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1965 :  retour
Le petit saint  Le petit saint "Ses camarades de classe le surnommaient le petit saint. Si on le battait, il ne ripostait pas et refusait de désigner le coupable. Il ne paraissait pas malheureux et se contentait d'observer les choses et les gens. A la maison, dans la promiscuité et la misère de la rue Mouffetard, il aidait sa mère, marchande de quatre-saisons, et la suivait, émerveillé, sur le carreau des Halles. Plus tard, devenu l'un des peintres les plus célèbres de Montparnasse, lorsqu'on lui demandait "Maître, qui êtes-vous ?", il répondait pudiquement : Un petit garçon." Simenon a déclaré à plusieurs reprises que Le petit saint était son roman préféré, et sans doute le plus personnel. Et lors de sa parution, les lecteurs furent intrigués par cette bande-annonce qui disait : "Enfin, je l'ai écrit !"
«On croit que Simenon a écrit 250 romans. Non. Il a toujours écrit le même, comme Cézanne essayant de capter la beauté fuyante de la montagne (...) Heureusement il nous reste ce superbe roman dont on ne parle jamais : "Le petit saint". À mon avis, c´est là que Simenon est passé à travers le miroir» (Thomas Narcejac, 813, octobre 1989) Acheter ce livre
 Le train de Venise.
 La patience de Maigret (M) "Depuis longtemps Maigret surveillait le vieux Palmari, qu'il soupçonnait de diriger un gang de voleurs de bijoux, et sa maîtresse Aline, son seul contact avec l'extérieur depuis qu'il avait perdu l'usage de ses jambes. Et voilà que Palmari est assassiné. Maigret va s'intéresser au représentant Fernand Barillard, ami de la victime et amant d'Aline, à sa femme Mina et au vieux père sourd-muet de celle-ci, Jef Claes. Quels liens et quels conflits ont pu se nouer entre ces personnages ? Deux jours d'enquête suffiront au commissaire pour couronner des années de patience. Sans qu'il parvienne toutefois à empêcher un second meurtre..." Acheter ce livre

1966 :  retour
 Le confessionnal "À la suite des retrouvailles de deux anciens compagnons d'études, le dentiste Bar et le médecin Boisdieu, l'un pratiquant à Cannes et l'autre à Nice, leurs enfants ont sympathisé : André, nature solitaire, qui vit replié sur lui-même, trouve en Francine une jeune fille pure, très spontanée, issue d'un foyer uni, ce qui n'est pas du sien. Un jour, à Nice, en compagnie de Francine, il voit sa mère sortir d'une maison et regagner sa voiture. Une petite enquête lui apprend qu'elle y avait un rendez-vous galant. Quoique l'adolescent ne fasse aucune allusion à la chose, son père, un homme doux qui devine son désarroi, et sa mère, qui se sent coupable, vont tenter, chacun à part soi, de l'initier à leurs propres problèmes par le biais de confessions hésitantes et partiales dont il essaiera de débrouiller l'écheveau en faisant appel à ses souvenirs d'enfance. Francine, bien qu'elle ignore la cause exacte des soucis d'André, s'efforce de le réconforter. Leur amitié, pleine de confiance, ne débouchera cependant sur aucun amour. L'ambiance de la famille Bar ne cesse de se détériorer : la mère d'André, qui subit la mauvaise influence de son amie Natacha, déserte souvent la maison et s'enivre jusqu'à se rendre malade. Torturée à l'idée que son fils juge sa conduite, elle s'apprête à quitter le domicile conjugal. Lucien Bar retiendra cependant son épouse et, plaidant la cause de celle-ci auprès d'André, il lui en offre une image sincère et compréhensive, l'image d'une femme déçue par un mariage trop modeste, qui a besoin des hommes pour se donner confiance et qui a été amenée peu à peu à se croire presécutée. André se ferme alors aux problèmes de ses parents pour se consacrer, à travers ses études, à sa propre vie."
 La mort d'Auguste.

1967 :  retour
Maigret et l'affaire Nahour  Maigret et l'affaire Nahour (M) "En pleine nuit, le docteur Pardon alerte son ami Maigret : un inconnu vient de lui amener une jeune femme, Lina, légèrement blessée par balle. Puis le couple a disparu, donnant de la blessure une explication très sommaire. Le lendemain, un Libanais du nom de Félix Nahour, joueur professionnel, est découvert assassiné dans son hôtel particulier. Il n'était autre que le mari de la jeune femme, dont la police retrouve la trace à Amsterdam, où elle s'est enfuie avec son amant Vicente, un étudiant colombien. Nahour a-t-il tiré sur sa femme, comme elle le prétend, parce qu'elle voulait demander le divorce ? Faut-il croire le secrétaire de Nahour, aux yeux de qui le meurtrier est évidemment l'amant de Lina ? Maigret ne parvient pas à se contenter de ces explications trop claires. Il lui faudra toute son intuition pour comprendre la mentalité des étrangers dont il s'occupe, et tout son ascendant pour leur faire avouer peu à peu la vérité." Acheter ce livre
 Le chat "Émile est un ancien ouvrier au natrurel bourru, sans complications comme sans éducation. Marguerite, à l'opposé, est une femme délicate, d'une douceur affectée, mais sournoise et avare, vivant à côté de la vie. Elle provient d'une famille propriétaire, dans le quartier, de nombreux immeubles qu'on est occupé à démolir. Ils étaient voisins lorsqu'ils se sont rencontrés par hasard et ils se sont mariés, lui à 65 ans, elle à 63, peut-être par peur de la solitude et de la vieillesse. Le souvenir de leur conjoint disparu - sa première femme, Adèle, était une bonne fille d'une gaieté communicative, son premier mari, Charmois, était un musicien aux manières distinguées - ne fait qu'aviver un manque de compréhension qui ne tarde pas à se muer en hostilité sourde. Une circonstance fortuite amène le drame. Émile est alité. Son chat Joseph, que Marguerite n'a jamais accepté, disparaît. Émile finit par le découvrir dans la cave, probablement empoisonné. Il comprend qu'à travers le chat, c'est lui qu'on a voulu atteindre. Savengeance se reporte sur le perroquet de Marguerite. Commence alors la petite guerre : les deux vieux ne se parleront plus que par billets. C'est la lente instauration de deux existences parallèles, où les adversaires s'évitent et s'épient. Leurs billets, toujours laconiques, s'efforcent de faire mouche au point sensible. Par des subtilités sans cesse renouvelées, chacun tente de prouver à l'autre que sa présence ne le gêne pas et qu'il n'a pas besoin de lui. Sans qu'ils s'en rendent compte, ce jeu leur est nécessaire : une tentative de vie séparée avorte. Émile revient et Marguerite renonce à chercher des alliés extérieurs. L'enfer recommence, toujours ponctué par le vacarme des démolisseurs du quartier. Un jour, Émile trouve sa femme morte. Est-ce à ce choc qu'il doit le malaise subit qui le fait transporter à l'hôpital ? Dans son cerveau embrumé, une seule chose lui devient évidente : il n'est plus rien."
Ce livre lui a été inspiré par une situation conjugale pénible.
Le voleur de Maigret  Le voleur de Maigret (M) "Un matin, dans l'autobus, Maigret se fait voler son portefeuille. Puis, contre toute attente, le pickpocket prend contact avec le commissaire, lui restitue son bien et lui avoue que sa femme, Sophie, vient d'être assassinée et qu'il craint qu'on ne le soupçonne de ce meurtre. Voici donc Maigret découvrant l'existence de ce François Ricain, et, autour de celui-ci, d'un milieu artistique où l'ambition semble corrompre assez vite les âmes. Bientôt, il apparaît que la belle Sophie Ricain n'était pas un parangon de fidélité. Mais, surtout, Maigret se prend d'un intérêt croissant pour François Ricain : un homme étrange, intelligent, mais prétentieux, et peut-être humilié par la vie... Et puis, un homme comme lui vole-t-il des portefeuilles ? Après une enquête minutieuse, Maigret découvre le plan audacieux du criminel." Acheter ce livre
 Le déménagement "Émile Jovis quitte le vieil appartement de la rue des Francs-Bourgeois où il demeurait depuis des années, pour s'installer, avec les siens, à Clairvie, lotissement moderne de la banlieue. De cette nouvelle installation, Jovis se promet beaucoup de bonheur. Bientôt, il doit convenir que Clairvie, où chacun s'isole dans un anonymat sans âme, ne remplace que difficilement l'environnement humain de Paris. Par ailleurs, Jovis fait, à la faveur d'une cloison mal insonorisée, une singulière découverte. Son voisin, Jean Farran, appartient au milieu, il tient une boîte de strip-tease près des Champs-Élysées et est mêlé à un gang de voleurs de voitures. Chaque nuit, Jovis recueille à travers la cloison des échos de la vie la plus intime de Farran et de sa compagne, ainsi que des indications sur les menées du gangster. C'est pour lui une puissante révélation que celle de la vie criminelle, de la perversité, de l'impudeur. Il est comme fasciné et n'a de cesse d'en savoir plus. Un soir, il se rend au "Carillon", la boîte de Farran. Tandis qu'une entraîneuse le saoule et s'offre à lui, Émile a l'impression, dans ce bar, d'être pris dans une sorte de piège, alors qu'on en veut tout simplement à son argent. Par défi, mais aussi pour affirmer une liberté soudain conquise, Jovis va se mettre à parler imprudemment, montrant qu'il est au courant de certaines choses. Quand il sortira du cabaret, une rafale de mitraillette l'abattra sur le trottoir : il mourra en demandant pardon aux siens."

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Dernière mise à jour de cette page le 20/03/2006.
 
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