| Georges Simenon Bibliographie
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1965 : retour
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Le petit saint "Ses camarades de classe
le surnommaient le petit saint. Si on le battait, il ne ripostait pas et refusait
de désigner le coupable. Il ne paraissait pas malheureux et se contentait
d'observer les choses et les gens. A la maison, dans la promiscuité et
la misère de la rue Mouffetard, il aidait sa mère, marchande de
quatre-saisons, et la suivait, émerveillé, sur le carreau des Halles.
Plus tard, devenu l'un des peintres les plus célèbres de Montparnasse,
lorsqu'on lui demandait "Maître, qui êtes-vous ?", il répondait
pudiquement : Un petit garçon." Simenon a déclaré
à plusieurs reprises que Le petit saint était son roman préféré,
et sans doute le plus personnel. Et lors de sa parution, les lecteurs furent intrigués
par cette bande-annonce qui disait : "Enfin, je l'ai écrit !"
«On croit que Simenon a écrit 250 romans. Non. Il a toujours écrit
le même, comme Cézanne essayant de capter la beauté fuyante
de la montagne (...) Heureusement il nous reste ce superbe roman dont on ne parle
jamais : "Le petit saint". À mon avis, c´est là
que Simenon est passé à travers le miroir» (Thomas Narcejac,
813, octobre 1989) Acheter ce livre |
Le
train de Venise.
La
patience de Maigret (M) "Depuis longtemps Maigret surveillait
le vieux Palmari, qu'il soupçonnait de diriger un gang
de voleurs de bijoux, et sa maîtresse Aline, son seul
contact avec l'extérieur depuis qu'il avait perdu l'usage
de ses jambes. Et voilà que Palmari est assassiné.
Maigret va s'intéresser au représentant Fernand
Barillard, ami de la victime et amant d'Aline, à sa femme
Mina et au vieux père sourd-muet de celle-ci, Jef Claes.
Quels liens et quels conflits ont pu se nouer entre ces personnages ?
Deux jours d'enquête suffiront au commissaire pour couronner
des années de patience. Sans qu'il parvienne toutefois
à empêcher un second meurtre..." Acheter
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1966 : retour
Le
confessionnal "À la suite des retrouvailles
de deux anciens compagnons d'études, le dentiste Bar
et le médecin Boisdieu, l'un pratiquant à Cannes
et l'autre à Nice, leurs enfants ont sympathisé :
André, nature solitaire, qui vit replié sur
lui-même, trouve en Francine une jeune fille pure, très
spontanée, issue d'un foyer uni, ce qui n'est pas du
sien. Un jour, à Nice, en compagnie de Francine, il
voit sa mère sortir d'une maison et regagner sa voiture.
Une petite enquête lui apprend qu'elle y avait un rendez-vous
galant. Quoique l'adolescent ne fasse aucune allusion à
la chose, son père, un homme doux qui devine son désarroi,
et sa mère, qui se sent coupable, vont tenter, chacun
à part soi, de l'initier à leurs propres problèmes
par le biais de confessions hésitantes et partiales
dont il essaiera de débrouiller l'écheveau en
faisant appel à ses souvenirs d'enfance. Francine,
bien qu'elle ignore la cause exacte des soucis d'André,
s'efforce de le réconforter. Leur amitié, pleine
de confiance, ne débouchera cependant sur aucun amour.
L'ambiance de la famille Bar ne cesse de se détériorer :
la mère d'André, qui subit la mauvaise influence
de son amie Natacha, déserte souvent la maison et s'enivre
jusqu'à se rendre malade. Torturée à
l'idée que son fils juge sa conduite, elle s'apprête
à quitter le domicile conjugal. Lucien Bar retiendra
cependant son épouse et, plaidant la cause de celle-ci
auprès d'André, il lui en offre une image sincère
et compréhensive, l'image d'une femme déçue
par un mariage trop modeste, qui a besoin des hommes pour
se donner confiance et qui a été amenée
peu à peu à se croire presécutée.
André se ferme alors aux problèmes de ses parents
pour se consacrer, à travers ses études, à
sa propre vie."
La
mort d'Auguste.
1967 : retour
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Maigret et l'affaire
Nahour (M) "En pleine nuit, le docteur Pardon
alerte son ami Maigret : un inconnu vient de lui
amener une jeune femme, Lina, légèrement
blessée par balle. Puis le couple a disparu, donnant
de la blessure une explication très sommaire. Le
lendemain, un Libanais du nom de Félix Nahour,
joueur professionnel, est découvert assassiné
dans son hôtel particulier. Il n'était autre
que le mari de la jeune femme, dont la police retrouve
la trace à Amsterdam, où elle s'est enfuie
avec son amant Vicente, un étudiant colombien.
Nahour a-t-il tiré sur sa femme, comme elle le
prétend, parce qu'elle voulait demander le divorce ?
Faut-il croire le secrétaire de Nahour, aux yeux
de qui le meurtrier est évidemment l'amant de Lina ?
Maigret ne parvient pas à se contenter de ces explications
trop claires. Il lui faudra toute son intuition pour comprendre
la mentalité des étrangers dont il s'occupe,
et tout son ascendant pour leur faire avouer peu à
peu la vérité." Acheter
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Le
chat "Émile est un ancien ouvrier au natrurel
bourru, sans complications comme sans éducation. Marguerite,
à l'opposé, est une femme délicate, d'une
douceur affectée, mais sournoise et avare, vivant à
côté de la vie. Elle provient d'une famille propriétaire,
dans le quartier, de nombreux immeubles qu'on est occupé
à démolir. Ils étaient voisins lorsqu'ils
se sont rencontrés par hasard et ils se sont mariés,
lui à 65 ans, elle à 63, peut-être par peur
de la solitude et de la vieillesse. Le souvenir de leur conjoint
disparu - sa première femme, Adèle, était
une bonne fille d'une gaieté communicative, son premier
mari, Charmois, était un musicien aux manières
distinguées - ne fait qu'aviver un manque de compréhension
qui ne tarde pas à se muer en hostilité sourde.
Une circonstance fortuite amène le drame. Émile
est alité. Son chat Joseph, que Marguerite n'a jamais
accepté, disparaît. Émile finit par le découvrir
dans la cave, probablement empoisonné. Il comprend qu'à
travers le chat, c'est lui qu'on a voulu atteindre. Savengeance
se reporte sur le perroquet de Marguerite. Commence alors la
petite guerre : les deux vieux ne se parleront plus que
par billets. C'est la lente instauration de deux existences
parallèles, où les adversaires s'évitent
et s'épient. Leurs billets, toujours laconiques, s'efforcent
de faire mouche au point sensible. Par des subtilités
sans cesse renouvelées, chacun tente de prouver à
l'autre que sa présence ne le gêne pas et qu'il
n'a pas besoin de lui. Sans qu'ils s'en rendent compte, ce jeu
leur est nécessaire : une tentative de vie séparée
avorte. Émile revient et Marguerite renonce à
chercher des alliés extérieurs. L'enfer recommence,
toujours ponctué par le vacarme des démolisseurs
du quartier. Un jour, Émile trouve sa femme morte. Est-ce
à ce choc qu'il doit le malaise subit qui le fait transporter
à l'hôpital ? Dans son cerveau embrumé,
une seule chose lui devient évidente : il n'est
plus rien."
Ce livre lui a été inspiré par une situation
conjugale pénible.
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Le voleur de Maigret
(M) "Un matin, dans l'autobus, Maigret se fait
voler son portefeuille. Puis, contre toute attente, le
pickpocket prend contact avec le commissaire, lui restitue
son bien et lui avoue que sa femme, Sophie, vient d'être
assassinée et qu'il craint qu'on ne le soupçonne
de ce meurtre. Voici donc Maigret découvrant l'existence
de ce François Ricain, et, autour de celui-ci,
d'un milieu artistique où l'ambition semble corrompre
assez vite les âmes. Bientôt, il apparaît
que la belle Sophie Ricain n'était pas un parangon
de fidélité. Mais, surtout, Maigret se prend
d'un intérêt croissant pour François Ricain :
un homme étrange, intelligent, mais prétentieux,
et peut-être humilié par la vie... Et puis,
un homme comme lui vole-t-il des portefeuilles ?
Après une enquête minutieuse, Maigret découvre
le plan audacieux du criminel." Acheter
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Le
déménagement "Émile Jovis quitte
le vieil appartement de la rue des Francs-Bourgeois où
il demeurait depuis des années, pour s'installer, avec
les siens, à Clairvie, lotissement moderne de la banlieue.
De cette nouvelle installation, Jovis se promet beaucoup de
bonheur. Bientôt, il doit convenir que Clairvie, où
chacun s'isole dans un anonymat sans âme, ne remplace
que difficilement l'environnement humain de Paris. Par ailleurs,
Jovis fait, à la faveur d'une cloison mal insonorisée,
une singulière découverte. Son voisin, Jean Farran,
appartient au milieu, il tient une boîte de strip-tease
près des Champs-Élysées et est mêlé
à un gang de voleurs de voitures. Chaque nuit, Jovis
recueille à travers la cloison des échos de la
vie la plus intime de Farran et de sa compagne, ainsi que des
indications sur les menées du gangster. C'est pour lui
une puissante révélation que celle de la vie criminelle,
de la perversité, de l'impudeur. Il est comme fasciné
et n'a de cesse d'en savoir plus. Un soir, il se rend au "Carillon",
la boîte de Farran. Tandis qu'une entraîneuse le
saoule et s'offre à lui, Émile a l'impression,
dans ce bar, d'être pris dans une sorte de piège,
alors qu'on en veut tout simplement à son argent. Par
défi, mais aussi pour affirmer une liberté soudain
conquise, Jovis va se mettre à parler imprudemment, montrant
qu'il est au courant de certaines choses. Quand il sortira du
cabaret, une rafale de mitraillette l'abattra sur le trottoir :
il mourra en demandant pardon aux siens."
Sommet de la page
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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2006.
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