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Georges Simenon  Bibliographie

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1933 :  retour
Les fiançailles de Mr Hire  Les fiançailles de Mr Hire "Un terrain vague, un crime crapuleux. Plus sordide encore, cette proche banlieue où triomphent l'ennui et la méchanceté banale des petites gens. Et l'étrange Monsieur Hire, avec ses manies solitaires et sa sauvagerie, présente tous les signes extérieurs du coupable idéal. Quel est le secret de cet homme sans défense qui ne parle à personne et que chacun évite ? Est-ce Alice, la serveuse du crémier, qu'il épie depuis la chambre dans le noir ? Un soir la jeune fille lui fait signe, on dirait qu'elle sait quelque chose..."
«Grisé par les éloges maladroits de certains critiques très prisés dans les milieux "littéraires" mais qui, au fond n´ont jamais rien compris à la littérature, Georges Simenon s´est dit : "Eh bien, après tout pourquoi ne ferais-je pas moi aussi de la littérature ? Pourquoi n´écrirais-je pas des romans psychologiques dignes de plaire à M. Paul Bourget comme à M. Carco au lieu de faire des romans policiers ? " Il ne se doutait pas, le pauvre, ébloui qu´il était par des prestiges périmés, qu´il faut beaucoup plus de talent pour écrire un bon roman policier que pour écrire un quelconque roman psychologique» (Anonyme, les Primaires, n° 37, juin 1933) Acheter ce livre
Le coup de lune

 Le coup de lune "Avait-il une seule raison grave de s'inquiéter ? Non. Il ne s'était rien passé d'anormal. Aucune menace ne pesait sur lui. C'était ridicule de perdre son sang-froid et il le savait si bien qu'ici encore, au milieu de la fête, il essayait de réagir.
D'ailleurs, ce n'était pas de l'inquiétude à proprement parler et il aurait été incapable de dire à qul moment l'avait pris cette angoisse, ce malaise fait d'un déséquilibre imperceptible.
Paa au moment de quiter l'Europe, en tout cas. Au contraire. Lors de son débarquement à Libreville, du premier contact avec le Gabon ? Le navire s'était arrêté en rade, si loin qu'on ne voyait de la terre qu'une ligne blanche, le sable, surmontée de la ligne sombre de la forêt. Il y avait de grandes houles grises qui soulevaient la vedette et l'envoyaient heurter la coque du paquebot.
Parti plein d'enthousiasme pour les colonies, Joseph Timar ressent, dès son arrivée au Gabon, un malaise indéfinissable qui n'est pas seulement du à la moiteur accablante du climat. Il s'est installé dans l'unique hôtel européen du port de Librevillle, tenu par les Renaud et, dès le premier jour, la plantureuse patronne Adèle, dont le mari agonise lentement, s'est offerte à lui. Le lendemain, un meurtre a été commis : la victime est un boy contre lequel la patronne s'est emportée l'autre soir. Timar l'a même entrevue, courant dans la nuit à sa poursuite. "On trouvera bien un coupable", a déclaré le Procureur... Entre-temps, le mari d'Adèle est mort, et celle-ci, après avoir averti son amant que la factorerie qu'il doit rejoindre est au bord de la faillite, le persuade d'utiliser l'appui d'un oncle influent pour obtenir une concession en forêt. Elle a tout prévu et le contrat est bientôt signé. Ils vont pouvoir s'installer ensemble. Malgré les caresses d'Adèle, il se sent de plus en plus gagné par le sentiment d'une gigantesque absurdité. Lorsque Adèle le quitte pour aller témoigner au procès du jeune Noir accusé du meurtre de son boy, Joseph se lance sur ses traces, décidé à dénoncer devant le tribunal l'énorme imposture à laquelle il a assisté. Ne sachant ce qui le pousse à agir ainsi, il se sent la proie d'un cauchemar. C'est pourtant la vérité qu'il crie à la face des juges avant de sombrer dans la démence, victime du "coup de lune", et de répéter, comme un halluciné, sur le paquebot qui le ramène en Europe : "Ça n'existe pas, ça n'existe pas !" Roman criminel exotique et subtilement prenant."

Dans l´univers de simenon, Maurice Piron souligne que «la description impressionniste de la nature africaine atteint une véritable dimension fantasmatique». En mai 1934, une hôtelière de Libreville (Gabon), qui a cru se reconnaître dans l'héroïne du coup de lune, intenta un procès à Simenon qui avait cité le nom de son établissement : l'Hôtel Centra. Me Maurice Garçon devait plaider le droit du romancier à puiser dans la vérité et obtenir gain de cause pour son client. Acheter ce livre

La maison du canal  La maison du canal "Dans le flot des voyageurs qui coulaient par saccades vers la sortie, elle était la seule à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête dressée sous le voile de deuil, elle attendait son tour de tendre son billet à l'employé, puis elle fit quelques pas.
Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures du matin et l'obscurité lourde de pluie glacée. Le compartiment de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé sous les pieds boueux, cloisons mouillées, dedans et dehors. Des gens aux vêtements mouillés sommeillaient.
À huit heure, juste à l'arrivée à Hasselt, on éteignait les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d'attente, les parapluies perdaient des rigoles d'eau fluide qui sentaient la soie détrempée. Autour des poëles, des gens se séchaient et ils étaient presque en noir, comme Edmée. Était-ce un hasard ? Le remarquait-elle parce qu'elle était en grand deuil ?
Simenon a situé la maison du canal sous les cieux immenses et gris des Flandres, au bout de ce plat pays qui est le sien, sa terre natale aux champs mondés et aux canaux tristes où les villageois patinent l'hiver. Et "ces gens-là", il les connaît et il les aime comme Dieu aime et connaît ses créatures, avec leur lourde hérédité, leur solitude et leurs plus secrets instincts. "Qu'est-ce que vous auriez fait, vous ?" Lorsque l'humble meurtrier, victime prédestinée de la toute-puissance de son amour, prononce cette phrase de simple révolte, nous savons avec certitude que nous venons de frôler les abîmes du cœur et de la chair, au plus profond des consciences obscures. Autre certitude : ce roman est l'un des tout premiers chefs-d'œuvre de Simenon."

L´action se déroule à Neeroeteren, le berceau de la famille maternelle de Georges Simenon. Acheter ce livre
L'écluse n°1  L'écluse N°1 (M) "Était-ce une noyade accidentelle ? Un attentat ? Sur les quais de Charenton, parmi les éclusiers et les marins, Maigret était de bonne humeur, comme on l'est aux premiers soleils d'Avril. Mais aussi la victime lui plaisait. Cet Émile Ducrau, qui régnait sur un empire de péniches et le transport fluvial de la Seine, était un personnage énorme de truculence et de cynisme. Et aussi, apparemment, de franchise. Il était écrasant, et par bien des traits, il ressemblait au commissaire. Une partie de bras de fer, au propre comme au figuré, allait s'engager entre ces deux colosses rusés...
Après une soirée trop arrosée, le vieux Gassin, en regagnant son bateau, tombe à l'eau et est aussitôt agrippé par un deuxième homme en passe de se noyer. Ce dernier n'est autre que Ducrau, son patron. On les repêche et on s'apperçoit que Ducrau a reçu un coup de couteau dans le dos avant de se retrouver dans le canal. On parvient à le sauver et il demande l'intervention de la police, ce qui déclenche l'enquête de Maigret. Ducrau, non sans une secrète satisfaction, lui expose sa vie de famille : il mène une existence dissolue, sa femme n'est guère qu'un souillon, son fils Jean, malade et déséquilibré, n'a pas d'importance à ses yeux, quant à sa fille, qui a épousé un militaire médiocre, seul l'argent de son père l'intéresse. Très vite, Maigret remarque Aline, jeune fille étrange et quelque peu arriérée mentalement. Elle est la mère d'un garçon, quoique tout le monde à Charenton, pense qu'elle élève ainsi son jeune frère, fruit d'une aventure quelconque de Gassin. Ducrau n'est pas le père de l'enfant, comme Maigret le soupçonne d'abord. En revanche, il est le père d'Aline. Gassin, en fait, a toujours ignoré l'infidélité de sa femme. Jean se suicide, s'accusant d'avoir voulu tuer son père. Peu après, c'est Bebert, l'aide-éclusier, qui est trouvé pendu. Gassin, après s'être saoulé plusieurs jours, rôde autour de Ducrau, projetant un crime. Le dénouement se joue à Samois, où Ducrau a invité Maigret dans sa maison de campagne. Ébranlé par les événements, il avoue au cours de la soirée que le jour de l'attentat, il s'est battu avec Bébert : il venait en effet de comprendre que ce dernier était l'amant d'Aline et le père de l'enfant. Bébert a eu le dessus, mais l'armateur l'a tué quelques jours plus tard. Jean, de son côté, avait cru, comme le commissaire, que Ducrau était le père de l'enfant.. Il avait attribué l'attentat à Aline et s'était tué pour la sauver en s'accusant. Ducrau fait entrer Gassin, qui le guette au-dehors, pour tout lui avouer et tenter de se réconcilier avec lui. Mais Gassin essaie de le tuer, sans y parvenir. Lui aussi, il a fini par comprendre la vérité, et il ne peut pardonner à Ducrau de l'avoir trompé avec sa femme. C'est la nuit : tout semble s'appaiser. Le lendemain, pourtant, Gassin est retrouvé pendu. Quant à Ducrau, Maigret le fait incarcérer. "

En théorie, la dernière enquête officielle du commissaire Maigret, lequel est ici à la veille de faire valoir ses droits à la retraite. Acheter ce livre
L'âne rouge  L'Âne Rouge. "Un navire qui descendait la Loire lança deux coups de sirène pour annoncer qu'il évoluait sur tribord et le cargo qui montait répondit par deux coups lointains qu'il était d'accord. Au même moment, le marchand de poisson passait dans la rue en criant et en poussant sa charette qui sautait sur les pavés.
Avant d'ouvrir les yeux, Jean Cholet eut encore une autre sensation : celle d'un vide ou d'un changement. Ce qui manquait, c'était le crépitement de la pluie sur le zinc du toit voisin, qui avait accompagné son sommeil pendant la plus grande partie de la nuit. Maintenant, il y avait du soleil. Il en avait plein les paupières closes.
Il était tard, au moins huit heures et demie, puisque le marchand de poisson passait déjà. Cholet ne l'entendait de son lit que quand il était malade et qu'il n'allait pas au journal.
Il se dressa soudain, ouvrit les yeux. La mémoire lui revenait en partie. Ce matin-là n'était pas un matin comme les autres et il y aurait des heures désagréables à passer, en dépit du soleil oblique qui empourprait les fleurs roses du papier peint. Rien que le geste de se lever lui donna mal au coeur et, lorsqu'il fut debout sur la carpette, il hésita à se recoucher tant il avait la tête vide. Il avait été ivre et il en gardait un mélange de déséquilibre et d'écoeurement, avec une pointe inattendue d'allégresse.
Nantes, autrefois. Le brouillard enveloppe la ville. Les remorqueurs sifflent rageusement dans le port. Jean Cholet, chroniqueur débutant à la "Gazette" locale, n'est plus un adolescent, pas tout à fait un homme. Il étouffe entre un père malade et une mère qui se plaint. Pauvres gens ! Pauvres choses ! pense-t-il. Alors, toutes les nuits, il se rend à "L'Ane rouge", un triste cabaret où l'attend la morne Lulu au milieu d'un parterre de personnages douteux. Mais suffit-il d'un peu d'alcool et de quelques femmes faciles pour devenir un voyou ? De s'endetter dangereusement pour échapper à la médiocrité qui vous guette avant même d'avoir commencé à vivre ?"
Un Simenon intime et cruel, d'un pessimisme acharné, sans amour et sans pitié, imprégné d'un érotisme obsédant. Le lieu de l´action, bien que ce situant à Nantes, ressemble étrangement à la ville de Liège. La transposition est plus flagrante encore quand le héros : Jean Cholet, journaliste à la Gazette de Nantes n´est pas sans rappeler les débuts du jeune Simenon à la Gazette de Liège. Acheter ce livre
 Les gens d'en face "Les impressions défavorables ressenties par Adil Bey à son arrivée dans la petite ville populeuse et maussade où l'appellent ses fonctions de consul se précisent de jour en jour, l'inconfort de son installation, contacts décevants avec le public et l'administration soviétiques, méfiance des gens qui l'entourent. Elles se concrétisent notamment par la curiosité d'un couple qui semble l'épier des fenêtres d'en face : les Koline, chez qui vit la sœur du mari, Sonia. Celle-ci, jeune fille d'allure frêle, est la secrétaire d'Adil Bey. Correcte et ponctuelle dans son travail, elle participe du même monde fermé auquel se heurte le consul, prisonnier d'une solitude qui lui pèse et dont la santé s'altère peu à peu : ne serait-on pas en train de l'empoisonner, comme son prédécesseur ? Cependant, le comportement de Sonia ne cesse d'intriguer Adil Bey qui tente de se rapprocher de la jeune fille. Elle lui cédera mais, devenue sa maîtresse, elle ne se livre pas pour autant. Jusqu'au jour où, le consul devinant que c'est elle qui a reçu l'ordre de mêler à sa nourriture de l'arsenic, une scène violente, qui les boulverse tous les deux, finit par les réunir dans la détermination de quitter le pays ensemble et de se marier. Ce qui, pour le consul, est un départ régulier devient pour Sonia une fuite clandestine. Un projet est mis au point avec la complicité du capitaine d'un navire belge. Mais dans cette ville où la surveillance est trop bien faite, Sonia ne viendra pas rejoindre Adil Bey : elle a été exécutée.."
Ce roman est directement inspiré du voyage que Simenon a fait en Union soviétique au printemps 1933.
«On découvrira l'adaptation très réussie des gens d'en face, par Fabrice et Louis Gardel, réalisée en 1992 par Jésus Garay. De ce récit à la progression cauchemardesque - les démêlés du consul de Turquie, nouvellement installé à Batum, avec le système stalinien - écrit en 1933, trois ans avant le retour d'URSS de Gide. L'auteur des "Faux Monnayeurs" notera qu'il s'agit d'une "excellente et très exacte peinture de l'administration russe". » (Valérie Cadet, le Monde radio-télévision, 3 septembre 1995)


 Le Haut Mal "Le gamin poussa la porte et annonça, en regardant la femme de ménage qui, les mains sanglantes, vidait les lapins :
- La vache est morte !
Son vif regard d'écureuil fouillait la cuisine, à la recherche d'un objet ou d'une idée, de quelque chose à faire, à dire ou à manger et il se balançait sur une jambe tandis que sa sœur, ronde et frisée comme une poupée, arrivait à son tour.
- Allez jouer, prononça Mme Pontreau avec impatience.
- La vache est morte !
- Je le sais.
- Vous ne pouvez pas le savoir, puisqu'elle vient de mourir.
Mme Pontreau se leva, bouscula le gamin.
- Toi aussi, va jouer, cria-t-elle à la petite fille.
Et elle referma la porte, tandis que, dehors, les gosses cherchaient une occupation.
Jean Nalliers, personnage falot, sans autorité, est trouvé mort dans une cour de la ferme le "Pré-aux-bœufs" qu'il exploite avec sa femme Gilberte. C'est sa belle-mère, Mme Pontreau, qui l'a poussé par une lucarne. Elle s'est ainsi débbarassée d'un gêneur, car la propriété que le père Nalliers a donnée en cadeau de mariage à son fils revient pour moitié à Gilberte. Celle-ci, devenue veuve, retourne à Nieul, dans la maison maternelle où elle vivra prostrée jusqu'au moment où, apprenant le geste de sa mère, elle se suicide. Mme Pontreau avait camouflé le crime en accident consécutif à une crise d'épilepsie, car Jean Nalliers souffrait du "haut mal". Elle a été dénoncée par un jeune cambrioleur, ancien ouvrier agricole à la "Pré-aux-bœufs", qui, pour se tirer d'un mauvais pas, s'était donné comme complice de Mme Pontreau, à partir d'insinuations recueillies de la femme de ménage, Mme Naquet, personne étrange et agitée. C'est par le journal que Viève apprend la charge qui pèse sur se mère, laquelle relève orgueilleusement le défi, tandis que la jeune fille décide de s'enfuir avec le garçon qu'elle aime. Elle ne rentrera plus chez elle et partira pour l'Afrique avec son futur mari. Hermine, au contraire, se replie sur elle-même : effacée, soumise, confinée dans la maison par l'hostilité des gens de Nieul, jusqu'à l'arrivée de la Naquet. Celle-ci, qui n'a jamais rien voulu révéler à la justice, obtient d'être accueillie au pair dans la maison de Mme Pontreau, pour y partager sa vie, aux côtés de la fille aînée, désormais prisonnière des deux femmes en noir."

Ce roman présente la particularité d´avoir été écrit là où se déroule l´action, à proximité de La Rochelle. Acheter ce livre
 La fiancée du diable (pseudonyme Georges Sim) : Apparaissent dans ce roman : un commissaire dénommé Lucas, un directeur de la police dénommé Bronne, un père atteint d´angine de poitrine.
«Maigret est entouré d'un petit état-major qui s'est étoffé au cours des années : les inspecteurs Janvier, Lucas, Lognon, Lapointe, Torrence. Il arrive que l'on retrouve ceux-ci dans des romans où Maigret ne paraît pas comme "La fiancée du diable", "Les suicidés", "Le petit docteur" ou "L'énigme de la Marie Galante". » (Maurice Dubourg, "Maigret et compagnie ou les détectives de l'agence Simenon", Mystère magazine, décembre 1964)


 La femme rousse (pseudonyme Georges Sim) : Roman policier dit roman reportage. Le manuscrit de "La femme rousse" fut un des rares de Simenon à avoir souffert de l'indifférence des éditeurs : de 1929 à 1933. Georges Sim s'éloigne du roman populaire avec pour thème la sublimation d'un être que son entourage tient pour insignifiant. Le personnage de Marcel Debonnier découvre solitude, incommunicabilité, lâcheté, trahison ou l'indifférence de ceux qui pourraient l´aider. Il est aussi le premier exemple que Simenon donne de l'homme qui passe de l'exaltation à la dépression. On retrouvera dans "La tête d´un homme", "L´homme dans la rue" et "Le client le plus obstiné du monde" ce personnage élégant qui devient une épave après un séjour prolongé dans la rue. À ce thème de l'errance initiatique, Simenon donnera des accents bouleversants dans "L´homme qui regardait passer les trains" et "La fuite de m. monde". (d´après Repérages, éditions Noces d´encre)
«Georges Sim a un nom qui ressemble beaucoup à Georges Simenon et un talent qui ressemble encore plus à l'auteur du chien jaune. Et de plus, coïncidence étrange, on retrouve dans la femme rousse l´inspecteur Maigret, disparu depuis un an des romans de Simenon. L´inspecteur Maigret n´a pas maigri. Il a toujours sa carrure, sa placidité bonhomme, sa pipe et son flair. Bref, en lisant "La femme rousse", vous aurez l´impression de lire un roman de Simenon. Et cela pour quarante sous, ça vaut mieux que de payer six francs pour avoir l´impression de lire du Carco». (référence aux fiançailles de m. hire). (Anonyme, les Primaires, n° 37, juin 1933)

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 Le château des Sables Rouges (pseudonyme Georges Sim). Roman d'aventure.
 Deuxième Bureau (pseudonyme Georges Sim) : Roman d´espionnage dit roman reportage. Dernier titre de l´auteur paru sous le pseudonyme de Georges Sim. Avec "La femme 47" il a figuré, sous l'Occupation, sur la liste Otto. Une curiosité que relève Pierre Assouline dans "Simenon biographie", rappelant que le rôle du méchant est ici tenu par un Juif : Chalom dit le Letton.
« L'auteur dépense beaucoup d'ingéniosité pour rendre sympathiques des espions et des mouchards. Georges Sim a beaucoup de talent - autant en fait que M. Georges Simenon - mais il lui en faudrait encore bien davantage pour arriver à blanchir les Russes blancs et à faire oublier Gorguloff.» (Régis Messac, les Primaires n° 49, janvier 1934)

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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2006.
 
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