| Georges Simenon Bibliographie
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1991 1993
1962 : retour
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La porte "Les plus désespérés
des Simenon sont souvent les plus beaux. Et pourtant, c'est d'un amour profond
et partagé qu'il s'agit dans la poignante histoire de Nelly et de Bernard,
mariés depuis vingt ans et vivant heureux dans le paisible quartier du
Marais. Bernard souffre-t-il encore de son infirmité ? Amputé des
deux mains à la suite d'un accident, il paraît serein, s'exerçant
à de menus ouvrages tandis que sa femme s'en va gaiement au travail. Commence
alors une longue journée de solitude et d'attente. Le soir, en rentrant,
Nelly s'attarde parfois devant la porte entrouverte du premier étage, où
vit le jeune Mazeron. Bernard le devine. Un reclus entend tout. Mais pourquoi
s'inquiéterait-il ? Nelly ne lui donne-t-elle pas toutes les preuves
d'un amour infini ?" Acheter
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Les
autres "Deux événements survenus en même temps ont
déterminé Blaise Huet à en relater les péripéties,
tout en les rattachant à l'histoire de sa famille : d'une part, la
mort de son oncle Antoine, juriste éminent, âgé de 72 ans,
qui s'est empoisonné la nuit précédent la Toussaint, d'autre
part, le retour inopiné de son cousin Édouard, disparu depuis des
années. Cette espèce de journal n'est en somme que la reprise, sous
une autre forme et à travers des circonstances différentes, d'un
roman autobiographique que Blaise avait écrit, trois ans plus tôt,
et qu'avaient repoussé successivement un éditeur et un écrivain
à qui il l'avait soumis. Personnage sans envergure et mari complaisant,
Blaise sait qu'il est un médiocre, mais il trouve dans cette lucidité
sa propre satisfaction. Irène, sa femme, est superficielle et reçoit
les attentions d'un commensal du ménage, Nicolas Macherin, peu exigeant
et généreux. Les événements auquel Blaise est mêlé
font apparaître la trame plus ou moins secrète des rapports qu'entretiennent
entre eux les membres de la famille Huet. Le vieil oncle Antoine est le mari de
Colette, jolie nymphomane névrosée que courtise le docteur Jean
Floriau, époux de Monique Huet, nièce d'Antoine. Or, Colette, découvrant
son mari sans vie, a voulu se suicider en se jetant par la fenêtre, et c'est
à Jean Floriau qu'il incombera de la faire hospitaliser, non sans peine.
Quand à Lucien Huet, tout différent de son frère Blaise,
c'est un croyant sincère. Il est revenu du camp de concentration de Buchenwald
où l'avait envoyé une dénonciation anonyme, que l'on a su
plus tard provenir d'Édouard, autre neveu d'Antoine Huet, connu dans la
ville pour sa séduction et son entregent à toutes fins. On conçoit
la tension que crée dans la famille le retour inattendu d'Édouard,
escroc, aventurier, repris de justice, qui revient comme une épave dans
la maison de Marie, sa femme, qui l'aime toujours et le recueille. C'est elle
qui obtient de Balise qu'il parle à Lucien, car, sans le pardon de ce dernier,
point de réintégration possible pour Édouard. Au terme d'une
entrevue qui bouleverse les deux frères, Lucien accepte. Édouard,
qui est l'aîné des Huet, conduira donc le deuil aux funérailles
de l'oncle Antoine, célébrées sur ces entrefaites, et c'est
lui qui, le même jour, s'entendra désigné par le notaire comme
héritier du défunt, avec ses deux cousins Blaise et Lucien. Antoine
Huet, fidelle à une promesse faite jadis à sa mère, a légué
ses biens aux seuls porteurs mâles du nom de son père. Quant aux
autres..."
Maigret
et les braves gens (M) "Tandis que sa femme et sa fille sont au théâtre,
René Josselin passe calmement la soirée dans son appartement avac
son gendre pédiatre. Un coup de téléphone appelle le médecin
au chevet d'un malade. En fait, il ne trouvera pas de malade à l'adresse
qui lui a été donnée : on a simplement voulu l'éloigner
de son beau-père. Lorsque les deux femmes rentrent du théâtre,
elle trouvent tué de deux balles de revolver. Maigret acquiert la certitude
que l'assassin est un familier des Josselin : il connaissait en effet l'emplacement
du revolver de la victime et l'existence d'une chambre de bonne où il pourrait
passer tranquilement la nuit. L'enquête est néanmoins très
délicate : dans ce milieu bourgeois où évoluent des
gens d'une honnêteté irréprochable, rien ne prédisposait
à un tel drame. La victime, un retraité paisible, était aimée
de tout son entourage. cependant, Maigret soupçonne rapidement ces "braves
gens" de cacher quelque chose et de ne pas faire leur possible pour aider
à découvrir le coupable. Ayant recueilli des témoignages
extérieurs selon lesquels René et Francine Josselin ont rencontré
séparément le même homme pendant la journée précédant
le crime, le commissaire, à contrecœur, pousse la veuve dans ses derniers
retranchements. Celle-ci se décide enfin à parler. L'assassin n'est
autre que Philippe de Lancieux, frère cadet de Francine. Orphelin de mère,
renvoyé de plusieurs établissements scolaires, rejeté par
un père alcoolique, Philippe s'est senti abandonné lorsque sa sœur
s'est mariée. Devenu mythomane, il a mené une vie dissolue, soutirant
de l'argent à sa sœur et à son beau-frère, trop indulgents
à son égard. Pourqoui a-t-il fini par tuer René Josselin ?
Serait-ce parce que ce dernier aurait refusé de lui donner une nouvelle
somme importante ? Sa sœur ne veut pas le savoir, car elle se sent responsable
des fautes de ce frère qu'elle a quitté pour se marier. Par son
silence, elle a voulu lui donner le temps de s'enfuir, bien qu'il ait tué
l'homme qu'elle aimait. Quelques mois plus tard, Philippe est retrouvé
assassiné, victime d'un règlement de compte dans le milieu."
Maigret
et le client du samedi (M) "On lui avait même dit qu'il était
de trop. Alors il avait voulu raconter à Maigret son intention de les tuer
tous les deux - sa femme et son amant. Il avait tout préparé,
envisagé les moindres détails... Il pleurait, il avait bu, mais
Maigret était capable de tout comprendre, n'est-ce pas ?
Léonard Planchon est un homme médiocre et faible, disgracié
de surcroit (il a un bec de lièvre), qui a repris, à la mort de
son patron, une petite entreprise de peinture assez prospère. Plusieurs
samedi consécutifs, on l'a vu à la P.J. faisant antichambre pour
perler au commissaire Maigret, mais repartant toujours avant d'être reçu.
Ce "client du samedi", comme o, l'appelle au quai des Orfèvres,
se présente, un samedi également, à l'appartement du commissaire.
Il connaît par les journeaux sa compréhension et veut s'ouvrir à
lui d'une idée qui l'obsède : tuer sa femme et son amant, Roger
Prou, un bel homme, avantageux et costaud, qui travaille chez Planchon où,
peu à peu, il prend la place du patron. Celui-ci, qui se sent devenir étranger
dans sa propre maison, la déserte pour s'attarder dans les bistrots. Comme
il ne s'est pas résigné à perdre son entreprise et sa patite
fille Isabelle, il n'a trouvé d'autre issue que celle qu'il révèle
à Maigret. Dès le lendemain, Maigret s'informe de ce qui se passe
rue Tholozé, là où est établi Planchon. Ce dernier,
qui a promis à Maigret de lui passer un coup de fil chaque jour, ne donne
plus signe de vie après le lundi. Ce qui amène le commissaire a
interroger Renée Planchon qui lui apprend que, deux semaines plus tôt,
Planchon aurait cédé son affaire à Prou pour 30.000 nouveaux
francs, s'engageant en retour à quitter les lieux et à accepter
le divorce. C'est le surlendemain de sa visite chez Maigret que Planchon, toujours
d'après ce que raconte sa femme, serait parti en emportant deux valises.
Où est Planchon ? Personne ne le sait. Mais on retrouve lors d'une
perquisition les 30.000 francs dissimulés sous le plancher de la chambre
d'Isabelle : ce qui embarasse les deux amants qui, dès lors, commencent
à s'opposer. Et une semaine plus tard, c'est le corps de Planchon que l'on
retrouve, dans les eaux de la Seine, avec plusieurs coups portés à
la tête. Maigret n'a plus à s'occuper de l'affaire. Celle-ci viendra
aux Assises l'été suivant. On apprendra alors que l'acte de cession
était un faux au bas duquel la signature de Planchon avait été
imitée. Les deux amants se défendent chacun pour son compte
avec l'un pour l'autre un visible sentiment de haine. La déposition de
Maigret, révélant les intentions homicides de Planchon, vaudra aux
accusés les circonstances atténuantes : vingt ans pour Roger
Prou, huit ans pour Renée Planchon"
1963 : retour
Maigret
et le clochard (M) "Une nuit de Mars, à Paris, deux bateliers tirent
de la Seine un clochard grièvement blessé. Il s'agit de François
Keller, un ancien médecin. Depuis plus de vingt ans, il a rompu tout lien
avec son épouse et un milieu bourgeois qu'il ne supportait pas. Mais qui
a pu vouloir sa mort ? C'est en bavardant avec les autres clochards que Maigret
va reconstituer l'existence marginale de Keller, tout en s'intéressant
à une Peugeot 403 rouge et à Van Houtte, un des sauveteur de la
victime, marié et père d'un jeune enfant."
Les quais et les brumes de la Seine, le petit monde mystérieux des clochards
et des mariniers fournissent au romancier un de ces décors en demi-teintes
comme il les affectionne, pour y faire vivre une humanité apparemment ordinaire,
mais lourde, pour qui sait voir, de secrets et de passions. Acheter
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Les
anneaux de Bicêtre "Il voudrait sourire, maintenant, parce que l'idée
qui lui passe par la tête lui parait drôle. N'est-ce pas le petit
garçon de Fécamp qui est en train de se réveiller dans une
chambre d'hôpital et son premier regard ne se posera-t-il pas sur une grosse
infirmière blonde et rose occupée à tricoter ? Dans
ce cas, tout le reste aurait été un rêve. Il aurait rêvé,
sous l'anesthésie, près de cinquante ans d'existence." Simenon
avait décidé d'écrire "son grand roman". A-t-il
réussi avec cette récréation rétrospective du destin
d'un homme fauché par la maladie ? La critique a été
partagée mais le roman tient le coup. Sans doute le meilleur roman de Simenon.
Le retour à la vraie vie après une cruelle épreuve, un véritable
chant d'espoir. René Maugras est foudroyé par une hémiplégie
à 54 ans. Paralysé, privé de l'usage de la parole, il fait
un examen de sa vie et admet que ses années de lutte, ses victoires, n'étaient
que des moyens de se divertir. Son séjour à Bicêtre l'amène
à renouer avec ses origines modestes, avec son entourage, avec Lina, sa
femme qui s'était mise à boire car elle n'acceptait pas leur vie
artificielle. Maugras revient à la vie et mesure le prix de l'existence
aux côtés de Lina."
Les anneaux de Bicêtre est le récit à la troisième
personne de la perception du monde par un homme qui vient d'être frappé
d'hémiplégie. De son lit d'hôpital, il écoute et distingue,
quand son entourage imagine qu'il est à peine capable d'entendre et de
voir. Au fil des visites, ses réminiscences personnelles s'entrechoquent
avec l'actualité de sa situation. Revenant petit à petit à
l'usage primaire de ses membres et de ses fonctions organiques, il réapprend
sa condition d'homme, prend conscience du personnage qu'il a voulu être
et se livre à un bilan personnel bien qu'il s'en défende. Acheter ce livre
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La colère de Maigret (M) "Émile
Boulay, patron de plusieurs cabarets à Montmartre, est retrouvé
étranglé près du Père-Lachaise. Soupçonné
d'avoir participé au meurtre de Mazotti qui tentait de racketter ses établissements,
il a, avant de mourir, retiré à sa banque la somme de 500.000 francs,
une transaction suspecte au vu de ses modestes habitudes. Maigret mène
l'enquête et ne se laissera pas duper par les facéties de l'avocat
du défunt, Maître Gaillard." Acheter
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La
rue aux trois poussins (nouvelles : La rue aux trois poussins - Le comique
du "Saint-Antoine" - Le mari de Mélie - Le capitaine
du "Vasco" - Le deuil de Fonsine - Le crime du malgracieux -
Le docteur de Kirkenes - La piste du hollandais - Les demoiselles de
Queue-de-Vache - Le matin des trois absoutes - Le naufrage de "l'Armoire-à-glace" -
Les mains pleines - Nicolas - Annette et la dame blonde) "Un
recueil de sept nouvelles d'atmosphère, format assez rarement employé
par l'écrivain".
1964 : retour
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La chambre bleue "- Tu m'aimes,
Tony ?
Dans la chambre surchauffée qui sentait le sexe, cela sonnait naturellement,
alors que dans le calme de la nuit où le moteur ronronnait, les mots, les
intonations devenaient irréels. Il avait cru malin de répondre du
bout des lèvres :
- Je crois"
Ce jour là, dans la chambre bleue de l'auberge, Tony et Andrée échangent
quelques mots après l'amour. "Si je devenais libre... tu te rendrais
libre aussi ?" Tony ne répond pas à la question. Le juge et
le psychiatre qui l'interrogent à présent veulent le comprendre.
Comprendre pourquoi Tony, après cette rencontre, a évité
sa maîtresse. Pourquoi il est parti précipitamment en vacances avec
sa femme et sa fille. Pourquoi, après la mort de Nicolas, le mari d'Andrée,
Tony prétend qu'il n'a pas reçu les lettres de celle-ci. Pourquoi,
le jour du drame, il était injoignable. Pour le jury qui condamne Tony,
la réponse ne fait pas de doute : il a tué sa femme, après
qu'Andrée a elle-même tué son mari. . Acheter
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L'homme
au petit chien "Felix Allard vit dans un modeste appartement avec, pour
compagnon, son chien Bib. Depuis sa sortie de prison, le suicide le hante, d'autant
plus qu'un médecin ne lui a laissé que l'espoir d'une survie de
deux ans. Dans un cahier d'écolier qu'il vient d'acheter, il se propose
de raconter sa vie. Depuis huit ans, il travaille comme commis dans une librairie
tenue par une femme autoritaire et lucide, la vieille Mme Annelet, qui a eu jadis
une vie peu régulière. Petit à petit, on saura qu'Allard,
avant d'exercer cet emploi, a purgé une peine de cinq ans de prison. Sa
vie auparavant avait été sans grands problèmes. Étudiant
médiocre à la Sorbonne, il avait abandonné ses études
pour reprendre, à la mort de son père, l'entreprise familiale de
construction. Puis ce fut, à trente ans, la rencontre d'Anne Marie, épousée
en trois mois. Les affaires prospèrent : Allard s'associe avec Cornille,
ce qui lui permet de s'installer dans un luxueux appartement. Deux enfants naissent.
Les sorties de nuit sont fréquentes. Anne Marie est exubérante :
elle aime boire, danser. Monique, la femme de Cornille, est plus calme, moins
frivole. Et les soirées se passent souvent pour Allard et Monique à
regarder, lui danser sa femme, elle, son mari. Un jour, Allard découvre
que sa femme et Cornille se rejoignent certains après-midi dans un hôtel
de la rue de Longchamps. Félix retrouve le vieux revolver de son père,
se rend à l'hôtel et abat son rival. En prison, il a eu le temps
de réfléchir : finalement, n'était-il pas attiré
vers Monique ? Son meurtre a-t-il eu pour vrai mobile la jalousie ?
N'était-ce pas plutôt l'humiliation ressentie en apprenant, dans
une circonstance déplaisante, que Cornille le tenait pour un "imbécile
vaniteux" ? Et cela, n'était-ce pas l'atteindre au plus profond
de sa dignité d'homme ? Le hasard veut que la librairie où
Allard travaille soit proche du quartier où habitent et sa femme avec ses
enfant et Monique avec son fils. De les avoir aperçus les uns et les autres
lui donne envie de les revoir, simplement pour les regarder vivre. On finit par
le remarquer, toujours avec son petit chien. Bien qu'on cherche à l'inquiéter,
le fait d'écrire sa vie semble l'avoir apaisé et, désormais,
il apparaît résigné. Le 13 janvier, au coin du boulevard Beaumarchais,
Félix Allard est renversé par un autobus et tué sur le coup.
Son petit chien, indemne, est conduit à la fourrière.".
Maigret
et le fantôme (M) "Au lendemain d'un interrogatoire épuisant,
Maigret est réveillé par la visite d'un de ses inspecteurs, qui
lui annonce la tentative d'assassinat dont a été victime l'inspecteur
Lognon, dit le Malgracieux. Maigret apprend que, depuis deux semaines, Lognon
passait ses nuits chez une jeune esthéticienne, Marinette Augier. Or, celle-ci
a disparu. Grâce à un vieillard misanthrope et curieux, voisin de
l'esthéticienne, Maigret est informé des agissements bizarres des
Jonker, couple dont l'hôtel particulier est situé en face de l'appartement
de Marinette Augier. Norris et Mireille Jonker deviennet, pour Maigret, les suspects
principaux. Une viste fructueuse chez les Jonker lance en effet le commissaire
sur une piste intéressante, qui va le conduire dans le monde de la peinture
et des faussaires. Par des renseignements pris à Londres et à Nice,
Maigret sait que Mireille Jonker n'est autre qu'une certaine Marcelle Mailland,
dont l'amant; Stanley Hobson, est un escroc notoire. Un témoin de dernière
minute signale à Maigret l'enlèvement d'un homme, transporté
par deux inconnus, de l'hôtel particulier des Jonker dans un Jaguar jaune
en transit, marquée des lettres TT. Ayant mis la main sur le propriétaire
de la voiture, Ed Gollan, un expert en tableaux, Maigret découvre peu à
peu le fil qui relie entre eux les divers éléments du drame. Il
confond Jonker, qui avoue avoir fait peindre de faux tableaux de maître
par un artiste fou, mais génial, sous la pression de l'expert, devenu maître
chanteur. Gollan était en effet parvenu à prouver qu'un tableau
vendu par Jonker était un faux Van Gogh, alors que le scrupuleux et honnête
collectionneur hollandais était certain de son authenticité. Alertés
par la surveillance de l'inspecteur Lognon, qui venait le soir se poster dans
l'immeuble d'en face, Gollan et Hobson ont enlevé le peintre et tenté
d'abattre Lognon. Maigret essaie de retrouver le peintre, Frederico Palestri,
mais il arrive trop tard : celui-ci s'est pendu dans la salle de bains où
il était séquestré. Sur ces entrefaites, Marinette, qui a
fuit par crainte des assassins, est retrouvée et explique les agissements
mal interprétés de Lognon. Ce dernier guérira et retrouvera
son épouse acariâtre, avec laquelle il partira en cure de repos".
Maigret
se défend (M) "Un 27 juin, peu avant minuit, Maigret est réveillé
par la sonnerie du téléphone : une jeune provinciale lui demande
son aide. Arrivée à Paris le soir même, elle a suivi une amie
qui l'attendait à la gare en compagnie de son fiancé. Elle s'est
enfuie de l'appartement de son amie quand cette réunion à trois
a pris des allures trop libertines. La voici perdue dans une ville inconnue. Maigret
vole a son secours et la conduit dans un hôtel convenable. Le lendemain,
Maigret est convoqué par le préfet de police. La jeune fille n'est
autre que Nicole Prieur, étudiante vivant chez son oncle, maître
des requêtes au Conseil d'État. Ce dernier s'est inquiété
de la voir rentrer, hagarde, à huit heure et demie du matin. Nicole accuse
Maigret "de l'avoir interpellée dans un café et d'avoir tenté
de la séduire". Il l'aurait trainée "de bar en bar pour
la faire entrer dans une chambre d'hôtel". L'oncle a prévenu
le ministre de l'Intérieur, qui a averti le préfet de police, lequel
suggère à Maigret d'offrir sa démission. Qui veut donc écarter
Maigret de ses fonctions par une mise en scène aussi machiavélique ?
Le commissaire commence une enquête malgré l'interdiction formelle
du préfet de police. Il porte ses soupçons sur un dentiste de la
rue des Acacias, François Mélan, ami de Nicole, lorsque, le lendemain,
il apprend du directeur de la P.J. qu'il a été suivi depuis la veille
et qu'il lui est octroyé un "congé de maladie". Dès
lors, le commissaire se défendra seul. Il découvrira très
vite que le dentiste s'est cru épié en voyant roder dans sa rue
Maigret et ses inspecteurs : en réalité, la police surveillait
Palmari, truand "retraité", chef probable d'une bande de voleurs
de bijoux. Quel méfait à poussé Mélan a attaquer Maigret ?
S'agirait-il des avortements clandestins qu'il pratique depuis longtemps ?
En fait, le dentiste a commis plusieurs crimes sexuels. Maigret découvre
en lui un être intelligent, mais dominé par la peur, victime d'un
traumatisme subi dans son enfance. Ce n'est donc pas le criminel vraiment méchant,
responsable de ses actes, le criminel "total" dont le commissaire disait
quelques jours auparavant à son ami, le docteur Pardon, qu'il ne l'avait
jamais découvert."
«Ce roman est admirablement construit avec un tact qui demeure la qualité
maîtresse de Simenon (...) Il est tellement sûr de ses personnages
qu´il peut se permettre, au fond, de raconter n´importe quoi, et même
de faire appel à la psychanalyse, comme c´est le cas. Tout est vrai.
C´est pourquoi ce Maigret est un tour de force.» (Anonyme, l´Express,
1964)
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Dernière mise à jour de cette page le 10/12/2005.
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