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Georges Simenon  Bibliographie

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1931 :  retour
 Monsieur Gallet, décédé (M) "La toute première prise de contact entre le commissaire Maigret et le mort, avec qui il allait vivre des semaines durant dans la plus déroutante des intimités, eut lieu le 27 Juin 1930 en des circonstances à la fois banales, pénibles et inoubliables. Inoubliables surtout parce que, depuis une semaine, la Police Judiciaire recevait note sur note annonçant le passage à Paris du roi d'Espagne pour le 27 et rappelant les mesures à prendre en pareil cas. Or, le directeur de la P.J. était à Prague, où il assistait à un congrès de police scientifique. Le sous-directeur avait été appelé dans sa villa de la côte normande par la maladie d'un de ses gosses..."
"Dans un hôtel de Sancerre où il était connu sous le nom de M. Clément, Émile Gallet, domicilié à Saint-Frageau, a été tué d'une balle au visage suivie d'un coup de poignard dans le cœur, alors que sa femme le croyait à Rouen, en train d'exercer son métier de représentant de commerce. Maigret commence son enquête et découvre que le jour du crime, Gallet à eu une altercation avec Tiburce de Saint-Hilaire, châtelain voisin de l'hôtel, et une autre avec son fils Henri, venu par hasard dans la région où sa maîtresse, Éléonore Boursang, était en vacances. Il apparaît rapidement qu'aucun de ces trois personnages n'a pu commettre le crime. En réalité, Gallet n'était plus représentant de commerce depuis dix-huit ans. Il vivait d'escroquerie en extorquant de l'argent aux légitimistes souhaitant le rétablissement des Bourbons sur le trône de France. Avec cet argent volé, Gallet, malade, avait contacté une assurance-vie en faveur de sa femme. Or, depuis trois ans, un certain M. Jacob avait découvert le jeu de Gallet et le faisait chanter. En fait, Jacob était l'homme de paille de Henri Gallet et de sa maîtresse qui soutiraient régulièrement de l'argent à l'escroc. Peu avant le crime, Jacob avait réclamé 20.000 francs à Gallet, lequel était allé supplier Saint-Hilaire de les lui donner. il ne les a pas obtenu et, désespéré, a camouflé son suicide en crimepour que sa femme puisse toucher la prime d'assurance-vie. Les rapports entre Gallet et Saint-Hilaire restant peu clairs, Maigret pousse plus loin ses investigations et découvre un fait capital qu'il gardera secret pour la tranquilité des principaux intéressés : Tiburce de Saint-Hilaire n'est autre que le véritable Gallet et Émile Gallet, alias Clément, est le dernier descendant des Saint-Hilaire qui, après une enfance malheureuse, une jeunesse faite de restrictions, a vendu son nom à Gallet qui revenait d'Indochine où il avait appris que Saint-Hilaire devait recevoir prochainement un héritage important. Pau après, le faux Saint-Hilaire a touché une fortune colossale et le faux Gallet, frustré, lui a sans cesse réclamé de l'argent."

Le pendu de Saint Pholien Le pendu de Saint-Pholien (M). Un film tourné à Lille en Janvier 1980 et réunissant Jean Richard, Xavier Gélin et Michel Blanc en a été tiré.
"L'homme, d'apparence misérable, s'était tué dans une chambre d'hôtel de Brême, et Maigret, qui le suivait, avait l'impression d'avoir précipité ce suicide. Tout était irréel dans cette affaire. Que signifiaient ces liasses de billets inutilisés, ce paquet de vieux vêtements sanglants, ces innombrables croquis de pendus ? Que s'était-il passé à Liège, un 15 février, dix ans plus tôt ? Dans l'entourage du mort, le commissaire enquêtait un peu comme un somnambule. Allait-il découvrir des anarchistes, des faux-monnayeurs, un gang international, ou, tout simplement, une bande de gamins ?"

Parce que le commissaire Maigret a subtilisé sa valise à un voyageur rencontré par hasard et qui lui avait paru suspect, celui-ci se tue d'un coup de revolver dans la bouche. Profondément bouleversé par les conséquences de son geste, Maigret va partir sur les traces de cet homme mort par sa faute. Il trouvera dans sa valise les rêves enfouis d'un groupe d'amis et des lambeaux de leur jeunesse tragi-comique, telle qu'elle s'est déroulée à Liège autrefois.
Dans ce roman, Simenon entraîne son commissaire dans sa ville natale de Liège. Le pendu de cet ouvrage, Émile Klein n'est pas sans rappeler le dessinateur Joseph Jean Kleine qui s'était donné la mort en se pendant à la porte de l'église de Saint-Pholien en 1922.
« Si l'âme de Liège est à Saint-Lambert, son cœur bat en Outremeuse, dans le vieux quartier du "Dju-d'là" là où l'on parle encore wallon le mieux, à l'ombre de l'église Saint-Pholien et de la Caque qui a abrité la jeunesse de Simenon. Le 15 août, la fête de la Vierge y est une attraction nationale. La population d'Outremeuse, éprise de liberté, incarne la résistance des petits contre les grands de ce monde.» (François-Xavier Nève)

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Le charretier de La Providence  Le charretier de "la Providence" (M). "Elle aimait les bijoux, les lumières, le luxe. C'est étranglée sur la paille d'une écurie, près d'une écluse du canal, à la hauteur d'Épernay, qu'on la retrouvée. Non loin de là, dans un paysage brumeux et imprécis, un yatch anglais allait plus vite que les lourdes péniches tirées par des chevaux. Sur un vélo d'emprunt, Maigret pédalait patiemment sur le chemin de halage. C'était encore la meilleure façon d'observer ce monde opaque et silencieux de la batellerie. Ce crime lui paraissait inexplicable. Était-il dans un roman de mœurs ou devant une affaire sordide ? Maigret doit enquêter sur le meurtre d'une femme à l'écluse 14 de Dizy. Il fait la connaissance du curieux équipage du yacht "Southern Cross", dont le propriétaire, Sir Lampson, mari de la victime, et Willy, amant de celle-ci, attirent ses soupçons. Pourtant, certains détails relevés à l'autopsie du corps de Mary lancent Maigret sur la piste de la "Providence", péniche dont le charretier Jean, homme solitaire et taciturne, retient son attention. Trois jours après le début de l'enquête, Willy est à son tour assassiné. Des indices (notamment un insigne trouvé à l'endroit du crime) font penser que le coupable est Lampson, mais, faute de preuves, Maigret erre, jusqu'au moment où il apprend qu'un vélo a été utilisé la nuit du crime. Peut-être s'agit-il de Jean... Celui-ci, justement, comme s'il se sentait soupçonné, tente de se suicider et se blesse grièvement. L'affaire s'éclaire : Jean Darchambaux, ancien médecin, a probablement tué jadis sa riche tante pour satisfaire le goût de luxe de sa femme, mais l'affaire a mal tourné et il a été condamné à quinze ans de bagne. Malgré ses promesses, Mary, ou plutôt la future Mary a refusé de suivre Jean à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) où il devait purger sa peine. Désespéré, Jean s'est aigri, ses facultés intellectuelles se sont atrophiées. Devenu, après sa libération, charretier de la "Providence", il a retrouvé sa femme par hasard, l'a tuée et a du en outre tuer Willy qui l'avait surpris en train de roder autour du yacht où il cherchait à brouiller les pistes. Sur cette péniche où il avait réussi à se créer un petit univers bien à lui, Jean meurt des suites de ses blessures, parmi ses chevaux, et entouré de l'affection presque maternelle d'Hortense Canelle et de la compréhension émue de Maigret". Acheter ce livre
Le chien jaune  Le chien jaune (M) Une nouvelle du recueil "Les Treize Énigmes" porte le titre "Le chien jaune" mais n'a aucun rapport avec le roman. "Vendredi 7 Novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai de l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'hôtel de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées... Personne ne savait d'où sortait cette affreuse bête errante, haute sur pattes, très maigre, d'un jaune sale, qui apparaissait toujours sur les lieux d'un nouveau crime. Concarneau avait peur. Un petit groupe de notables surtout, dont la vie semblait menacée par une série d'attentats mystérieusement orchestrés. Dans la salle du café de l'Amiral, Maigret attendait, questionnait, tendait ses pièges, tirait sur sa pipe. À sa manière, il semblait peser les âmes, celles des puissants et des bourgeois, celles des humbles et des vagabonds. "Je ne crois rien", disait-il à son habitude, mais il n'était pas difficile de deviner où allait sa sympathie.
Un des romans les mieux construits de la première période où Maigret imposa son personnage sous la plume féconde de son historiographe." Acheter ce livre
Pietr le letton  Pietr-le-Letton (M) "Le commissaire Maigret, de la 1ère Brigade mobile, leva la tête, eut l'impression que le ronflement du poële de font(e planté au milieu de son bureau, et relié au plafond par un gros tuyau noir faiblissait. Il repoussa le télégramme, se leva pesamment, règla la clef et jeta trois pelletées de charbon dans le foyer.
Après quoi, debout, le dos au feu, il bourra une pipe, tirailla son faux col, qui, quoique très bas, le gênait.
Il regarda sa montre, qui marquait quatre heures. Son veston pendait à un crochet planté derrière la porte.
Il évolua lentement vers son bureau, relut le télégramme et traduisit à mi-voix :
Commission internationale de Police criminelle à Sureté Générale, Paris : Police Cracovie signale passage et départ pour Brême de Pietr-le-Letton.
Au cours de l'été 1929, Simenon, qui naviguait en mer du Nord, est obligé de s'arrêter pour réparer dans un petit port hollandais. En attendant, il s'installe dans une péniche abandonnée. "Cette péniche où j'installai une grande caisse pour ma machine à écrire, une caisse moins importante pour mon derrière, allait devenir le berceau de Maigret. Allais-je écrire un roman populaire comme les autres ? Une heure après, je commençais à voir se dessiner la masse puissante et impassible d'un monsieur qui, me sembla-t-il, ferait un commissaire acceptable. Pendant le reste de la journée, j'ajoutais quelques accessoires : une pipe, un chapeau melon, un épais pardessus à col de velours. Et je lui accordai, pour son bureau, un vieux poêle de fonte". Le lecteur qui ouvre pour la première fois l'inquiétant "Pietr le Letton", ne se doute peut-être pas qu'il va assister à un événement considérable : la naissance de Maigret." "Pietr le Letton arrive à Paris. Nul doute qu'il est là pour réaliser une des colossales escroqueries dont il est coutumier. Le commissaire Maigret, qui a reçu son signalement, le repère à son arrivée en Gare du Nord. Il s'apprête à le filer losqu'un employé du train l'entraîne vers un compartiment où gît le cadavre d'un homme, parfait sosie du Letton. Mais est-ce bien lui ? Pour en être sûr, le policier retrouve la trace du premier voyageur dans un hôtel parisien. Le soi-disant Letton y a rencontré un comparse avec lequel il a disparu. La piste semble coupée jusqu'au moment ou Maigret trouve un indice qui le mène à Fécamp. La traque continue mais les choses se gâtent lorsqu'on tente de tuer le commissaire. Maigret se mouille littéralement au sens propre comme au sens figuré. Il reste en planque sous la pluie, trempé... il capture le criminel et se bat dans l'eau sur la plage... il échappe même de peu à une tentative de meurtre : blessé à l'épaule, nous assistons au vacillement physique et moral du géant après le meurtre d'un de ses inspecteurs : Torrence.

Eh oui ! Le brave inspecteur que les séries mettent en scène à tour de bras meurt en fait sous la plume de Simenon dès le premier roman !
Conçu le premier, cet ouvrage parut en cinquième position après "Monsieur gallet décédé". Cinq éditeurs, exactement, ont refusé de s'y intéresser parce que le sujet était policier.  Acheter ce livre
La nuit du carrefour  La nuit du carrefour (M) "Quand Maigret, avec un soupir de lassitude, écarta la chaisse du bureau auquel il était accoudé, il y avait exactement dix-sept heures que durait l'interrogatoire de Carl Andersen.
On avait vu tour à tour, par les fenêtres sans rideaux, la foule des midinettes et des employés prendre d'assaut, à l'heure de midi, les crèmeries de la place Saint-Michel, puis l'animation faiblir, la ruées de six heures vers les métros et les gares, la flanerie de l'apéritif !
La Seine s'était enveloppée de buée. Un dernier remorqueur était passé, avec feux verts et rouges, traînant trois péniches. Dernier autobus. Dernier métro. Le cinéma dont on fermait les grilles après avoir rentré les panneaux-réclames...
Au carrefour des Trois Veuves, sur la route d'Arpajon, dans le fracas des camions de légumes qui remontent vers Paris, trois maisons se font face. La villa d'un assureur et un garage aux étranges activités entourent le domaine d'un couple d'aristocrates danois. Un décor presque théâtral aux yeux de Maigret, où tous les personnages jouent leur rôle avec un peu trop d'application. C'est là que le commissaire va passer la nuit la plus dramatique, la plus dangereuse et aussi la plus bouffonne de sa carrière."

Ce roman ténébreux, violent, presque ironique, a inspiré un grand film à Jean Renoir.  Acheter ce livre
Un crime en hollande  Un crime en Hollande (M) "Après une soirée donnée chez les Popinga en l'honneur du professeur Jean Duclos venu faire une conférence à Delfzijl, Conrad Popinga a été tué du coup de revolver. Maigret est envoyé dans la ville afin d'enquêter sur le meurtre. Les suspects ne manquent pas : Duclos lui-même, qui a découvert bien vite l'arme du crime, Beetje Liewens, maîtresse de Conrad, revenue vers la maison des Popinga alors que son amant l'avait reconduite chez elle, l'irascible fermier Liewens, qui avait appris la liaison de sa fille et la désapprouvait, le jeune Cornélius Barens, amoureux de Beetje, Oosting, le vieux marin dont la casquette a été retrouvée dans la salle de bain des Popinga, et enfin, Madame Popinga et sa sœur Any, restées à la maison après le départ des invités. La casquette d'Oosting est l'élément insolite de l'affaire, car Maigret acquiert rapidement la certitude que le marin n'avait aucune raison de tuer Popinga. On lui a donc volé sa casquette pour le faire accuser. Trouver le voleur, c'est donc trouver la clé de l'énigme. Maigret y parvient grâce à une reconstitution minutieuse de la soirée du crime, reconstitution qui lui permet d'éliminer méthodiquement les suspects, sauf Any. La jeune avocate, disgraciée physiquement, repoussée par les hommes, s'était prise de passion pour son beau-frère qui lui préférait manifestement la jolie Beetje. Son amour s'est mué en haine et elle a décider de tuer sans donner prise à la moindre accusation. Any se suicidera avant son jugement. Maigret se demande s'il n'aurait pas dû cacher la vérité, comme il en avait eu un instant l'intention." Acheter ce livre
 Au Rendez-vous des Terre-neuvas (M)  "Octave Fallut, capitaine du chalutier "l'Océan", a été découvert étranglé, dans un bassin du port de Fécamp. Le télégraphiste Le Clinche, que l'on a vu roder aux alentours du bateau, est soupçonné et arrêté. Maigret est informé de l'affaire par un ancien ami, instituteur à Quimper, qui lui demande de prouver l'innocence de Le Clinche. Assez vite, le commissaire découvre la présence d'une femme à bord du bateau lors de la dernière campagne de pêche : pendant trois mois, le capitaine a cache Adèle, sa maîtresse, dans sa cabine. Cette situation a engendré une certaine jalousie mêlée de méfiance entre le capitaine, le chef-mécanicien et le télégraphiste mis au courant de la présence d'une femme à bord, et cela d'autant plus que le jeune Le Clinche est parvenu une seule fois, malgré la vigilance de Fallut, à avoir avec Adèle des relations intimes qui vont l'obséder pendant la suite de la campagne de pêche. Une confrontation entre Le Clinche, Adèle et Gaston Buzier, suspect, lui aussi, aboutit à la mise en liberté de Le Clinche, faute de preuves. Maigret prend alors le jeune homme en charge et le conduit auprès de Marie Léonnec, sa fiancée. À la terrasse de l'hôtel où ils sont réunis, survient Adèle qui essaie, par jalousie de provoquer un scandale. Il en résultera chez Le Clinche une tentative de suicide. L'affaire restant peu claire, Maigret tente de reconstituer l'atmosphère de cette campagne de pêche a bord de "l'Océan", et il en déduit que le drame s'est joué le troisième jour, lors de la mort de Jean-Marie, le nouveau mousse. Interrogé à l'hôpital, Le Clinche révèle enfin la source du drame ; ayant découvert l'existence d'Adèle, le mousse a menacé le capitaine de dévoiler son secret à l'équipage. Dans la lutte qui s'est ensuivie, le capitaine a provoqué la chute de Jean-Marie, qui s'est fracassé le crâne sur un cabestan. Soucieux de maintenir la discipline et sa réputation, Fallut a fait taire le seul témoin, Le Clinche, et a prétendu que le mousse avait été emporté par une lame. À l'arrivée au port, toujours obsédé par le souvenir d'Adèle et pour se venger de "l'exclusivisme" de Fallut, Le Clinche a avoué au père du mousse que celui-ci avait été assassiné par le capitaine. Le père a étranglé ce dernier. En possession de toutes les données, Maigret décide néanmoins de ne pas les divulguer et de classer l'affaire. Et tandis que Mme Maigret tricote et s'ennuie sur la plage de galets, le commissaire affronte cette société farouche et impénétrable des marins. Il essaie de comprendre, malgré la loi du silence. Peu à peu, la vérité émerge, tragique et absurde, lourde de passions et de sensualité. Vraiment, il valait mieux que Mme Maigret reste en dehors de tout ça." Acheter ce livre
La tête d'un homme  La tête d'un homme (M) "Le 7 juillet, à Saint-Cloud, Madame Henderson, riche veuve américaine, et sa femme de chambre ont été assassinées. La police a rapidement arrêté Joseph Heurtin, livreur, qui avait laissé sur le lieu du crime des preuves flagrantes de sa culpabilité. Reconnu saint d'esprit, Heurtin est condamné à mort le 2 octobre. Or, pour Maigret, Heurtin est fou ou innocent. Pour le sauver, le commissaire, sur de lui, obtient des autorités judiciaires qu'une chance d'évasion lui soit offerte. Dans la nuit du 15 au 16 octobre, Heurtin s'évade, et la police le suit. Cette filature aboutit à la Coupole, et Maigret se retrouve plongé dans la faune internationale du carrefour Montparnasse, où il repère particulièrement William Crosby, le neveu de la victime, et Jean Radek, un étudiant tchèque. Quel lien peut-il exister entre Heurtin, Crosby et Radek ? Maigret est surtout intrigué par Radek, qui lui déclare que la police n'a pas l'intelligence suffisante pour résoudre cette énigme. Le problème semble se compliquer lorsque Crosby se suicide. Patiemment, Maigret suit la trace de Radek. Celui-ci apprécie manifestement d'être suivi par le commissaire, et s'ingénie à lui montrer qu'il sait tout. Il se doute que Maigret le croit coupable, mais pense qu'il n'arrivera jamais à le prouver. Mais Radek va trop loin : il essaie de provoquer la mort de la femme de Crosby, et Maigret le prend en flagrant délit. Radek s'effondre et avoue : il avait appris que Crosby souhaitait la mort de sa tante, dont il devait hériter. L'étudiant lui avait proposé, contre récompense, de la supprimer, et Crosby avait accepté. Le Tchèque avait alors ourdi son plan machiavélique en se servant du faible de Heurtin, qu'il avait poussé à cambrioler la maison de Madame Henderson la nuit même il devait la tuer. Radek n'a laissé aucune trace de son passage, Heurtin en a laissé... De plus, le meurtrier s'était arrangé pour que Crosby et Heurtin ignorent son identité. C'est encore lui qui a provoqué le suicide de Crosby en lui laissant croire que la police savait tout. Radek a agi par haine envers la société qui a commis l'injustice de ne pas reconnaître sa brillante intelligence. Il sera exécuté en janvier." Acheter ce livre

 Le Relais d'Alsace "La Schlucht ne comporte que quatre maisons, un poteau indicateur et les restes de l'ancienne borne frontière qui séparait, avant la guerre, la France de l'Allemagne et qui ne marque plus aujourd'hui que la limite de l'Alsace.
Le poteau indicateur annonce que l'altitude est de 1236 mètres, que Gérardmer, à gauche, est à treize kilomètre et Munster, à droite, à vingt-huit. La première maison est un bazar où l'on vend des cartes postales et des souvenirs. En face se dresse le Grand-Hôtel, avec son garage, sa pompe à essence, ses parasols et son portier à casquette galonnée qu'on appelle le pisteur.
Près du bazar, un restaurant où l'on peut à la rigueur obtenir une chambre : Au Relais d'Alsace, tenu par Mr et Mme Keller. À cent mètres, l'Hôtel des Cols, moins luxueux que le Grand-Hôtel, plus bourgeois que le Relais d'Alsace"
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"L'automne venu, on ne se bouscule guère au Grand-Hôtel et au Relais d'Alsace, les deux adresses pour touristes qui meublent le col de la Schlucht. Sauf le dimanche quand le petit peuple de Munster ou de Colmar vient prendre un peu de bon temps autour d'une pinte de bierre ou d'un verre de quetsche. Par temps clair, le panorama est magnifique et la promenade agréable. Le Grand-Hôtel sert de refuge aux époux Van de Laer, de riches hollandais qui détonnent dans ce coin perdu avec leur Packard grand luxe et leur chauffeur stylé. Le Relais d'Alsace, plus modeste, tient plus de la pension de famille. Monsieur Serge y a pris ses quartiers. Plutôt bel homme, de bonnes manières, mais curieux personnage : "C'est au sujet de votre petite note..." ose enfin lui dire Madame Keller, la patronne. On la comprend : au régime pension complète depuis des mois, Monsieur Serge n'a pas encore réglé un franc. On ne le voit guère, parce qu'il passe ses journées à marcher dans la campagne. Le soir, autour du repas, sa compagnie est agréable. Et il fait rire et rougir Gredel et Lena, les deux petites servantes. Mais l'ardoise s'allonge ! "Je vous paierai demain matin..." finit par promettre l'étrange vacancier. Et cette nuit-là, comme par hasard, les Van de Laer sont soulagés de 60.000 francs qu'ils gardaient dans leur chambre. Dépêché sur les lieux, le commissaire Labbé mène l'enquête à pas feutrés. Façon Maigret. Il soupçonne Monsieur Serge. Forcément : tout dans ce curieux personnage lui rappelle le Commodore, un escroc international de haut vol dont il a croisé autrefois la route."
Le Relais d'Alsace est une histoire qui fait mine de mélanger les genres : le policier d'atmosphère et le roman d'aventure.
Dans "Conversations avec Simenon", Francis Lacassin apporte une information singulière sur cet ouvrage : «Pour la petite histoire, révélons que certaines couvertures, bien que signées Lecram, ont été réalisées par le grouillot du photographe officiel, un inconnu nommé Robert Doisneau. C'est le cas du "Relais d'Alsace" qui marque les débuts officiels, quoique clandestins, de ce grand photographe» (p. 15).
 La danseuse du Gai-Moulin (M) "- Qui est-ce ?...
- Je ne sais pas ! C'est la première fois qu'il vient, dit Adèle en exhalant la fumée de sa cigarette. Et elle décroisa paresseusement les jambes, tapota ses cheveux sur les tempes, plongea le regard dans un des miroirs tapissant la salle pour s'assurer que son maquillage n'était pas défait. Elle était assise sur une banquette de velours grenat, en face d'une table supportant trois verres de porto. Elle avait un jeune homme à sa gauche, un jeune homme à droite.
- Vous permettez, mes petits ?...
Elle leur adressa un sourire gentil, confidentiel, se leva et, balançant les hanches, traversa la salle pour s'approcher de la table du nouvel arrivant. Les quatre musiciens du jour, sur un signe du patron, ajoutaient leurs voix à celle des instruments. Un seul couple dansait : une femme attachée à la maison et le danseur professionnel...
Deux jeunes noceurs endettés, un bourgeois désaxé et le fils d'un employé, fréquentent à Liège "Le Gai Moulin", une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. À le fin d'une soirée qu'elle a passé, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin. Ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dansla presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une malle d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un français, également présent au "Gai-Moulin" le soir du meurtre. Ce personnage tombe bientôt, et avec beaucoup de bonne volonté, dans la souricière qu'on lui tend. Révélation de l'inculpé au commissaire Delvigne : il est le commissaire Maigret. Il filait la victime depuis Paris et était descendu au même hôtel que lui. Convaincu que le crime a partie liée avec une puissante organisation internationale, Migret a voulu troubler les coupables en se faisant arrêter... et en transportant le cadavre de l'hotêl, où le crime a eu lieu, jusqu'au jardin public ! Les deux jeunes gens sont relachés. Par d'habiles déductions, Maigret éclaircit le mystère : Grphopoulos faisait partie d'un réseau d'espionnage. Ses chefs avaient voulu tester son sang-froid en lui ordonant de dérober des documents au "Gai-Moulin", couverture d'une cellule de ce même réseau. Dérangé par les deux jeunes cambrioleurs, l'apprenti-espion avait jugé bon de faire le mort. Pour son malheur : en effet, le croyant décédé, Delfosse a entrepris de dévaliser ses bagages, dans sa chambre d'hôtel où il s'est introduit peu après. Surpris par l'arrivé de celui qu'il croyait mort, Delfosse l'a assommé. Une ultime filature permet de confondre tous les coupables : le réseau d'espionnage est démantelé. Tandis que Chabot reprend le droit chemin, Delfosse mourra, trois mois plus tard, d'une maladie du cerveau."

Un roman liégeois dont l´un des personnages fait immanquablement penser à la jeunesse de Simenon.
 La folle d'Itteville.
 Pour venger son père (pseudonyme Christian Brulls).
 Baisers mortels (pseudonyme Jacques Dersonne).
 La double vie (pseudonyme Georges-Martin-georges).
 Les chercheurs de bonheur (pseudonyme Jean Dorsage).
 Pauvre amante ! (pseudonyme Jean du Perry).
 Âme de jeune fille (pseudonyme Gaston Viallis).
 Victime de son fils (pseudonyme Jacques Dersonne).
 L'homme de proie (pseudonyme Georges Sim).
 La maison de la haine (pseudonyme Christian Brulls) : Roman sentimental et d´atmosphère dans lequel on trouve plusieurs personnages d´origine liégeoise comme le marchand de glace avec sa petite charrette jaune. Dans "L´autre univers de Simenon", Michel Lemoine précise que le contrat pour "La maison de la haine" entre Simenon et Fayard est daté du 26 mai 1930. C'est aussi ce jour-là qu'a été signé le contrat de "Pietr-le-letton", premier Maigret officiel et premier roman signé Georges Simenon.
 Les errants (pseudonyme Georges Sim) : «Dans "Les errants", on voit à un moment donné deux policiers qui pourraient bien être Maigret et Torrence, mais que l'auteur ne s'est pas donné la peine de nous présenter, laissant au juge d'instruction le soin de mener l'enquête. » (Maurice Dubourg, maigret et compagnie ou les détectives de l'agence simenon, (Mystère magazine, décembre 1964)
 Marie Mystère (pseudonyme Jean du Perry) : L'un des romans sentimentaux les plus attachants de Simenon. L'intrigue sera reprise et accommodée dans "Les étapes du mensonge" par Jacques Dersonne.
«Peut-être n'avez-vous pas lu non plus "Marie-mystère", de Jean du Perry ? Cette fois, il s'agit des amours excessivement compliquées du comte de Guérec et de son épouse, Monique. Le bonheur serait sans nuage entre ce rude mais loyal marin et cette douce orpheline d'extraction modeste mais honnête si le frère adoptif de Monique, Lucien Desréaux, poussé par l'appât du lucre et l'appétit de sa maîtresse, la sinistre Laure Silva, ne détruisait le ménage du comte en minant la confiance de ce dernier dans la fidélité de son épouse. (...) De plus en plus épatant, comme disait André [Gide].» (Jean-François Josselin, «Simenon ou le mouvement perpétuel», le Nouvel Observateur, 23 mars 1981)
 Katia, acrobate (pseudonyme Georges Sim). "Un attaché d'ambassade à Vienne tombe amoureux d'une acrobate et s'enfuit avec elle. Mais la troupe à laquelle elle appartenait cache une bande de faux monnayeurs internationaux. Une enquête du Brigadier Deffoux."
Très bon roman policier selon Henri Thyssens. Dans "L´autre univers de Simenon", Michel Lemoine précise que "Katia, acrobate" est le plus long et celui dont l'intrigue est la plus touffue, des romans populaires que Simenon a écrits jusque-là.
 La maison des disparus (feuilleton dans "La jeunesse illustrée") (pseudonyme Christian Brulls).
 Le rêve qui meurt (pseudonyme Jean du Perry).
 L'homme à la cigarette (pseudonyme Georges Sim) : «C'est encore Jarry, mais sous un autre nom, que nous trouvons dans "L'homme à la cigarette" : mangeur de verre à Fécamp, viticulteur à Sancerre, espion un peu partout, moitié bandit, moitié détective. Tel est J. K Charles. Dans ce roman, qui est peut-être ce que Simenon a écrit de meilleur dans sa période souterraine, l'auteur a tracé le portrait de l'inspecteur Boucheron, chargé d'arrêter J. K Charles : (...) Car Boucheron, comme Maigret, est un " renifleur ", un intuitif peu porté sur la déduction. " Pensait-il ? Réfléchissait-il ? Pas à proprement parler ! Son cerveau enregistrait ! Les images s'y classaient d'elles-mêmes ". Comme Maigret, Boucheron ne s'embarasse pas de la légalité et nous le voyons crocheter une serrure, perquisitionner sans mandat» (Maurice Dubourg, "Maigret et compagnie ou les détectives de l'agence Simenon", (Mystère magazine, décembre 1964).

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Dernière mise à jour de cette page le 19/03/2006.
 
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