0Faute : Créer et animer son site, Georges Simenon, Yello
Sommaire  Plan du site  Contact  Vous cherchez ?  Les liens
LIVRES
Sur le site
0Faute News
Recevez chaque mois les nouveautés de 0Faute ainsi que les tendances du Net et de la société.

S'inscrire Se désinscrire
Consultez le dernier numéro de 0Faute News, les archives et les enquêtes sur la protection des personnes et nos élus et le Net.

Partenaires

Georges Simenon  Bibliographie

Page precedente Page précédente

1921 1924 1925 1926 1927 1928 1929
1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939
1940 1941 1942 1943 1944 1945 1946 1947 1948 1949
1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959
1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
1970 1971 1972 1974 1975 1976 1977 1978 1979
1980 1981 1989
1991 1993

1972 :  retour
 Les innocents "Depuis seize ans, Georges Célerin est associé à son ami Brassier dans une affaire de bijouterie, rue de Sévigné : le premier dessine les bijoux et dirige l'atelier, le second s'occupe des commandes et de la vente. Célerin vit en parfaite harmonie avec sa femme Annette, leurs deux enfants et ses collaborateurs. Un accident stupide va changer la destinée de cet homme heureux. Annette, qui travaille comme assistante sociale dans le quartier de la Bastille, se fait écraser par un camion en traversant la rue Washington, dans un quartier où, apparemment, elle n'avait rien à faire. Après ce coup terrible, Célerin n'est plus le même homme. Malgré l'affection qu'il vouait à sa femme, il se reproche de ne pas l'avoir assez entourée d'attentions. Détaché de tout, il n'aspire plus qu'à se rapprocher de la morte, en reconstituant par le souvenir de ce qui avait été sa vie et la sienne depuis le début de leur mariage. Les Brassier, d'une condition plus élevée, leur avaient donné accès à une existence confortable. Ils avaient alors engagé une bonne d'origine russe, Nathalie, ce qui avait permis à Annette, après la naissance des enfants, de poursuivre l'activité sociale qu'elle prenait fort à cœur. C'est Nathalie qui tenait le ménage, tout comme c'est elle qui, Annette disparue, veille maintenant à tout, tandis que, pour le père désemparé, la vie du foyer s'est refermée autour des deux adolescents. Un projet est en cours pour étendre, grâce à un commanditaire, l'association de Brassier et Célerin, lorsque ce dernier fait une découverte boulversante. Sur les traces de la morte, il cherche à savoir ce qu'a été l'accident de la rue Washington. Son enquête lui apprend qu'Annette sortait d'un immeuble où un appartement, loué au nom de Jean Paul Brassier, abritait leurs rendez-vous trois fois par semaine, et cela depuis dix huit ans. Or, Annette et lui étaient mariés depuis vingt ans ! Ce qui écrase Célerin, ce n'est pas que sa femme l'ait trompé et lui ait menti pendant autant d'années, c'est que, durant tout ce temps, elle en ait aimé un autre d'un véritable amour. Quant aux enfants, de qui sont-ils ? Nathalie était au courant : elle explique à Célerin effondré qu'Annette n'avait pas eu le courage de lui enlever son bonheur, cette joie de vivre un peu béate... Maintenant que le vide est complet, qu'Annette est morte une seconde fois, il ne reste plus qu'à Célerin qu'à demander à Brassier l'entrevue douloureuse qui mettra fin, dignement, à leurs relations."
 Maigret et Monsieur Charles (M) "Voilà longtemps que Nathalie Sabin-Levesque sait à quoi s'en tenir sur les fugues de son mari. Tandis qu'elle sombre peu à peu dans l'alcool, rejetée par l'entourage de ce confortable notaire du faubourg Saint-Germain, Gérard, qui ne l'aime plus, se distrait dans les boites de nuit des Champs-Elysées, où les professionnelles le connaissent sous le nom de monsieur Charles. Mais cela fait un mois maintenant que Gérard n'a pas reparu... C'est à l'histoire d'un couple depuis longtemps désuni que Maigret va s'intéresser ici, telle que lui permettent de la reconstituer les témoignages des amis et des domestiques. Et à une femme dont l'ascension sociale aura été payée du prix de la solitude et de la déchéance.
En creusant le passé de Nathalie Sabin-Levesque, Maigret découvre qu'elle n'est pas la secrétaire qu'elle prétend être et qui a séduit son patron. C'est dans un bar, sous le nom de Trika et en tant qu'entraîneuse, qu'elle a fait connaissance du notaire quinze ans plus tôt. Une fois le mariage consommé, Nathalie se retrouve abandonnée et isolée dans son hôtel particulier de Saint-Germain-des-Prés, avec l'alcool pour seul refuge. Au moment de leur rencontre, Gérard était vraiment amoureux ; tandis que Nathalie pensait plutôt à sa fortune et à son nom.
Le cadavre de Gérard Sabin-Levesque finit par refaire surface. Dans le vrai sens du terme, puisque c'est dans la Seine qu'on le retrouve, le crâne défoncé par un coup donné avec un démonte-pneu. Maigret soupçonne la femme du notaire, qui boit de plus en plus et dont la santé psychique et physique se détériore notablement. Le commissaire la place sous haute surveillance, mais elle parvient malgré tout à échapper à la police.
C'est alors qu'un second crime sera commis. La victime, assassinée par cinq balles de revolver, est l'ex-barman et ex-souteneur Jo Fazio. Un gigolo entretenu par une femme qui n'est autre que Nathalie Sabin-Levesque.
Jo Fazio représentait pour Nathalie la dernière chance. Elle l'aimait vraiment, mais lui avait décidé de la quitter. Raison pour laquelle elle l'a tué. Découverte par Maigret, elle avoue au commissaire que c'est Fazio qui a frappé mortellement son mari, avec sa complicité. Si elle a abattu Fazio, c'est parce qu'elle ne pouvait pas rester seule pour affronter sa vie. Maintenant, elle a vraiment les mains vides…

Ce livre a d'abord été publié en épisodes dans le quotidien "Le Figaro" entre les 10 et 29 juillet 1972. Pour ce roman, Simenon a hésité entre deux titres. Sur l'enveloppe jaune dans laquelle il a réuni ses notes préparatoires, il a inscrit : La visiteuse de Maigret. Le choix définitif du titre - Maigret et M. Charles - n'interviendra qu'au moment de la dactylographie finale du texte. Cette dernière enquête du commissaire Maigret est certainement la plus tragique aux yeux de l'auteur puisqu'elle comporte l'adresse de l'armurier parisien chez lequel sa fille Marie-Jo se procurera l'arme qu'elle utilisera pour se suicider en mai 1978. Acheter ce livre

1974 :  retour
Lettre à ma mère Lettre à ma mère "Lettre à ma mère est dicté en quelques jours avec une rare intensité. En 1970, Simenon est appelé au chevet de sa mère. Huit jours durant, il reste près d'elle à l'hôpital. L'intensité du face à face étrange et intense qui le conduit aux sources de leurs deux personnalités, la force des regards et l'éloquence de leur mutisme lui inspireront un livre d'une rare qualité trois ans plus tard. Cette lettre essaie de répondre à une question "Pourquoi es-tu venu, Georges ?" après une très longue absence. Émouvant. C'est un livre d'exception "Comme un ultime sursaut de génie d'un retraité de la fiction romanesque. C'est un livre hors norme par sa puissance d'évocation" (Pierre Assouline). On y perçoit l'emprise irrémédiable du regard d'une mère. On est peut-être A au cœur du "mystère Simenon". Certains y ont vu la clé de sa personnalité et de son génie. C'est en tout cas un portrait loin de l'histoire littéraire, à la portée de tous."
«"La lettre à ma mère", cette missive envoyée par un septuagénaire retraité à une nonagénaire morte, est naturellement écrite dans ce style si simple et si particulier qu´à toujours pratiqué Simenon, qui hausse le banal aux dimensions de l´universel (...) La Lettre n´est qu´une longue et admirable variation de ce thème : Nous ne nous sommes jamais aimés de ton vivant, tu le sais bien ; tous les deux nous avons fait semblant. Le destinataire réel de cette bouteille à la mort, ce n´est pas Henriette Simenon, née Brüll, morte à 91 ans, ce n´est même pas le public dont Simenon n´a plus besoin, c´est Simenon lui-même qui exorcise dans les mots ce qu´aucun homme n´accepte en face : d´avoir été le mauvais fils d´une mauvaise mère et de n´y pouvoir plus rien.» (Dominique Jamet, l'Aurore, 1974)
« C'est un livre d'exception. Comme un ultime sursaut de génie d'un retraité de la fiction romanesque. C'est un livre hors norme par sa puissance d'évocation.» (Pierre Assouline).  Acheter ce livre

1975 :  retour
 Un homme comme les autres (Dictée n°1) "C'est un volume de souvenirs et de demi-confidences. C'est la première étape d'une enquête beaucoup plus délicate que celles qu'il confiait à son commissaire Maigret, puisqu'il s'agit cette fois de deémasquer Simenon lui-même et que tout laisse supposer que, depuis de longues années déjà, Simenon est en fuite".
 Des traces de pas (Dictée n°2) "De passe temps, les dictées au magnétophone sont devenues un besoin. Un Simenon fidèle à ses origines, indifférents aux honneurs, qui conte par le menu sa petite vie de retraité, attirant malgré kui un flot continu de journaliste".

1976 :  retour
 Les petits hommes (Dictée n°3) "Au fil de ses dictées, Simenon suit sa propre voie, non pas comme un écrivain, mais simplement en tant qu'homAme "comme les autres", qui se répète, mais qui, à force de se répéter, dévoile plus de lui-même que ne le ferait des faits, des évènements. Cela ne signifie pas que Simenon, dans sa sincérité totale, ait toujours osé exprimer toute sa pensée lorsque d'autres que lui étaient en cause. Sa règle de vie a en effet été de ne pas blesser les autres dans leur conscience".
 Vent du nord, vent du sud (Dictée n°4) "Simenon s'est trouvé devant un choix fondamental : vivre sa vie ou connaître, enfin, cet homme nu qu'il traque depuis si longtemps. "À tort ou à raison, il me semblait que si je continuais à aller de plus en plus loin dans les motivations humaines, mon équilibre mental risquait d'en pâtir..." "Je ne suis pas un penseur. Je ne suis pas un professeur de vie. Je ne suis, au fond, je m'en rends compte aujourd'hui, qu'un récepteur." Simenon ne s'est jamais considéré comme un génie, mais comme un homme parmi les hommes".
 A la découverte de la France (reportage).
 A la découverte de l’homme nu (reportage).

1977 :  retour
 Un banc au soleil (Dictée n°5) "Séduisant, émouvant, humain, SimenoAn se reconstitue à l'aide des mots. Pourtant, c'est toujours la même chose qu'il exprime : révoltes, désenchantements, convictions (parfois un peu simplistes)".
 De la cave au grenier (Dictée n°6) "S'agissant de ses dictées, Simenon ne veut pas entendre parler de "Mémoires". L'auteur s'étend ici sur ce problème : "Ce ne sont en effet ni des mémoires, ni un journal à proprement parler, ni un recueil de pensées plus ou moins philosophiques". Ce n'est pas de la littérature. En somme, ce sont seulement les pensées qui passent par la tête d'un vieil homme, plus ou moins jour par jour, et même certains récits de mon emploi du temps. Autrement dit, ce n'est rien du tout, puisque cela n'appartient à aucun genre." Pour Simenon, il s'agit simplement de dictées, faites au jour le jour et il demeure tout particulièrement attaché à la grande authenticité".
 A l’abri de notre arbre (Dictée n°7) "Simenon insiste surtout sur le fait qu'il faut avant tout rester vrai, qu'il faut dicter à l'état brut, dresser indirectement le bilan de sa vie, non pas à la manière d'un comptable, mais comme un simple mortel. "La simplicité n'est jamais complètement acquise. Elle se crée et se recrée à la force du poignet". Simenon vet que ses dictées soient des documents humains, tels les écrits de Brantôme, de Dostoïevski, deA Saint-Simon et d'autres qui n'ont, dès son enfance, cessé de le fasciner".

1978 :  retour
 Tant que je suis vivant (Dictée n°8) "Simenon semble considérer ses romans durs, psychologiques, comme autant de préludes à ses dictées. "Je demande qu'on me laisse le temps de poursuivre et d'achever, pour autant qu'il y ait un achèvement, ce que je considère comme l'essentiel de mon œuvre, je parle de mes dictées." Et d'espérer pouvoir longtemps encore laisser vagabonder son esprit".
 Vacances obligatoires (Dictée n°9) "Ces dictées sont à présent sa raison d'être. Si, auparavant, Simenon avait l'habitude de structurer ses romans en plus ou moins douze chapitres, il a gardé cette habitude, car il consacre plus ou moins douze bobines de magnétophone à chacun des volumes. "On dirait que je suis un ordinateur et qu'une mécanique inconsciente me pousse à faire chaque jour la même chose, au même moment, faute de quoi je me sens flottant et comme perdu". C'est cette discipline qui la sauvegardé, le préserve encore du naufrage, et l'empêche de connaître la folie".
 La main dans la main (Dictée n°10) "Simenon rappelle qu'autrefois, à l'instar de n'importe quel individu, il était fait "d'une A pâte malléable, et le moule dans lequel on nous coule insidieusement laisse des traces dans notre personnalité". De plus "Quoi que nous fassions, il y a toujours une part de notre enfance qui nous poursuit. Nous nous croyons libres. Nous façonnons nos propres pensées, nos opinions. Il n'en reste pas moins qu'à une occasion ou une autre, cette enfance revient à la surface et qu'elle nous dicte des gestes que la raison réprouve." "En somme nous passons de l'enfance plus ou moins inconsciente à la vieillesse qui l'est peut-être aussi. Entre les deux pôles de notre vie, vient se glisser une période d'agitation, de faim dévorante, si je puis dire, mais c'est au deux bouts que l'on rencontre la sérénité, c'est à dire l'innocence". La vieillesse n'est donc autre qu'une enfance retrouvée.
 Au-delà de ma porte-fenêtre (Dictée n°11) "Simenon se demande quel aurait été son sort, si son père n'était pas mort jeune d'une angine de poitrine, l'obligeant à commencer une carrière de journaliste et de romancier. Le vieillard qui parle maintenant le regrette. Son expérience et sa hantise du métier justifie sa réponse. Simenon n'a jamais cessé de considérer le romancier comme une sorte d'outlaw, de franc-tireur, une espèce d'amateur, de psychologue du dimanche. "C'est peut-être pourquoi, si j'avais eu le choix de mon avenir, j'aurais fini dans un laboratoire ou dans un confessionnal." Heureusement, le psychologue du dimanche a eu la chance Ade voir surgir en lui Maigret, le prêtre-médecin, au service de l'homme nu, le démiurge qui constitue le trait d'union entre Simenon, et, à l'autre extrémité de la chaîne, le lecteur".

1979 :  retour
 Je suis resté un enfant de chœur (Dictée n°12) "L'autre grande peur de Simenon, après l'échec, était la solitude. La misère de l'exclu le remuait profondément et la vision du solitaire observant des couples ou des familles est une image d'exclusion qui hante ses romans".
 A quoi bon jurer ? (Dictée n°13) "Lorsque le journaliste Louis Duret demande à Simenon s'il est un homme heureux, celui-ci répond : "Non, j'ai raté ma vie !" Et l'auteur d'évoquer son enfance, ses rapport difficiles avec sa mère, son amour pour les femmes, toutes les femmes".
 Point-virgule (Dictée n°14) "Simenon prend ses distances : il se moque de l'immédiat, du monde, des heurs et des malheurs de notre civilisation. Il fustige l'esprit et les mœurs de notre époque. Son style s'en ressent : il est chargé d'humour à froid, corrosif, acerbe, pour ne pas dire acide. Mais il peut aussi être tendre, pénétrant, profondément attaché aux valeurs d'une humanité proche de l'homme universel".

 Sommet de la page

Precedente Sommaire Remonter Suivante

  Click Here!
Pour toute question ou remarque concernant ce site, envoyez un courriel à jacques @ 0faute.com
Dernière mise à jour de cette page le 29/11/2006.
 
Dans cette rubrique
Réactions

Une réaction ? Besoin d'un conseil ?
Participez au Forum 0Faute Design !

N'oubliez pas de signer le livre d'or de 0Faute !