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1962 :  retour
La porte  La porte "Les plus désespérés des Simenon sont souvent les plus beaux. Et pourtant, c'est d'un amour profond et partagé qu'il s'agit dans la poignante histoire de Nelly et de Bernard, mariés depuis vingt ans et vivant heureux dans le paisible quartier du Marais. Bernard souffre-t-il encore de son infirmité ? Amputé des deux mains à la suite d'un accident, il paraît serein, s'exerçant à de menus ouvrages tandis que sa femme s'en va gaiement au travail. Commence alors une longue journée de solitude et d'attente. Le soir, en rentrant, Nelly s'attarde parfois devant la porte entrouverte du premier étage, où vit le jeune Mazeron. Bernard le devine. Un reclus entend tout. Mais pourquoi s'inquiéterait-il ? Nelly ne lui donne-t-elle pas toutes les preuves d'un amour infini ?" Acheter ce livre

 Les autres "Deux événements survenus en même temps ont déterminé Blaise Huet à en relater les péripéties, tout en les rattachant à l'histoire de sa famille : d'une part, la mort de son oncle Antoine, juriste éminent, âgé de 72 ans, qui s'est empoisonné la nuit précédent la Toussaint, d'autre part, le retour inopiné de son cousin Édouard, disparu depuis des années. Cette espèce de journal n'est en somme que la reprise, sous une autre forme et à travers des circonstances différentes, d'un roman autobiographique que Blaise avait écrit, trois ans plus tôt, et qu'avaient repoussé successivement un éditeur et un écrivain à qui il l'avait soumis. Personnage sans envergure et mari complaisant, Blaise sait qu'il est un médiocre, mais il trouve dans cette lucidité sa propre satisfaction. Irène, sa femme, est superficielle et reçoit les attentions d'un commensal du ménage, Nicolas Macherin, peu exigeant et généreux. Les événements auquel Blaise est mêlé font apparaître la trame plus ou moins secrète des rapports qu'entretiennent entre eux les membres de la famille Huet. Le vieil oncle Antoine est le mari de Colette, jolie nymphomane névrosée que courtise le docteur Jean Floriau, époux de Monique Huet, nièce d'Antoine. Or, Colette, découvrant son mari sans vie, a voulu se suicider en se jetant par la fenêtre, et c'est à Jean Floriau qu'il incombera de la faire hospitaliser, non sans peine. Quand à Lucien Huet, tout différent de son frère Blaise, c'est un croyant sincère. Il est revenu du camp de concentration de Buchenwald où l'avait envoyé une dénonciation anonyme, que l'on a su plus tard provenir d'Édouard, autre neveu d'Antoine Huet, connu dans la ville pour sa séduction et son entregent à toutes fins. On conçoit la tension que crée dans la famille le retour inattendu d'Édouard, escroc, aventurier, repris de justice, qui revient comme une épave dans la maison de Marie, sa femme, qui l'aime toujours et le recueille. C'est elle qui obtient de Balise qu'il parle à Lucien, car, sans le pardon de ce dernier, point de réintégration possible pour Édouard. Au terme d'une entrevue qui bouleverse les deux frères, Lucien accepte. Édouard, qui est l'aîné des Huet, conduira donc le deuil aux funérailles de l'oncle Antoine, célébrées sur ces entrefaites, et c'est lui qui, le même jour, s'entendra désigné par le notaire comme héritier du défunt, avec ses deux cousins Blaise et Lucien. Antoine Huet, fidelle à une promesse faite jadis à sa mère, a légué ses biens aux seuls porteurs mâles du nom de son père. Quant aux autres..."
 Maigret et les braves gens (M) "Tandis que sa femme et sa fille sont au théâtre, René Josselin passe calmement la soirée dans son appartement avac son gendre pédiatre. Un coup de téléphone appelle le médecin au chevet d'un malade. En fait, il ne trouvera pas de malade à l'adresse qui lui a été donnée : on a simplement voulu l'éloigner de son beau-père. Lorsque les deux femmes rentrent du théâtre, elle trouvent tué de deux balles de revolver. Maigret acquiert la certitude que l'assassin est un familier des Josselin : il connaissait en effet l'emplacement du revolver de la victime et l'existence d'une chambre de bonne où il pourrait passer tranquilement la nuit. L'enquête est néanmoins très délicate : dans ce milieu bourgeois où évoluent des gens d'une honnêteté irréprochable, rien ne prédisposait à un tel drame. La victime, un retraité paisible, était aimée de tout son entourage. cependant, Maigret soupçonne rapidement ces "braves gens" de cacher quelque chose et de ne pas faire leur possible pour aider à découvrir le coupable. Ayant recueilli des témoignages extérieurs selon lesquels René et Francine Josselin ont rencontré séparément le même homme pendant la journée précédant le crime, le commissaire, à contrecœur, pousse la veuve dans ses derniers retranchements. Celle-ci se décide enfin à parler. L'assassin n'est autre que Philippe de Lancieux, frère cadet de Francine. Orphelin de mère, renvoyé de plusieurs établissements scolaires, rejeté par un père alcoolique, Philippe s'est senti abandonné lorsque sa sœur s'est mariée. Devenu mythomane, il a mené une vie dissolue, soutirant de l'argent à sa sœur et à son beau-frère, trop indulgents à son égard. Pourqoui a-t-il fini par tuer René Josselin ? Serait-ce parce que ce dernier aurait refusé de lui donner une nouvelle somme importante ? Sa sœur ne veut pas le savoir, car elle se sent responsable des fautes de ce frère qu'elle a quitté pour se marier. Par son silence, elle a voulu lui donner le temps de s'enfuir, bien qu'il ait tué l'homme qu'elle aimait. Quelques mois plus tard, Philippe est retrouvé assassiné, victime d'un règlement de compte dans le milieu."
 Maigret et le client du samedi (M) "On lui avait même dit qu'il était de trop. Alors il avait voulu raconter à Maigret son intention de les tuer tous les deux - sa femme et son amant. Il avait tout préparé, envisagé les moindres détails... Il pleurait, il avait bu, mais Maigret était capable de tout comprendre, n'est-ce pas ?
Léonard Planchon est un homme médiocre et faible, disgracié de surcroit (il a un bec de lièvre), qui a repris, à la mort de son patron, une petite entreprise de peinture assez prospère. Plusieurs samedi consécutifs, on l'a vu à la P.J. faisant antichambre pour perler au commissaire Maigret, mais repartant toujours avant d'être reçu. Ce "client du samedi", comme o, l'appelle au quai des Orfèvres, se présente, un samedi également, à l'appartement du commissaire. Il connaît par les journeaux sa compréhension et veut s'ouvrir à lui d'une idée qui l'obsède : tuer sa femme et son amant, Roger Prou, un bel homme, avantageux et costaud, qui travaille chez Planchon où, peu à peu, il prend la place du patron. Celui-ci, qui se sent devenir étranger dans sa propre maison, la déserte pour s'attarder dans les bistrots. Comme il ne s'est pas résigné à perdre son entreprise et sa patite fille Isabelle, il n'a trouvé d'autre issue que celle qu'il révèle à Maigret. Dès le lendemain, Maigret s'informe de ce qui se passe rue Tholozé, là où est établi Planchon. Ce dernier, qui a promis à Maigret de lui passer un coup de fil chaque jour, ne donne plus signe de vie après le lundi. Ce qui amène le commissaire a interroger Renée Planchon qui lui apprend que, deux semaines plus tôt, Planchon aurait cédé son affaire à Prou pour 30.000 nouveaux francs, s'engageant en retour à quitter les lieux et à accepter le divorce. C'est le surlendemain de sa visite chez Maigret que Planchon, toujours d'après ce que raconte sa femme, serait parti en emportant deux valises. Où est Planchon ? Personne ne le sait. Mais on retrouve lors d'une perquisition les 30.000 francs dissimulés sous le plancher de la chambre d'Isabelle : ce qui embarasse les deux amants qui, dès lors, commencent à s'opposer. Et une semaine plus tard, c'est le corps de Planchon que l'on retrouve, dans les eaux de la Seine, avec plusieurs coups portés à la tête. Maigret n'a plus à s'occuper de l'affaire. Celle-ci viendra aux Assises l'été suivant. On apprendra alors que l'acte de cession était un faux au bas duquel la signature de Planchon avait été imitée. Les deux amants se défendent chacun pour son compte
avec l'un pour l'autre un visible sentiment de haine. La déposition de Maigret, révélant les intentions homicides de Planchon, vaudra aux accusés les circonstances atténuantes : vingt ans pour Roger Prou, huit ans pour Renée Planchon"

1963 :  retour
 Maigret et le clochard (M) "Une nuit de Mars, à Paris, deux bateliers tirent de la Seine un clochard grièvement blessé. Il s'agit de François Keller, un ancien médecin. Depuis plus de vingt ans, il a rompu tout lien avec son épouse et un milieu bourgeois qu'il ne supportait pas. Mais qui a pu vouloir sa mort ? C'est en bavardant avec les autres clochards que Maigret va reconstituer l'existence marginale de Keller, tout en s'intéressant à une Peugeot 403 rouge et à Van Houtte, un des sauveteur de la victime, marié et père d'un jeune enfant."
Les quais et les brumes de la Seine, le petit monde mystérieux des clochards et des mariniers fournissent au romancier un de ces décors en demi-teintes comme il les affectionne, pour y faire vivre une humanité apparemment ordinaire, mais lourde, pour qui sait voir, de secrets et de passions. Acheter ce livre
 Les anneaux de Bicêtre "Il voudrait sourire, maintenant, parce que l'idée qui lui passe par la tête lui parait drôle. N'est-ce pas le petit garçon de Fécamp qui est en train de se réveiller dans une chambre d'hôpital et son premier regard ne se posera-t-il pas sur une grosse infirmière blonde et rose occupée à tricoter ? Dans ce cas, tout le reste aurait été un rêve. Il aurait rêvé, sous l'anesthésie, près de cinquante ans d'existence." Simenon avait décidé d'écrire "son grand roman". A-t-il réussi avec cette récréation rétrospective du destin d'un homme fauché par la maladie ? La critique a été partagée mais le roman tient le coup. Sans doute le meilleur roman de Simenon. Le retour à la vraie vie après une cruelle épreuve, un véritable chant d'espoir. René Maugras est foudroyé par une hémiplégie à 54 ans. Paralysé, privé de l'usage de la parole, il fait un examen de sa vie et admet que ses années de lutte, ses victoires, n'étaient que des moyens de se divertir. Son séjour à Bicêtre l'amène à renouer avec ses origines modestes, avec son entourage, avec Lina, sa femme qui s'était mise à boire car elle n'acceptait pas leur vie artificielle. Maugras revient à la vie et mesure le prix de l'existence aux côtés de Lina."
Les anneaux de Bicêtre est le récit à la troisième personne de la perception du monde par un homme qui vient d'être frappé d'hémiplégie. De son lit d'hôpital, il écoute et distingue, quand son entourage imagine qu'il est à peine capable d'entendre et de voir. Au fil des visites, ses réminiscences personnelles s'entrechoquent avec l'actualité de sa situation. Revenant petit à petit à l'usage primaire de ses membres et de ses fonctions organiques, il réapprend sa condition d'homme, prend conscience du personnage qu'il a voulu être et se livre à un bilan personnel bien qu'il s'en défende. Acheter ce livre
La colère de Maigret  La colère de Maigret (M) "Émile Boulay, patron de plusieurs cabarets à Montmartre, est retrouvé étranglé près du Père-Lachaise. Soupçonné d'avoir participé au meurtre de Mazotti qui tentait de racketter ses établissements, il a, avant de mourir, retiré à sa banque la somme de 500.000 francs, une transaction suspecte au vu de ses modestes habitudes. Maigret mène l'enquête et ne se laissera pas duper par les facéties de l'avocat du défunt, Maître Gaillard." Acheter ce livre
 La rue aux trois poussins (nouvelles : La rue aux trois poussins - Le comique du "Saint-Antoine" - Le mari de Mélie - Le capitaine du "Vasco" - Le deuil de Fonsine - Le crime du malgracieux - Le docteur de Kirkenes - La piste du hollandais - Les demoiselles de Queue-de-Vache - Le matin des trois absoutes - Le naufrage de "l'Armoire-à-glace" - Les mains pleines - Nicolas - Annette et la dame blonde) "Un recueil de sept nouvelles d'atmosphère, format assez rarement employé par l'écrivain".

1964 :  retour
La chambre bleue  La chambre bleue "- Tu m'aimes, Tony ?
Dans la chambre surchauffée qui sentait le sexe, cela sonnait naturellement, alors que dans le calme de la nuit où le moteur ronronnait, les mots, les intonations devenaient irréels. Il avait cru malin de répondre du bout des lèvres :
- Je crois"
Ce jour là, dans la chambre bleue de l'auberge, Tony et Andrée échangent quelques mots après l'amour. "Si je devenais libre... tu te rendrais libre aussi ?" Tony ne répond pas à la question. Le juge et le psychiatre qui l'interrogent à présent veulent le comprendre. Comprendre pourquoi Tony, après cette rencontre, a évité sa maîtresse. Pourquoi il est parti précipitamment en vacances avec sa femme et sa fille. Pourquoi, après la mort de Nicolas, le mari d'Andrée, Tony prétend qu'il n'a pas reçu les lettres de celle-ci. Pourquoi, le jour du drame, il était injoignable. Pour le jury qui condamne Tony, la réponse ne fait pas de doute : il a tué sa femme, après qu'Andrée a elle-même tué son mari.
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 L'homme au petit chien "Felix Allard vit dans un modeste appartement avec, pour compagnon, son chien Bib. Depuis sa sortie de prison, le suicide le hante, d'autant plus qu'un médecin ne lui a laissé que l'espoir d'une survie de deux ans. Dans un cahier d'écolier qu'il vient d'acheter, il se propose de raconter sa vie. Depuis huit ans, il travaille comme commis dans une librairie tenue par une femme autoritaire et lucide, la vieille Mme Annelet, qui a eu jadis une vie peu régulière. Petit à petit, on saura qu'Allard, avant d'exercer cet emploi, a purgé une peine de cinq ans de prison. Sa vie auparavant avait été sans grands problèmes. Étudiant médiocre à la Sorbonne, il avait abandonné ses études pour reprendre, à la mort de son père, l'entreprise familiale de construction. Puis ce fut, à trente ans, la rencontre d'Anne Marie, épousée en trois mois. Les affaires prospèrent : Allard s'associe avec Cornille, ce qui lui permet de s'installer dans un luxueux appartement. Deux enfants naissent. Les sorties de nuit sont fréquentes. Anne Marie est exubérante : elle aime boire, danser. Monique, la femme de Cornille, est plus calme, moins frivole. Et les soirées se passent souvent pour Allard et Monique à regarder, lui danser sa femme, elle, son mari. Un jour, Allard découvre que sa femme et Cornille se rejoignent certains après-midi dans un hôtel de la rue de Longchamps. Félix retrouve le vieux revolver de son père, se rend à l'hôtel et abat son rival. En prison, il a eu le temps de réfléchir : finalement, n'était-il pas attiré vers Monique ? Son meurtre a-t-il eu pour vrai mobile la jalousie ? N'était-ce pas plutôt l'humiliation ressentie en apprenant, dans une circonstance déplaisante, que Cornille le tenait pour un "imbécile vaniteux" ? Et cela, n'était-ce pas l'atteindre au plus profond de sa dignité d'homme ? Le hasard veut que la librairie où Allard travaille soit proche du quartier où habitent et sa femme avec ses enfant et Monique avec son fils. De les avoir aperçus les uns et les autres lui donne envie de les revoir, simplement pour les regarder vivre. On finit par le remarquer, toujours avec son petit chien. Bien qu'on cherche à l'inquiéter, le fait d'écrire sa vie semble l'avoir apaisé et, désormais, il apparaît résigné. Le 13 janvier, au coin du boulevard Beaumarchais, Félix Allard est renversé par un autobus et tué sur le coup. Son petit chien, indemne, est conduit à la fourrière.".
 Maigret et le fantôme (M) "Au lendemain d'un interrogatoire épuisant, Maigret est réveillé par la visite d'un de ses inspecteurs, qui lui annonce la tentative d'assassinat dont a été victime l'inspecteur Lognon, dit le Malgracieux. Maigret apprend que, depuis deux semaines, Lognon passait ses nuits chez une jeune esthéticienne, Marinette Augier. Or, celle-ci a disparu. Grâce à un vieillard misanthrope et curieux, voisin de l'esthéticienne, Maigret est informé des agissements bizarres des Jonker, couple dont l'hôtel particulier est situé en face de l'appartement de Marinette Augier. Norris et Mireille Jonker deviennet, pour Maigret, les suspects principaux. Une viste fructueuse chez les Jonker lance en effet le commissaire sur une piste intéressante, qui va le conduire dans le monde de la peinture et des faussaires. Par des renseignements pris à Londres et à Nice, Maigret sait que Mireille Jonker n'est autre qu'une certaine Marcelle Mailland, dont l'amant; Stanley Hobson, est un escroc notoire. Un témoin de dernière minute signale à Maigret l'enlèvement d'un homme, transporté par deux inconnus, de l'hôtel particulier des Jonker dans un Jaguar jaune en transit, marquée des lettres TT. Ayant mis la main sur le propriétaire de la voiture, Ed Gollan, un expert en tableaux, Maigret découvre peu à peu le fil qui relie entre eux les divers éléments du drame. Il confond Jonker, qui avoue avoir fait peindre de faux tableaux de maître par un artiste fou, mais génial, sous la pression de l'expert, devenu maître chanteur. Gollan était en effet parvenu à prouver qu'un tableau vendu par Jonker était un faux Van Gogh, alors que le scrupuleux et honnête collectionneur hollandais était certain de son authenticité. Alertés par la surveillance de l'inspecteur Lognon, qui venait le soir se poster dans l'immeuble d'en face, Gollan et Hobson ont enlevé le peintre et tenté d'abattre Lognon. Maigret essaie de retrouver le peintre, Frederico Palestri, mais il arrive trop tard : celui-ci s'est pendu dans la salle de bains où il était séquestré. Sur ces entrefaites, Marinette, qui a fuit par crainte des assassins, est retrouvée et explique les agissements mal interprétés de Lognon. Ce dernier guérira et retrouvera son épouse acariâtre, avec laquelle il partira en cure de repos".
 Maigret se défend (M) "Un 27 juin, peu avant minuit, Maigret est réveillé par la sonnerie du téléphone : une jeune provinciale lui demande son aide. Arrivée à Paris le soir même, elle a suivi une amie qui l'attendait à la gare en compagnie de son fiancé. Elle s'est enfuie de l'appartement de son amie quand cette réunion à trois a pris des allures trop libertines. La voici perdue dans une ville inconnue. Maigret vole a son secours et la conduit dans un hôtel convenable. Le lendemain, Maigret est convoqué par le préfet de police. La jeune fille n'est autre que Nicole Prieur, étudiante vivant chez son oncle, maître des requêtes au Conseil d'État. Ce dernier s'est inquiété de la voir rentrer, hagarde, à huit heure et demie du matin. Nicole accuse Maigret "de l'avoir interpellée dans un café et d'avoir tenté de la séduire". Il l'aurait trainée "de bar en bar pour la faire entrer dans une chambre d'hôtel". L'oncle a prévenu le ministre de l'Intérieur, qui a averti le préfet de police, lequel suggère à Maigret d'offrir sa démission. Qui veut donc écarter Maigret de ses fonctions par une mise en scène aussi machiavélique ? Le commissaire commence une enquête malgré l'interdiction formelle du préfet de police. Il porte ses soupçons sur un dentiste de la rue des Acacias, François Mélan, ami de Nicole, lorsque, le lendemain, il apprend du directeur de la P.J. qu'il a été suivi depuis la veille et qu'il lui est octroyé un "congé de maladie". Dès lors, le commissaire se défendra seul. Il découvrira très vite que le dentiste s'est cru épié en voyant roder dans sa rue Maigret et ses inspecteurs : en réalité, la police surveillait Palmari, truand "retraité", chef probable d'une bande de voleurs de bijoux. Quel méfait à poussé Mélan a attaquer Maigret ? S'agirait-il des avortements clandestins qu'il pratique depuis longtemps ? En fait, le dentiste a commis plusieurs crimes sexuels. Maigret découvre en lui un être intelligent, mais dominé par la peur, victime d'un traumatisme subi dans son enfance. Ce n'est donc pas le criminel vraiment méchant, responsable de ses actes, le criminel "total" dont le commissaire disait quelques jours auparavant à son ami, le docteur Pardon, qu'il ne l'avait jamais découvert."
«Ce roman est admirablement construit avec un tact qui demeure la qualité maîtresse de Simenon (...) Il est tellement sûr de ses personnages qu´il peut se permettre, au fond, de raconter n´importe quoi, et même de faire appel à la psychanalyse, comme c´est le cas. Tout est vrai. C´est pourquoi ce Maigret est un tour de force.» (Anonyme, l´Express, 1964)

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Dernière mise à jour de cette page le 10/12/2005.
 
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