| Georges Simenon Bibliographie
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1938 : retour
Ceux
de la soif "Frantz Muller, un savant amoureux de la solitude, et Rita,
sa compagne, sont venus se réfugier dans la solitude d'une île perdue
des Galápagos. Mais la civilisation ne tarde pas à les rattraper,
avec son cortège de conflits et de crises… Arrivent successivement un couple
de bourgeois avec un enfant idiot, puis une baronne avec deux "gigolos".
Celle-ci s'installe confortablement et affirme sa souveraineté sur l'île.
Naturellement cela provoquera des conflits et des crises, et l'aventure se terminera
tragiquement pour la plupart des personnages... Simenon excelle dans ce récit
où les personnages tourmentés cherchent vainement dans l'exotisme
la solution de leurs troubles intérieurs." Acheter
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Chemin sans issue. "Deux russes blancs, Vladimir
et Blinis, sont au service d'une femme extravagante, Jeanne Papelier, qui possède
sur la Côte d'Azur une villa, Les Mimosas, et un yacht, Electro. Vladimir
est à la fois le domestique et l'amant de sa partronne, tandis que Blinis
est attaché à sa fille Hélène. Vladimir, jaloux de
Blinis, le fait accuser de vol et chasser de la maison. Mais la honte et le remords
le poursivent. Il tue Jeanne Papelier et essaie de retrouver son ancien camarade.
C'est dans un asile de nuit de Varsovie que se jouera la dernière scène
de cette poursuite désespérée." Acheter
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Les
sept minutes (nouvelles : Le Grand-Langoustier – La nuit des sept minutes –
L'énigme de la " Marie-Galante ") Recueil réédité
par la suite sous le titre de G7. Ces nouvelles ont paru, en 1933, en édition
pré-originale dans l'hebdomadaire Marianne, la troisième sous le
titre "La croisière invraisemblable". Acheter
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Les rescapés du "Télémaque"
"Pierre Canut, capitaine du Centaure, est arrêté alors que
le chalutier jette ses amarres dans le port de Fécamp. Son frère
cadet, qui a toujours été jaloux de lui, se met cependant à
la recherche de l'assassin. Alors commence l'un des meilleurs romans policiers
de Simenon..." "L'hallucinante histoire des rescapés du Télémaque.
Arrestation mouvementée de Pierre Canut, l'assassin d'Émile Février.
[...] L'arrestation de Pierre Canut, capitaine du chalutier Centaure, qui a donné
lieu, hier matin, à Fécamp, à une véritable manifestation
de la part des gens de mer, n'est pas seulement la suite de l'assassinat d'Émile
Février, perpétré voilà dix jours, mais on pourrait
dire que c'est l'aboutissement d'événements qui se sont déroulés,
en 1906, au large de Rio de Janeiro. Ces événements qui, pour les
marins, sont devenus quasi légendaires, nous avons pu les reconstituer
en ayant recours à la collection des journaux de l'époque."Acheter
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Les
trois crimes de mes amis : "Je ne me doutais de rien et mes amis étaient
des assassins ! Je ne me doutais de rien quelques années plus tard quand
je commençais à écrire des romans policiers, c'est-à-dire
des récits de faux crimes, tandis que ceux avec qui j'avais vécu
jadis, qui avaient respiré la même atmosphère que moi, partagé
les mêmes joies, les mêmes distractions, discuté les mêmes
sujets, se mettaient à tuer pour de bon...Un récit qui est révélateur
du journaliste que fut Simenon à Liège avant de devenir romancier.
Cette histoire criminelle brève en traduit bien les modalités."
Dans l´univers de simenon, Maurice Piron précise que "Les trois
crimes de mes amis" retrace des souvenirs de jeunesse de Simenon. Le récit,
qui a valeur de reportage, rapproche des faits réels cristallisés
autour d'une même idée : ces trois là étaient des assassins
en puissance. Comment et pourquoi ? L'auteur se pose la question sans y répondre.
De février 1924 à novembre 1925, Georges Sim a collaboré
à la Nanesse, une feuille pamphlétaire, mais aussi un journal de
chantage, dirigée par Hyacinthe Danse, un repris de justice. Les deux propriétaires,
Ferdinand Deblauwe et Hyacinthe Danse réaliseront, en 1933, un triple meurtre
dont Simenon retrace les circonstances dans "Les trois crimes de mes amis".
Ainsi, Danse sera condamné à perpétuité pour le meurtre
de sa mère et de sa maîtresse. C'est l'un des premiers personnages
réels dont Georges Simenon s'inspire pour l'un de ses romans. Le troisième
personnage qui inspira cet ouvrage, le Fakir, illusionniste, Georges Simenon le
connut également lorsqu'il était jeune reporter à Liège.
Selon Pierre Assouline, Simenon fit parvenir, en 1954, 500 francs belges à
Hyacinthe Danse. Une somme qui lui fut adressée par l'intermédiaire
de Sven Nielsen. Acheter
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La
mauvaise étoile "C'étaient des hommes gourmands d'une vie
plus large, plus libre, plus belle, et qui n'ont pas hésité à
tout quitter pour tenter l'aventure. Autrement dit, c'étaient, dans le
meilleur sens du mot, des aventuriers. Si j'en crois les livres, il en est qui
ont réussi. Eh bien, c'est peut-être de la malchance, mais je n'ai
guère rencontré que le reste, les autres, ceux qui n'ont pas réussi,
qui ne sont devenus ni des héros, ni des saints, pas même des millionnaires
ou des rentiers. Les ratés de l'aventure, si vous voulez." "Au
cours de ses voyages autour du monde, Simenon a rencontré de nombreux "ratés
de l'aventure" et c'est leur histoire qu'il raconte ici en traits rapides
et puissants : le bagnard aux nougats, l'homme qui se battait avec les rats,
l'homme prisonnier entre deux femmes, le Lithuanien solitaire qui n'avait jamais
assez mangé, le polytechnicien qui ignorait ce qu'était un boy à
sonnette,..."
Ces reportages ont paru en 1935 dans le Courrier royal et dans Paris-soir sous
le titre "Les vaincus de l´aventure". Acheter
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Le
suspect "Anarchiste, exilé à Bruxelles pour échapper à
l'armée française, Pierre Chave apprend que le petit Robert, son
protégé, s'apprête à faire sauter une usine à
Courbevoie. Faisant fi de toute prudence, il se précipite à Paris pour
empêcher l'attentat. Commence alors une chasse à l'homme qui ne finira
que lorsqu'il tiendra la bombe entre ses mains..." Acheter
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Les surs Lacroix. "Deux surs,
Poldine et Mathilde, vivent ensemble, bien que l'une, Poldine, ait été
la maîtresse d'Emmanuel, le mari de Mathilde. Elle a eu de lui une fille,
Sophie, qui a maintenant dix neuf ans et qui habite avec elles ainsi que les deux
enfants de Mathilde, Jacques et Geneviève. Une atmosphère malsaine
corrompt les rapports complexes qui peuvent exister entre les différents
membres de cette famille. Simenon poursuit cet angoissant récit avec son
acuité habituelle et sa profonde connaissance des haines familiales. Acheter
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Touriste de bananes "Comme presque toujours
chez Simenon, le début du roman est prodigieux d'économie évocatrice :
un paragraphe, et tout est dit (Il y avait trente-sept jours que le bateau qui
s'appelait L'Île de Ré avait quitté Marseille. Cap sur Tahiti,
via Gibraltar et Panama. Il y avait trente-sept jours qu'on n'était plus
en France, ni nulle part, et pourtant c'était dimanche.). Pourquoi, écrit
Georges Simenon, qui n'a jamais détesté les phrases interrogatives,
pourquoi y avait-il une odeur, une luminosité, une paresse de dimanche ?
Et qu'est-ce qu'Oscar Donadieu, fils d'armateur qui reste toujours seul, est venu
faire sur ce cargo mixte ? De quels souvenirs, de quel crime a-t-il voulu
se purger en s'exilant dans ce bout du monde qui n'a rien du paradis que l'on
croit ? Touriste de banane, c'est une expression pour désigner certains
passagers qui partent pour les îles avec l'idée d'y vivre une vie
naturelle, loin du monde, sans souci d'argent, en se nourrissant de bananes et
de noix de coco. Oscar Donadieu s'installe à Papeete, tenté par
cette vie facile et libre. Mais rapidement il découvre l'envers du décor :
les gens ne pensent qu'à boire l'apéritif et à dormir. Écœuré,
il s'en va dans l'intérieur de l'île et s'installe dans une cabane
abandonnée. Là, il se croit heureux. Mais les autres européens
partent à sa recherche. Saura-t-il résister à l'attrait de
la vie artificielle de Papeete ?... Le roman se déroule autour d'un
assassinat jugé à Tahiti. La description très réaliste
de la vie à Papeete témoigne du passage de l'auteur dans la ville.(extrait
de Bibliographie de Tahiti et de la Polynésie française n° 9680, page 858). L'auteur
a fait ici une satire (qui reste émue, autrement elle ne serait pas de
Simenon) du bourgeaois qui s'exile à Tahiti pour se "renouveler"
au contact de la nature sauvage et finit misérablement, englouti par l'ennui
et l'imposture de cette transplantation artificielle." Acheter
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Monsieur
La Souris. Acheter
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La
Marie du port "Dans les brumes automnales d'un petit port normand se noue
un drame familial et passionnel. Au Café de la Marine, la jeune Marie,
surnommée la Sournoise, provoque rivalités et haines. Les hommes
ne savent plus qui choisir de sa sur Odile ou d'elle. Marie, à force
de ruse et de charme pervers, parvient à épouser le riche amant
d'Odile et devient une dame.
À Port-en-Bessin, Marie, jeune femme de dix-sept ans, vient de perdre son
mari. Sa sœur Odile vient donc avec Henri Chatelard, son amant, assister
à l'enterrement. Celui-ci s'éprend de Marie et, pour la voir, achète
un bateau dont il va chaque jour s'occuper. Que lui importe ensuite tout le reste,
maintenat qu'il est pris entre la vie du port et l'amour de Marie ?"
Fait rarissime chez Simenon, "La Marie du port" fut écrit sur
les lieux mêmes de l'action. Acheter
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L'homme qui regardait passer les trains "Permettez
que je me présente : Kees Popinga, le satyre d'Amsterdam ! Ruiné !
Kees Popinga est ruiné, et il l'apprend de la bouche même de son
patron, avant qu'il disparaisse... L'occasion pour lui de prendre la fuite, de
devenir une autre homme (corpulence moyenne, signes particuliers néant !),
de se venger de sa petite vie médiocre. Et de basculer dans le plaisir
du crime ! À la suite du faux suicide de son patron, la vie de Kees
Popinga bascule soudain. Il ne veut plus obéir à la routine journalière
et quitte sa femme, ses deux enfants, son métier. Mais cette "libération"
ne sera qu'un échec que Simenon décrit avec ce sens de la fatalité
qui rappelle les tragiques grecs. "Cet homme parfaitement honnête découvre
soudain qu'il aurait pu être, tout aussi naturellement et peut-être
plus naturellement encore, un parfait malhonnête homme" écrivait
André Gide. Un très bon roman criminel (sans Maigret). Cette
œuvre demeure toujours actuelle tant les sujets abordés sont d'intérêt
universel." Acheter
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Le Cheval Blanc "Un certain Félix
est venu échouer comme veilleur de nuit dans une auberge sur le bord de
la route nationale, entre Pouilly et Nevers. C'est un maniaque du crime qui finira
par essayer de se suicider. Quant au patron, c'est un libertin qui abuse de ses
bonnes. Sous des apparences de vie agréable et facile, de cuisine renommée
et de coin ensoleillé, l'Auberge du Cheval Blanc a des dessous de vie crapuleuse
que côtoient le drame et le crime." Acheter
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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2006.
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