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1942 :  retour
Oncle Charles s'est enfermé
Oncle Charles s'est enfermé "Charles s'ennuie depuis vingt ans, et voilà qu'un événement bouleverse sa vie? Il apprend le monstrueux secret de la fortune d'Henri, son beau-frère, qui est aussi son employeur. Il se barricade dans le grenier pour y réfléchir et ni les appels de sa femme, ni les suppliques de ses filles ne le feront quitter. Seule la certitude de tenir son beau-frère à sa merci pourra le convaincre de sortir. Si Charles consentait à un marché, tout rentrerait dans l'ordre. Contre son silence, on lui propose une fortune. Mais à quoi lui servirait l'argent ? Serait-il plus aimé ? Plus heureux ? Son triomphe muet lui semble infiniment plus précieux."
C'est à la même date, en janvier 1942, que Raymond Queneau rédige pour la Nouvelle Revue française (NRF) dont il est le secrétaire, une brochure publicitaire de vingt pages intitulée «Simenon : ses débuts, ses projets, son œuvre». Acheter ce livre
La Veuve Couderc
 La veuve Couderc "À sa sortie de prison, un jeune homme trouve asile dans une petite ferme tenue par une veuve de quarante-cinq ans qui vit avec son beau-père. Entrée à quatorze ans comme servante, elle a épousé le fils de ses patrons, et, devenue veuve, elle doit défendre ce qu'elle a acquis par son travail contre l'avidité de ses belles-sœurs et de sa nièce Félicie. Jean devient l'amant de la veuve Couderc qui s'attache à lui avec une jalousie morbide. Jean rêve d'un bonheur paisible dans cette petite maison, mais de nouveaux drames vont éclater. Cette simple histoire a la grandeur d'une tragédie dont les héros sont appelés secrètement à accomplir eux-même le destin qui les perd."
«Quand le découragement me prend devant une page blanche, je sors "La Veuve Couderc" ou "3 chambres à Manhattan" de ma bibliothèque et me mets à les parcourir comme on parcourt une allée forestière au petit matin pour se laver le cerveau et retrouver la simplicité des choses.» (Pierre Henniqueau, 813, octobre 1989)
«Le grand Simenon, c´est celui des romans de mœurs et d´atmosphère, pas celui des policiers. Vive "La Veuve Couderc", à bas Maigret !» (Alain Demouzon)

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 Maigret revient (Cécile est morte – Les caves du Majestic – La maison du juge) (M)
  • Les caves du Majestic : "Mrs Clark, américaine descendue à l'Hotel Majestic, est étranglée dans le vestiaire du personnel de l'établissement ; le cadavre est trouvé dans une armoire du vestiaire par Prosper Donge. Mr Clark étant un industriel important, Maigret est prié de mener l'enquête avec discrétion. Après une journée passée dans les caves du palace, le commissaire s'intéresse à Donge, domicilié à Saint Cloud, vivant avec Charlotte, ancienne danseuse qu'il a jadis connue à Cannes, où il s'occupait de la caféterie à l(Hôtel Miramar. Charlotte et Prosper sont effrayés par l'enquête. Lorsqu'un deuxième corps, celui de Justin Collebœuf, portier de nuit de l'hôtel, est retrouvé le lendemain, étranglé lui aussi, dans la même armoire du vestiaire, le juge Bonneau fait arrêter Donge, contre l'avis de Maigret, lequel éprouve de la sympathie pour le couple de Saint Cloud. Et pourtant, le juge a des motifs pour justifier l'arrestation : ne vient-on pas de découvrir que Donge, à Cannes, avait eu une liaison avec Mrs Clark qui n'était alors que Mimi, entraineuse à "La Belle Étoile" ? Elle était même enceinte au moment où Clark, de passage à Cannes, était tombé amoureux d'elle ; elle en a profité pour se faire épouser par le riche américain, lui laissant croire que l'enfant était de lui. Le jeune Teddy Clark est donc en réalité le fils de Donge. Le juge a immédiatement flairé une affaire de chantage exercé par l'ancien amant de Mimi. En fait, c'est bien de chantage qu'il s'agit, mais non dans le sens imaginé par le juge. Maigret continue l'enquête, persuadé que Donge est innocent ; il rôde parmi le personnel du Majestic et découvre la vérité : de l'hôtel, Donge écrivait parfois à Mimi, non pour avoir de l'argent, mais pour la supplier de lui rendre son fils. Le comptable du palace, l'ancien faussaire Ramuel, avait surpris une de ces lettres ; imitant l'écriture de Donge, il a lui aussi écrit à Mimi, mais pour lui extorquer de l'argent. Mimi payait... Lorsque les Clark sont arrivés par hasard au Majestic, Ramuel a compris que son escroquerie allait être découverte et n'a pas hésité à tuer Mimi. Il a supprimé aussi le brave Collebœuf, témoin de ses activités. Clark, très compréhensif, laissera Teddy à Charlotte et à Prosper, pour qui une nouvelle vie va commencer."
  • Cécile est morte : "Depuis six mois, Maigret reçoit à son bureau la viste de Cécile Pardon ; celle-ci a constaté que des objets changent parfois de place pendant la nuit dans l'appartement qu'elle occupe avec sa tante veuve et infirme, Juliette Boynet, à Bourg la Reine. La maison a été surveillé, mais rien de suspect n'a été découvert. Le 7 Octobre, Cécile attend de nouveau que Maigret veuille la recevoir. Lorsque celui-ci peut enfin s'occuper d'elle, la jeune femme a disparu, laissant au commissaire un message selon lequel "un drame affreux" a eu lieu. Maigret se rend à Bourg la Reine et découvre Juliette Boynet étranglée. Cécile sera retrouvée le même jour, étranglée elle aussi, dans un placart proche du bureau de Maigret. Le commissaire apprend que Cécile vivait très pauvrement chez sa tante qui la traitait en servante. Se renseignant sur les locataires de l'immeuble, Maigret a l'attention attirée par Dandurand, plus connu dans le milieu sous le nom de M. Charles. Cet ancien avoué aux mœurs douteuses s'occupe en fait de la gestion de plusieurs maisons de débauche dont Juliette Boynet était la propriétaire. C'est lui qui, la nuit, alors que Cécile dormait, venait discuter des "affaires" avec Juliette, ce qui explique les déplacements d'objets qui intriguaient Cécile. Maigret s'intéresse aussi au frère de Cécile, Gérard, qui ne parvient pas à trouver du travail. Fouillant le passé de Juliette, Maigret découvre que Dandurand a été son amant et a empoisonné Boynet, époux gênant. Peu à peu, l'intrigue se dénoue. La nuit du crime, Cécile a surpris une rencontre nocturne entre sa tante et Dandurand ; elle a ainsi appris que sa tante était très riche, qu'elle l'avait toujours trompée et exploitée ; elle lui a demandé de l'argent pour son frère, dont la situation était désespérée ; Juliette refusant, elle l'a tuée froidement. Le lendemain matin, elle venait avouer son crime à Maigret, mais Dandurand, qui avait entendu la scène de la nuit, l'avait suivie et tuée, craignat qu'elle ne révèle l'empoisonnement de Boynet, dont elle aurait pu avoir trouvé trace dans les papiers de sa tante."
  • La maison du juge : "En disgrâce, Maigret a été nommé commissaire à Luçon, où il s'ennuie depuis trois mois lorsqu'une curieuse affaire requiert ses services à L'Aiguillon : le juge retraité Forlacroix a trouvé un matin chez lui le cadavre d'un inconnu ayant le crâne défoncé. Le juge vit avec sa fille Lise, qui est belle, mais simple d'esprit, et partage volontiers sa couche avec les jeunes gens du village, le plus assidu de ceux-ci étant Malcel Airaud, lequel prend la fuite dès le début de l'enquête. Forlacroix a un autre enfant, Albert, mais les deux hommes ne s'aiment pas : l'un et l'autre sont d'ailleurs certains de ne pas être du même sang. Albert n'est resté au village que pour être proche de sa sœur. Se sentant soupçonné, le juge avoue à Maigret... un meurtre vieux de quinze ans : alors qu'il exerçait ses fonctions à Versailles, il a tué un amant de sa femme avant de la quitter. Il annonce aussi au commissaire qu'il avait proposé à Airaud qu'il épouse sa fille. Forlacroix se laisse ensuite emmener en prison et charge Maigret de veiller sur Lise. La victime est identifiée : il s'agit d'Émile Janin, psychiatre nantais qu'Airaud a connu naguère. Maigret comprend que se dernier, avant de se décider à épouser Lise, a demandé au médecin de l'examiner à l'insu du juge afin de savoir si elle était folle. Dans ce cas, Airaud ne peut être le meurtrier. Que cache donc sa fuite ? Justement, Airaud est retrouvé... chez Albert. Interrogés, les deux jeunes gens se taisent et, en leur présence, Maigret, bien aidé par les observations d'une commère du village, Adine Hulot, va tenter de reconstituer toute l'affaire. Il vient en effet de découvrir un élément que lui avait caché le juge : Lise est enceinte. Airaud ignorait ce détail, mais Albert était au courant et désirait, par fierté, qu'Airaud épousât sa sœur pour mettre fin à une situation irrégulière. La nuit du meurtre, Albert a introduit Janin auprès de sa sœur : le médecin lui a déclaré qu'elle était incurable et que son devoir lui commandait d'en avertir Airaud. Comprenant qu'ainsi Airaud refuserait le mariage, Albert a assassiné Janin, puis a fait croire à Airaud que Lise, dans un accès de démence, l'avait tué elle-même. En feignant de s'enfuir, Airaud, vraiment amoureux de la jeune fille, a voulu détourner les soupçons."
    «Trois petites histoires pas très palpitantes», selon Georges Simenon dans un envoi au Dr Ériau.
    Recueil de nouvelles qui marque le retour du commissaire Maigret. Claude Farrère s'était fait le porte-parole des admirateurs de Maigret en envoyant un télégramme à la police judiciaire : «Commissaire Maigret disparu STOP Très inquiet STOP»
    «Après avoir fendu l´oreille au commissaire, Simenon le fait rentrer en grâce.» (Ralph Messac)
  • Le Fils Cardinaud
    Le fils Cardinaud "Ce jour-là, Hubert Cardinaud retourne chez lui avec son petit garçon, après avoir acheté, comme chaque dimanche après la messe, le gâteau du dessert. À son grand étonnement, sa femme Marthe n'est pas à la maison. Après des recherches dans l'entourage, force lui est de reconnaître qu'elle s'est enfuie avec les économies du ménage, après avoir eu le sopin de confier son bébé à une voisine. Aussitôt Cardinaud décide de retrouver sa femme et de la ramener coûte que coûte chez lui. Il obtient un congé de son employeur afin de poursuivre méthodiquement ses recherches. Celles-ci lui feront découvrir le monde du mal, de la vulgarité, de l'égoïsme, duquel sa condition l'avait toujours tenu éloigné. Au cours de ce calvaire, il apprend que sa femme est partie avec un mauvais sujet, Mimile, "le fils de Titane" du Petit Bar Vert. Une canaille de l'endroit, qui a eu de nombreux démélés avec Mimile, le recherche pour le supprimer : c'est lui qui fournit une nouvelle piste à Cardinaud. Ce dernier découvre Mimile le premier et n'hésite pas à le prévenir du danger qu'il court, ce qui ne l'empêchera pas d'ailleurs de se faire poignarder plus tard. Marthe, qui est délaissée par son séducteur, retrouve un mari qui n'a cessé de l'aimer. Passablement indifférente, elle reprend en sa compagnie le chemin de la maison, la vie coinjugale et le rôti du dimanche."  Acheter ce livre
    La vérité sur Bébé Donge
    La vérité sur Bébé Donge "François Donge et Eugènie (surnommée Bébé) : un couple idéal. Il dirige une tannerie avec son frère. Elle traverse l'existence avec une élégance diaphane. Hasards de la vie, les deux Donge ont épousé les deux sœurs Donneville. Les voilà réunis ce dimanche, les femmes, les maris et les enfants. Soudain, François s'arrache au bien-être dominical et s'enferme dans la salle de bains. Le médecin est appelé en urgence. Bébé a tenté d'empoisonner François, d'un sachet d'arsenic versé dans son café. Tout paraît résolu : la coupable ne nie pas et s'abandonne à la justice de bonne grâce. C'est alors que se révèlent d'autres mystères, ceux des liens entre les êtres, des espoirs déçus et des vraies culpabilités... Après dix ans de mariage, Bébé Donge verse de l'arsenic dans le café de son mari. François Donge en réchappe, mais remet en question leurs années de vie commune en cherchant les causes de la faillite de leur couple : une jeune fille trop romantique, un voyage de noces décevant, une incompréhension qui grandit dans l'ombre et le silence, des maîtresses... Sous un éclairage implacable, de menus faits prouveront peu à peu qu'il s'agit d'une victime plutôt que d'une criminelle. Simenon raconte avec une psychologie pénétrante le drame silencieux de la vie d'une femme. Un Balzac sans les longueurs a dit Marcel Aymé mais on pourrait aussi parler d'une cousine germaine de Thérèse Desqueyroux." Acheter ce livre

     L'invraisemblable Monsieur Prou.

    1943 :  retour
     Le petit docteur (nouvelles : Le flair du petit docteur – La demoiselle en bleu pâle – Une femme a crié – Le fantôme de M. Marbe – Les mariés du 1er décembre – Le mort tombé du ciel – La bonne fortune du hollandais – Le passager et son nègre – La piste de l'homme roux – L'Amiral a disparu – La sonnette d'alarme – Le château de l'arsenic – L'amoureux aux pantoufles).
    "Le flair du petit docteur" a paru en édition pré-originale dans la collection Police roman sous le titre "Rendez-vous avec un mort".
    «Le détective le plus réussi et le plus vivant de Simenon après Maigret est-il le Petit docteur établit à Marsilly en Charente, un village que Simenon connaît bien. Il s'appelle Jean Dollent, du nom d'une rue de Paris, proche de la Santé ou se passe une scène de la tête et les hommes. (...) Il est curieux et regrettable que Simenon n'est pas plus utilisé ce personnage qui reste une de ses meilleures créations.» (Maurice Dubourg, "Maigret et compagnie ou les détectives de l'agence Simenon", Mystère magazine, décembre 1964)
    « En 1938, mon père a abandonné provisoirement Maigret pour créer le Petit docteur, un héros plus optimiste et moins bougon que son célèbre commissaire. Le médecin de campagne, que ses amis ou le hasard de ses voyages amènent à résoudre des énigmes et à démasquer des criminels, a vraiment existé. C'était un ami de mon père dont je me souviens très bien. Ses clients de Nieul-sur-Mer, près de La Rochelle, où nous avions séjourné et où mon père a écrit de nombreux romans, l'avaient surnommé "le petit docteur", sans doute parce que c'était un tendre et un timide. Mon père n'a d'ailleurs pas seulement conservé le nom, mais gardé certains traits de caractères dans les quinze nouvelles qu'il lui a consacrées.» (Marc Simenon, propos rapportés par Jean Poggi, «Le petit Docteur a vraiment existé », Télé 7 jours, 1986) Acheter ce livre
     Les dossiers de l'Agence O (nouvelles : La cage d'Émile - La cabane en bois - L'homme tout nu - L'arrestation du musicien - L'étrangleur de Moret - Le vieillard au porte-mine - Les trois bateaux de la calanque - La fleuriste de Deauville - Le ticket de métro - Émileà Bruxelles - Le prisonnier de Lagny - Le club des vieilles dames - Le docteur Tant-Pis - Le chantage de l'Agence O) : Quatorze nouvelles qui forment un recueil assez volumineux. C'est en somme un Maigret sans Maigret : énigmes policières sous forme de faits divers résolus par une équipe dont Torrence, ancien second de Maigret, est le chef. Agréable lecture.
    "La cage d'Émile" a dabord paru sous le nom "la jeune fille de la Rochelle" le 25 avril 1941 à la Société parisienne d´édition, dans la collection Police Roman, n° 125. Acheter ce livre

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    Dernière mise à jour de cette page le 29/11/2006.
     
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