieux vaut être anglophone que francophone). 1400 syndiqués
battent le pavé et débattent sur le Net. Un conflit
qui nous montre la possibilité d'un syndicat d'être présent,
en action et en soutien, par le biais d'un groupe de discussion sur
Internet. Ce que l'on y lit dépasse largement les maigres possibilités
des syndicats français qui ont encore du mal à se sortir
de la lutte des classes. De là à faire des propositions...
Et les propositions ne manquent pas. Comment une chaîne publique
peut-elle décider de sacrifier autant d'envie de bien faire ?
Comment un organisme public dans un pays qui met en avant son bilinguisme
peut-il privilégier à ce point les anglophones au détriment
des francophones ? Comment se fait-il que les gouvernements francophones
de la planète ne s'inquiètent pas d'un recul possible
de notre culture commune ?
On lit dans Le Devoir : "Comment un sentiment d'appartenance
à une entreprise ou à des valeurs de service public
peut-il se développer dans un contexte d'instabilité
institutionnalisée ? Il nous apparaît que la précarité
imposée au nom des forces du marché condamne un trop
grand nombre d'employés à jouer un rôle d'exécutants
sans aucune prise sur la finalité de leur travail. Le développement
d'une expertise professionnelle devient impossible, ce qui entraîne
fatalement une dégradation des services."
J'y ai lu quelques fois des commentaires élogieux sur la télévision
publique française. Réputation erronée, il me
semble. Et pourtant, c'est celle que je regarde en priorité
(même chose pour la radio). Mais le constat est le même.
Priorité donnée à l'audience, une partie du budget
provient de la publicité alors bonjour les émissions
racoleuses dont la production (et les bénéfices) est
confiée au privé.
Un conflit à suivre en direct (ou presque) sur le site de Jean
Hughes Roy, journaliste à Montréal, "Le Blogue-Out/Portrait
d'un cadenas" ainsi que, pour ne manquer aucun point de vue,
sur celui de Radio Canada (site fermé depuis la fin du conflit).
Et bien sûr sur le groupe de discussion avec parfois, pour les
non québécois, des problèmes de langue que quelques
dictionnaires et lexiques contourneront facilement.
Portrait d'un cadenas s'est rapidement imposé comme "la"
référence qui permettait de prendre le pouls du conflit.
Jean-Hugues Roy a publié des lettres de personnalités,
de nombreux courriels de citoyens ordinaires qui comparaient leur
situation d'employés précaires à celle des "radiocanadiens",
a décrit la rage, la colère des syndiqués, le
désarroi de certains cadres de Radio Canada. Il s'agissait
d'une initiative purement personnelle et certains responsables syndicaux
n'appréciaient pas tellement qu'un membre syndiqué étale
sur la place publique les contradictions de son propre groupe.
Le conflit à la SRC est probablement le premier grand conflit
au Québec à être autant marqué par Internet.
Cela tient sûrement au fait que ce conflit mettait aux prises
des gens de communication qui étaient incapables de rester
à ne rien faire. D'autres journalistes en lock-out ont ouvert
des sites Internet. Le syndicat lui-même a lancé une
radio diffusée sur le Web. Un groupe de discussion a été
ouvert sur Yahoo pour permettre aux syndiqués de s'exprimer.
Devant cette véritable explosion, la direction de la SRC a
été obligée, avec au moins deux semaines de retard
sur le syndicat, de lancer son propre site Internet pour tenter de
se faire entendre.
Inscription au groupe de discussion : http://iquebec.ifrance.com/scrc/
Edito de Laurent Laplante dans les Chroniques de Cybérie :
http://www.cyberie.qc.ca/dixit/20020502.html
Dictionnaire Franco-Québécois : http://site.ifrance.com/hibouq/Dictionnaire/Francoquebecois/francoquebecois.html
Lexique québécois : http://www.angelfire.com/pq/lexique/lexique.html
Lexique des expressions québécoises : http://www.educatic.qc.ca/quebec-france/lexique/lexique-quebec.htm
Le Devoir : http://www.ledevoir.com/
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Dernière mise à jour de cette page le 28/03/2006.
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