| Georges Simenon Bibliographie
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1991 1993
1980 : retour
Le
prix d’un homme (Dictée n°15) "Je ne suis pas un génie,
répète Simenon. "Comme les paysans, les artisans dont
je descends, j'ai gardé les pieds bien d'aplomb sur terre. Quand
au reste, c'est mon subconscient qui s'en est chargé, de sorte
que je n'ai ni à m'enorgueillir, ni à m'en sentir responsable."
Ce reste qu'il traite par dessus la jambe, c'est son œuvre. Ce qui
le scandalise, ce ne sont pas les vingt éditions pirates en Turquie,
mais le prix des livres en France".
On
dit que j’ai soixante-quinze ans (Dictée n°16) "Georges
Simenon continue inlassablement de dicter ses rêveries au magnétophone
et s'efforce de préciser sa conception du bonheur".
Quand
vient le froid (Dictée n°17) "Il n'est pas un écrivain
réaliste, affirme t-il, mais un pôète des gens...
Dans ces personnages, ceux qu'on nous décrit, on retrouve toujours
un brin de désespoir, de rêverie et d'amour dissimulé
sous un grand amour propre. Écrire est un besoin, pas une carrière,
aime t-il à répéter".
1981 : retour
Les
libertés qu’il nous reste (Dictée n°18) "Simenon approfondit le problème de "l'homme nu" en le rattachant
à d'autres constantes de la psychologie et de la métaphysique
simenoniennes : la monotonie, la simplicité et l'humilité...".
La
femme endormie (Dictée n°19) "Simenon revient sur la
dichotomie homme nu - homme habillé".
Jour
et nuit (Dictée n°20) "L'homme habillé, celui
que nous cotoyons de prime abord en situation de société,
est, dans l'optique simenonienne, l'homme vêtu de tous ses oripeaux
et faux-semblants, cachant l'homme nu, c'est-à-dire l'homme primordial,
essentiel, eternel, non intégré historiquement et dont la
nudité dépouillée, l'autenticité première
est signe d'unité cosmique et non pas d'unité sociale, d'humanisme
biologique et non pas d'humanisme culturel, d'enfance et non pas d'aliénation
pervertie".
Destinées
(Dictée n°21) "Simenon a hésité entre
plusieurs titres : "Ce qu'ils se racontent...", "Quand
un vicomte..." et "Qu'est-ce que j'allais faire là ?"
Simenon aimait citer cette phrase de Balzac : "Un personnage
de roman, c'est n'importe qui, dans la rue, qui va jusqu'au bout de lui-même..."
Après avoir, plusieurs centaines de fois, montré des hommes
qui allaient jusqu'au bout d'eux-même, Maigret vieilli, replié
sur son enfance, de plus en plus coupé d'un monde qu'il n'aime
pas, a entrepris sa plus difficile enquête : se retrouver.
Il y a quelque chose de pathétique, de désespéré
dans cette ultime recherche".
Mémoires
intimes suivi du Livre de Marie-Jo "Mai 1978, un drame terrible
brise la vie de Georges Simenon. Sa fille Marie-Jo, vingt-cinq ans, se
suicide de l'avoir trop aimé. L'homme aux quelques deux cents romans,
aux cinq cents millions de lecteurs, s'enferme et se tait. Jusqu'au jour
où il décide de reprendre la plume pour s'adresser à
sa fille : "Je t'ai dit un jour, je crois même l'avoir
écrit, qu'un être ne meurt pas tout à fait quand il
reste bien vivant dans le cur d'un autre. Or, tu es vivante en moi,
si vivante que je t'écris et je te parle comme si tu allais me
lire ou m'entendre (...) Ce livre ne sera pas mon livre mais le tien".
L'importance des Mémoires intimes dans l'uvre de Georges
Simenon fut soulignée par l'auteur lui-même : "Au
prix d'un gros effort, j'ai écrit mes mémoires intimes,
après quoi je n'ai plus écrit ni dicté. Je me suis
rendu à la mairie de Lausanne et j'ai fait changer sur mes papiers
la profession romancier par la mention sans profession". Ce livre
contient quelques-uns des textes, lettres et poèmes de sa fille
qui avait presque fait promettre à son père que leurs signatures
seraient un jour, côte à côte, sur la couverture d'un
livre. Une chose parait évidente : Simenon a voulu écrire
une suite à Pedigree, et, sans la moindre pudeur, se mettre à
nu. Il raconte sa vie "la mémoire enfin débarrassée
du sordide" et avec une stupéfiante précision. Les
lieux, les gens, l'atmosphère, tout est noté. Tel quel.
Ce n'est pas le romancier qui tient la plume, mais l'ethnologue. Désormais,
n'importe qui ayant lu ces mémoires intimes pourra parler de Simenon
comme s'il avait partagé sa vie.
Puis le dialogue entre le père et la fille devient pathétique.
C'est pour elle que Simenon, pour clore ses mémoire ouvre le livre
de Marie-Jo : la reproduction des lettres, des poèmes et des
cassettes qu'elle lui a adressés. Des pages brûlantes d'une
tendresse excessive, d'amour de la vie, de larmes, de supplications...
L’âge
du roman (compilation de divers textes de Georges Simenon). "Quatre
essais significatifs et importants d'un auteur qui n'a plus besoin d'être
présenté... Voire. C'est une révélation que
ces textes suscitent pour les nombreux lecteurs de Simenon. Le premier :"L'âge
du roman" est de 1943. Le suivant : Le romancier, de 1945. Suit
une interview de 1956 et un texte important : Le roman de l'homme
(1948). L'ensemble apporte quelque lumière sur la fécondité,
la fameuse "atmosphère", l'art et la conception du travail
d'écrivain du célèbre romancier. Témoignage
sobre et sincère qui intéressera ou provoquera la lecture
de l'uvre."
1989 : retour
À
la rencontre des autres (reportage) "Après À la
découverte de la France et À la recherche de l'homme nu,
ce troisième et dernier volume fournit comme une photographie grise
d'une Europe morose en proie à l'impossible recherche d'elle-même,
entre les décombres du passé et les nuages de l'avenir.
Des neiges de Laponie traversées en traîneau à rennes
jusqu'à l'Italie secouée de romances, en passant par l'île
turque où la mort guette Trosky, les charmes écroulés
du paradis soviétique, la Pologne qui rêve, la Hongrie et
la Roumanie qui récriminent, c'est la reconstitution magistrale
d'un continent évanoui et périmé. Un film irremplaçable
et passionnant où, sous le regard du romancier déguisé
en journaliste, la moindre silhouette devient un personnage." Acheter
ce livre
1991 : retour
Le
drame mystérieux des îles Galápagos (reportage).
Portrait
souvenir de Balzac et autres textes sur la littérature (textes
écrits entre 1919 et 1966 et réunis par Francis Lacassin).
Jehan Pinaguet : histoire d’un homme simple (pseudonyme Georges Sim) (roman
écrit en 1921 et demeuré inédit jusqu’à ce
jour).
1993 : retour
Tahiti
ou les gangsters dans l’archipel des amours (reportage).
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Dernière mise à jour de cette page le 10/12/2005.
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