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| Georges Simenon Bibliographie
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1991 1993
1933 : retour
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Les fiançailles de Mr Hire "Un
terrain vague, un crime crapuleux. Plus sordide encore, cette proche banlieue
où triomphent l'ennui et la méchanceté banale des petites
gens. Et l'étrange Monsieur Hire, avec ses manies solitaires et sa sauvagerie,
présente tous les signes extérieurs du coupable idéal. Quel
est le secret de cet homme sans défense qui ne parle à personne
et que chacun évite ? Est-ce Alice, la serveuse du crémier,
qu'il épie depuis la chambre dans le noir ? Un soir la jeune fille
lui fait signe, on dirait qu'elle sait quelque chose..." «Grisé
par les éloges maladroits de certains critiques très prisés
dans les milieux "littéraires" mais qui, au fond n´ont
jamais rien compris à la littérature, Georges Simenon s´est
dit : "Eh bien, après tout pourquoi ne ferais-je pas moi aussi
de la littérature ? Pourquoi n´écrirais-je pas des romans
psychologiques dignes de plaire à M. Paul Bourget comme à M. Carco
au lieu de faire des romans policiers ? " Il ne se doutait pas, le pauvre,
ébloui qu´il était par des prestiges périmés,
qu´il faut beaucoup plus de talent pour écrire un bon roman policier
que pour écrire un quelconque roman psychologique» (Anonyme, les
Primaires, n° 37, juin 1933) Acheter
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Le coup de lune "Avait-il une seule
raison grave de s'inquiéter ? Non. Il ne s'était rien passé
d'anormal. Aucune menace ne pesait sur lui. C'était ridicule de perdre
son sang-froid et il le savait si bien qu'ici encore, au milieu de la fête,
il essayait de réagir.
D'ailleurs, ce n'était pas de l'inquiétude à proprement parler
et il aurait été incapable de dire à qul moment l'avait pris
cette angoisse, ce malaise fait d'un déséquilibre imperceptible.
Paa au moment de quiter l'Europe, en tout cas. Au contraire. Lors de son débarquement
à Libreville, du premier contact avec le Gabon ? Le navire s'était
arrêté en rade, si loin qu'on ne voyait de la terre qu'une ligne
blanche, le sable, surmontée de la ligne sombre de la forêt. Il y
avait de grandes houles grises qui soulevaient la vedette et l'envoyaient heurter
la coque du paquebot.
Parti plein d'enthousiasme pour les colonies, Joseph Timar ressent, dès
son arrivée au Gabon, un malaise indéfinissable qui n'est pas seulement
du à la moiteur accablante du climat. Il s'est installé dans l'unique
hôtel européen du port de Librevillle, tenu par les Renaud et, dès
le premier jour, la plantureuse patronne Adèle, dont le mari agonise lentement,
s'est offerte à lui. Le lendemain, un meurtre a été commis :
la victime est un boy contre lequel la patronne s'est emportée l'autre
soir. Timar l'a même entrevue, courant dans la nuit à sa poursuite.
"On trouvera bien un coupable", a déclaré le Procureur...
Entre-temps, le mari d'Adèle est mort, et celle-ci, après avoir
averti son amant que la factorerie qu'il doit rejoindre est au bord de la faillite,
le persuade d'utiliser l'appui d'un oncle influent pour obtenir une concession
en forêt. Elle a tout prévu et le contrat est bientôt signé.
Ils vont pouvoir s'installer ensemble. Malgré les caresses d'Adèle,
il se sent de plus en plus gagné par le sentiment d'une gigantesque absurdité.
Lorsque Adèle le quitte pour aller témoigner au procès du
jeune Noir accusé du meurtre de son boy, Joseph se lance sur ses traces,
décidé à dénoncer devant le tribunal l'énorme
imposture à laquelle il a assisté. Ne sachant ce qui le pousse à
agir ainsi, il se sent la proie d'un cauchemar. C'est pourtant la vérité
qu'il crie à la face des juges avant de sombrer dans la démence,
victime du "coup de lune", et de répéter, comme un halluciné,
sur le paquebot qui le ramène en Europe : "Ça n'existe
pas, ça n'existe pas !" Roman criminel exotique et subtilement
prenant."
Dans l´univers de simenon, Maurice Piron souligne que «la description
impressionniste de la nature africaine atteint une véritable dimension
fantasmatique». En mai 1934, une hôtelière de Libreville (Gabon),
qui a cru se reconnaître dans l'héroïne du coup de lune, intenta
un procès à Simenon qui avait cité le nom de son établissement :
l'Hôtel Centra. Me Maurice Garçon devait plaider le droit du romancier
à puiser dans la vérité et obtenir gain de cause pour son
client. Acheter
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La maison du canal "Dans le flot des
voyageurs qui coulaient par saccades vers la sortie, elle était la seule
à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête
dressée sous le voile de deuil, elle attendait son tour de tendre son billet
à l'employé, puis elle fit quelques pas.
Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures
du matin et l'obscurité lourde de pluie glacée. Le compartiment
de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé
sous les pieds boueux, cloisons mouillées, dedans et dehors. Des gens aux
vêtements mouillés sommeillaient.
À huit heure, juste à l'arrivée à Hasselt, on éteignait
les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d'attente, les parapluies
perdaient des rigoles d'eau fluide qui sentaient la soie détrempée.
Autour des poëles, des gens se séchaient et ils étaient presque
en noir, comme Edmée. Était-ce un hasard ? Le remarquait-elle
parce qu'elle était en grand deuil ?
Simenon a situé la maison du canal sous les cieux immenses et gris des
Flandres, au bout de ce plat pays qui est le sien, sa terre natale aux champs
mondés et aux canaux tristes où les villageois patinent l'hiver.
Et "ces gens-là", il les connaît et il les aime comme Dieu
aime et connaît ses créatures, avec leur lourde hérédité,
leur solitude et leurs plus secrets instincts. "Qu'est-ce que vous auriez
fait, vous ?" Lorsque l'humble meurtrier, victime prédestinée
de la toute-puissance de son amour, prononce cette phrase de simple révolte,
nous savons avec certitude que nous venons de frôler les abîmes du
cur et de la chair, au plus profond des consciences obscures. Autre certitude :
ce roman est l'un des tout premiers chefs-d'uvre de Simenon."
L´action se déroule à Neeroeteren, le berceau de la famille
maternelle de Georges Simenon. Acheter
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L'écluse N°1 (M) "Était-ce
une noyade accidentelle ? Un attentat ? Sur les quais de Charenton,
parmi les éclusiers et les marins, Maigret était de bonne humeur,
comme on l'est aux premiers soleils d'Avril. Mais aussi la victime lui plaisait.
Cet Émile Ducrau, qui régnait sur un empire de péniches et
le transport fluvial de la Seine, était un personnage énorme de
truculence et de cynisme. Et aussi, apparemment, de franchise. Il était
écrasant, et par bien des traits, il ressemblait au commissaire. Une partie
de bras de fer, au propre comme au figuré, allait s'engager entre ces deux
colosses rusés...
Après une soirée trop arrosée, le vieux Gassin, en regagnant
son bateau, tombe à l'eau et est aussitôt agrippé par un deuxième
homme en passe de se noyer. Ce dernier n'est autre que Ducrau, son patron. On
les repêche et on s'apperçoit que Ducrau a reçu un coup de
couteau dans le dos avant de se retrouver dans le canal. On parvient à
le sauver et il demande l'intervention de la police, ce qui déclenche l'enquête
de Maigret. Ducrau, non sans une secrète satisfaction, lui expose sa vie
de famille : il mène une existence dissolue, sa femme n'est guère
qu'un souillon, son fils Jean, malade et déséquilibré, n'a
pas d'importance à ses yeux, quant à sa fille, qui a épousé
un militaire médiocre, seul l'argent de son père l'intéresse.
Très vite, Maigret remarque Aline, jeune fille étrange et quelque
peu arriérée mentalement. Elle est la mère d'un garçon,
quoique tout le monde à Charenton, pense qu'elle élève ainsi
son jeune frère, fruit d'une aventure quelconque de Gassin. Ducrau n'est
pas le père de l'enfant, comme Maigret le soupçonne d'abord. En
revanche, il est le père d'Aline. Gassin, en fait, a toujours ignoré
l'infidélité de sa femme. Jean se suicide, s'accusant d'avoir voulu
tuer son père. Peu après, c'est Bebert, l'aide-éclusier,
qui est trouvé pendu. Gassin, après s'être saoulé plusieurs
jours, rôde autour de Ducrau, projetant un crime. Le dénouement se
joue à Samois, où Ducrau a invité Maigret dans sa maison
de campagne. Ébranlé par les événements, il avoue
au cours de la soirée que le jour de l'attentat, il s'est battu avec Bébert :
il venait en effet de comprendre que ce dernier était l'amant d'Aline et
le père de l'enfant. Bébert a eu le dessus, mais l'armateur l'a
tué quelques jours plus tard. Jean, de son côté, avait cru,
comme le commissaire, que Ducrau était le père de l'enfant.. Il
avait attribué l'attentat à Aline et s'était tué pour
la sauver en s'accusant. Ducrau fait entrer Gassin, qui le guette au-dehors, pour
tout lui avouer et tenter de se réconcilier avec lui. Mais Gassin essaie
de le tuer, sans y parvenir. Lui aussi, il a fini par comprendre la vérité,
et il ne peut pardonner à Ducrau de l'avoir trompé avec sa femme.
C'est la nuit : tout semble s'appaiser. Le lendemain, pourtant, Gassin est
retrouvé pendu. Quant à Ducrau, Maigret le fait incarcérer.
"
En théorie, la dernière enquête officielle du commissaire
Maigret, lequel est ici à la veille de faire valoir ses droits à
la retraite. Acheter
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L'Âne Rouge. "Un navire qui descendait
la Loire lança deux coups de sirène pour annoncer qu'il évoluait
sur tribord et le cargo qui montait répondit par deux coups lointains qu'il
était d'accord. Au même moment, le marchand de poisson passait dans
la rue en criant et en poussant sa charette qui sautait sur les pavés.
Avant d'ouvrir les yeux, Jean Cholet eut encore une autre sensation : celle
d'un vide ou d'un changement. Ce qui manquait, c'était le crépitement
de la pluie sur le zinc du toit voisin, qui avait accompagné son sommeil
pendant la plus grande partie de la nuit. Maintenant, il y avait du soleil. Il
en avait plein les paupières closes.
Il était tard, au moins huit heures et demie, puisque le marchand de poisson
passait déjà. Cholet ne l'entendait de son lit que quand il était
malade et qu'il n'allait pas au journal.
Il se dressa soudain, ouvrit les yeux. La mémoire lui revenait en partie.
Ce matin-là n'était pas un matin comme les autres et il y aurait
des heures désagréables à passer, en dépit du soleil
oblique qui empourprait les fleurs roses du papier peint. Rien que le geste de
se lever lui donna mal au coeur et, lorsqu'il fut debout sur la carpette, il hésita
à se recoucher tant il avait la tête vide. Il avait été
ivre et il en gardait un mélange de déséquilibre et d'écoeurement,
avec une pointe inattendue d'allégresse.
Nantes, autrefois. Le brouillard enveloppe la ville. Les remorqueurs sifflent
rageusement dans le port. Jean Cholet, chroniqueur débutant à la
"Gazette" locale, n'est plus un adolescent, pas tout à fait un
homme. Il étouffe entre un père malade et une mère qui se
plaint. Pauvres gens ! Pauvres choses ! pense-t-il. Alors, toutes les nuits,
il se rend à "L'Ane rouge", un triste cabaret où l'attend
la morne Lulu au milieu d'un parterre de personnages douteux. Mais suffit-il d'un
peu d'alcool et de quelques femmes faciles pour devenir un voyou ? De s'endetter
dangereusement pour échapper à la médiocrité qui vous
guette avant même d'avoir commencé à vivre ?"
Un Simenon intime et cruel, d'un pessimisme acharné, sans amour et
sans pitié, imprégné d'un érotisme obsédant.
Le lieu de l´action, bien que ce situant à Nantes, ressemble étrangement
à la ville de Liège. La transposition est plus flagrante encore
quand le héros : Jean Cholet, journaliste à la Gazette de Nantes
n´est pas sans rappeler les débuts du jeune Simenon à la Gazette
de Liège. Acheter
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Les
gens d'en face "Les impressions défavorables ressenties par Adil
Bey à son arrivée dans la petite ville populeuse et maussade où
l'appellent ses fonctions de consul se précisent de jour en jour, l'inconfort
de son installation, contacts décevants avec le public et l'administration
soviétiques, méfiance des gens qui l'entourent. Elles se concrétisent
notamment par la curiosité d'un couple qui semble l'épier des fenêtres
d'en face : les Koline, chez qui vit la sœur du mari, Sonia. Celle-ci,
jeune fille d'allure frêle, est la secrétaire d'Adil Bey. Correcte
et ponctuelle dans son travail, elle participe du même monde fermé
auquel se heurte le consul, prisonnier d'une solitude qui lui pèse et dont
la santé s'altère peu à peu : ne serait-on pas en train
de l'empoisonner, comme son prédécesseur ? Cependant, le comportement
de Sonia ne cesse d'intriguer Adil Bey qui tente de se rapprocher de la jeune
fille. Elle lui cédera mais, devenue sa maîtresse, elle ne se livre
pas pour autant. Jusqu'au jour où, le consul devinant que c'est elle qui
a reçu l'ordre de mêler à sa nourriture de l'arsenic, une
scène violente, qui les boulverse tous les deux, finit par les réunir
dans la détermination de quitter le pays ensemble et de se marier. Ce qui,
pour le consul, est un départ régulier devient pour Sonia une fuite
clandestine. Un projet est mis au point avec la complicité du capitaine
d'un navire belge. Mais dans cette ville où la surveillance est trop bien
faite, Sonia ne viendra pas rejoindre Adil Bey : elle a été
exécutée.."
Ce roman est directement inspiré du voyage que Simenon a fait en Union
soviétique au printemps 1933.
«On découvrira l'adaptation très réussie des gens d'en
face, par Fabrice et Louis Gardel, réalisée en 1992 par Jésus
Garay. De ce récit à la progression cauchemardesque - les démêlés
du consul de Turquie, nouvellement installé à Batum, avec le système
stalinien - écrit en 1933, trois ans avant le retour d'URSS de Gide.
L'auteur des "Faux Monnayeurs" notera qu'il s'agit d'une "excellente
et très exacte peinture de l'administration russe". » (Valérie
Cadet, le Monde radio-télévision, 3 septembre 1995)
Le
Haut Mal "Le gamin poussa la porte et annonça, en regardant la
femme de ménage qui, les mains sanglantes, vidait les lapins :
- La vache est morte !
Son vif regard d'écureuil fouillait la cuisine, à la recherche d'un
objet ou d'une idée, de quelque chose à faire, à dire ou
à manger et il se balançait sur une jambe tandis que sa sur,
ronde et frisée comme une poupée, arrivait à son tour.
- Allez jouer, prononça Mme Pontreau avec impatience.
- La vache est morte !
- Je le sais.
- Vous ne pouvez pas le savoir, puisqu'elle vient de mourir.
Mme Pontreau se leva, bouscula le gamin.
- Toi aussi, va jouer, cria-t-elle à la petite fille.
Et elle referma la porte, tandis que, dehors, les gosses cherchaient une occupation.
Jean Nalliers, personnage falot, sans autorité, est trouvé mort
dans une cour de la ferme le "Pré-aux-bœufs" qu'il exploite
avec sa femme Gilberte. C'est sa belle-mère, Mme Pontreau, qui l'a poussé
par une lucarne. Elle s'est ainsi débbarassée d'un gêneur,
car la propriété que le père Nalliers a donnée en
cadeau de mariage à son fils revient pour moitié à Gilberte.
Celle-ci, devenue veuve, retourne à Nieul, dans la maison maternelle où
elle vivra prostrée jusqu'au moment où, apprenant le geste de sa
mère, elle se suicide. Mme Pontreau avait camouflé le crime en accident
consécutif à une crise d'épilepsie, car Jean Nalliers souffrait
du "haut mal". Elle a été dénoncée par un
jeune cambrioleur, ancien ouvrier agricole à la "Pré-aux-bœufs",
qui, pour se tirer d'un mauvais pas, s'était donné comme complice
de Mme Pontreau, à partir d'insinuations recueillies de la femme de ménage,
Mme Naquet, personne étrange et agitée. C'est par le journal que
Viève apprend la charge qui pèse sur se mère, laquelle relève
orgueilleusement le défi, tandis que la jeune fille décide de s'enfuir
avec le garçon qu'elle aime. Elle ne rentrera plus chez elle et partira
pour l'Afrique avec son futur mari. Hermine, au contraire, se replie sur elle-même :
effacée, soumise, confinée dans la maison par l'hostilité
des gens de Nieul, jusqu'à l'arrivée de la Naquet. Celle-ci, qui
n'a jamais rien voulu révéler à la justice, obtient d'être
accueillie au pair dans la maison de Mme Pontreau, pour y partager sa vie, aux
côtés de la fille aînée, désormais prisonnière
des deux femmes en noir."
Ce roman présente la particularité d´avoir été
écrit là où se déroule l´action, à proximité
de La Rochelle. Acheter
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La
fiancée du diable (pseudonyme Georges Sim) : Apparaissent dans ce
roman : un commissaire dénommé Lucas, un directeur de la police
dénommé Bronne, un père atteint d´angine de poitrine.
«Maigret est entouré d'un petit état-major qui s'est étoffé
au cours des années : les inspecteurs Janvier, Lucas, Lognon, Lapointe,
Torrence. Il arrive que l'on retrouve ceux-ci dans des romans où Maigret
ne paraît pas comme "La fiancée du diable", "Les suicidés",
"Le petit docteur" ou "L'énigme de la Marie Galante".
» (Maurice Dubourg, "Maigret et compagnie ou les détectives
de l'agence Simenon", Mystère magazine, décembre 1964)
La
femme rousse (pseudonyme Georges Sim) : Roman policier dit roman reportage.
Le manuscrit de "La femme rousse" fut un des rares de Simenon à
avoir souffert de l'indifférence des éditeurs : de 1929 à
1933. Georges Sim s'éloigne du roman populaire avec pour thème la
sublimation d'un être que son entourage tient pour insignifiant. Le personnage
de Marcel Debonnier découvre solitude, incommunicabilité, lâcheté,
trahison ou l'indifférence de ceux qui pourraient l´aider. Il est
aussi le premier exemple que Simenon donne de l'homme qui passe de l'exaltation
à la dépression. On retrouvera dans "La tête d´un
homme", "L´homme dans la rue" et "Le client le plus
obstiné du monde" ce personnage élégant qui devient
une épave après un séjour prolongé dans la rue. À
ce thème de l'errance initiatique, Simenon donnera des accents bouleversants
dans "L´homme qui regardait passer les trains" et "La fuite
de m. monde". (d´après Repérages, éditions Noces
d´encre)
«Georges Sim a un nom qui ressemble beaucoup à Georges Simenon et
un talent qui ressemble encore plus à l'auteur du chien jaune. Et de plus,
coïncidence étrange, on retrouve dans la femme rousse l´inspecteur
Maigret, disparu depuis un an des romans de Simenon. L´inspecteur Maigret
n´a pas maigri. Il a toujours sa carrure, sa placidité bonhomme,
sa pipe et son flair. Bref, en lisant "La femme rousse", vous aurez
l´impression de lire un roman de Simenon. Et cela pour quarante sous, ça
vaut mieux que de payer six francs pour avoir l´impression de lire du Carco».
(référence aux fiançailles de m. hire). (Anonyme, les Primaires,
n° 37, juin 1933) Acheter
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Le
château des Sables Rouges (pseudonyme Georges Sim). Roman d'aventure.
Deuxième
Bureau (pseudonyme Georges Sim) : Roman d´espionnage dit roman reportage.
Dernier titre de l´auteur paru sous le pseudonyme de Georges Sim. Avec "La
femme 47" il a figuré, sous l'Occupation, sur la liste Otto. Une curiosité
que relève Pierre Assouline dans "Simenon biographie", rappelant
que le rôle du méchant est ici tenu par un Juif : Chalom dit
le Letton.
« L'auteur dépense beaucoup d'ingéniosité pour rendre
sympathiques des espions et des mouchards. Georges Sim a beaucoup de talent -
autant en fait que M. Georges Simenon - mais il lui en faudrait encore bien
davantage pour arriver à blanchir les Russes blancs et à faire oublier
Gorguloff.» (Régis Messac, les Primaires n° 49, janvier 1934)
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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2006.
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