| Georges
Simenon Biographie
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1919 : Au début Janvier, Simenon
se présente à la Gazette de Liège où il demande
un emploi comme journaliste. Joseph Demarteau, directeur et rédacteur
en chef du quotidien est séduit par le culot de son jeune visiteur
et l'engage après l'avoir mis à l'épreuve :
un article sur le marché de chevaux, paru le 7 Janvier. Il
commence par tenir la rubrique des "chiens écrasés"
et, lorsque le titulaire de la rubrique est absent, il met la main à
tout : reportages divers (explosions d'obus trouvés dans les
champs), comptes rendus des vins d'honneur, banquets, congrès,
conférences, petits ou grands procès, chronique des beaux
mariges et des œuvres de bienfaisance, interviews de personnalités
(le maréchal Foch), critique de théâtre, de cirque
et même d'opéra...
Il obtient bientôt de publier quelques contes et de
rédiger un billet d'humeur quotidien sur des sujets
variés (784 billets répertoriés et environ
1500 articles divers). Il s'intitulait "Hors du poulailler".
Signé M. Lecocq, on sentait ainsi que le journal n'en
prenait pas la responsabilité, il est vrai qu'il n'était
pas tout à fait dans la couleur du journal. On lui
donnait à faire ce que les autres ne voulaient ou ne
pouvaient pas faire. "C'est la meilleure introduction
à la vie d'un romancier, puisqu'on touchait à
tout", disait-il en parlant de cette période.
Simenon donne aussi trois ou quatre contes à la revue
Sincère, une revue littéraire à très
petit tirage, que dirigeait un professeur de l'Université
de Liège, Fernand
Desonay. C'est dans cette revue que parait son premier
texte vraiment littéraire : "Le compotier
tiède".
Après avoir habité trois ans rue des Maraîchers, la
famille s'installe en Juin au n°29 de la rue de l'Enseignement. retour
Georges SIM - journaliste à Liège
1920 : Se fiance avec une étudiante
des Beaux-Arts, Régine Renchon. Il fréquente aussi de jeunes
artistes et marginaux à "La Caque". "Les Compagnons
de l'Apocalypse" se réunissent pour des beuveries (qu'ils
nomment séances orgiaco-mystiques) dans un grenier situé
derrière l'église Saint-Pholien, impasse de la Houpe.
Écrit un premier "roman humoristique des murs liégeoise",
"Au pont des Arches", signé Georges Sim (Liège,
1921) et illustré par quatre de ses compagnons de "La Caque".
Il court les éditeurs avec le manuscrit sous le bras, mais personne
ne semble croire à la veine romanesque du jeune homme. À
la fin de l'année, l'imprimeur-éditeur liègeois Bénard
consent à lui imprimer son livre à 1500 exemplaires, pour
autant que l'auteur trouve lui-même 300 souscripteurs. Opiniâtre,
Simenon joue de ses connaissances et de ses amitiés pour y parvenir.
Le 14 Mai 1920, naissance à Ottawa (Canada) de Denyse Ouimet, future
seconde épouse de Simenon. retour
1921 : En avril, Simenon termine un deuxième
roman, Jehan Pinguet, qui restera inédit jusqu'en 1991. En revanche,
sa troisième tentative littéraire voit le jour en Novembre.
Il s'agit d'une plaquette hors commerce au tirage confidentiel, Les ridicules,que
Simenon compose et tire lui-même sur une des presses de la Gazette
de Liège. Cette plaquette de 24 pages, tirée à 12
exemplaires (certains disent 6), dans laquelle il brosse un portrait vitriolé
de quatre de ses compagnons de La Caque et qu'il dédie à
sa fiancée (À ma Régine pour ses étrennes).
En Décembre, devançant l'appel, il accomplit son service
militaire d'abord un mois en Allemagne occupée, puis à la
caserne des Lanciers, aujourd'hui caserne Cavalier Fonck, tout en continuant
sa collaboration avec La Gazette de Liège, où il écrit
une série d'articles consacrés au "péril juif"
retour
Georges Simenon en 1922
1922 : Au lendemain de la mort de son père (le 28 Novembre
1921), Simenon quitte Liège pour Paris où il arrive le 11
Décembre. Il loue une chambre à l'Hôtel Berthe, au coin
de la rue Darcet et du Boulevard des Batignolles, dans les mansardes (un
lit de fer, un lavabo en bambou avec une cuvette ébréchée,
deux chaises) pour 25 Francs. Il travaille un moment comme garçon
de courses pour une ligue d'anciens combattants dirigée par le journaliste
d'extrême droite Gustane Binet, dit Binet-Valmer, un écrivain
bien oublié aujourd'hui qui publiait chaque année un roman
en feuilleton dans Le Journal, un ou deux autres dans les uvres Libres
de Fayard et à peu près un conte par semaine ailleurs. Ce
dernier n'était pas tellement connu pour la valeur de ses uvres
mais par son activité mondaine et politique. Il était, à
l'époque c'était quelque chose d'important, Président
de "La Ligue des Chefs de section et des Anciens Combattants".
Après l'avoir quitté, Simenon entre comme secrétaire
du marquis de Tracy et commence à se faire connaître. C'est
de cette époque notamment qu'il puisera la matière de son
roman "L'affaire Saint-Fiacre". Le château de Paray le Frésil
où il vit le plus souvent avec le marquis de Tracy est, selon la
fiction romanesque, le lieu où le commissaire Maigret
a passé toute son enfance
Le 2 Mars, le suicide par pendaison du jeune peintre Joseph Kleine, sonne
le glas de La Caque. retour
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Dernière mise à jour de cette page le 11/12/2005.
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