| Georges
Simenon Biographie
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1928 : Inaugure - en péniche
à travers les canaux de France, et à bord de l'Ostrogoth
dans le nord de l'Europe - une vie de voyages qui le conduira ultérieurement
à faire le tour du monde (il découvre notamment l'Afrique);
il tire des reportages de ses expéditions. De fin mars à septembre
1928, l'enfant terrible du milieu littéraire, celui que la presse
appelle le "romancier-vapeur", s'éclipse à bord
du Ginette, un ancien canot de sauvetage de 5,5 m de long muni d'un
moteur de 3 CV, en compagnie de Tigy, de Boule et du chien Olaf pour un
périple sur les canaux et rivières de France. Dès
les premières écluses, Simenon éprouve la sensation
de pénétrer dans un univers inconnu. Il en tirera le reportage
"Long cours sur les rivières et canaux". Quelques mois
plus tard, Simenon décide à nouveau de revêtir sa
casquette de marin, mais pour de vrai cette fois : il passe son brevet
de capitaine au long cours, tandis que Tigy apprend la mécanique
dans un garage. Le but est en effet de prendre la mer à bord d'un
cotre de 10 mètres sur 4 mètres de large appelé l'Ostrogoth
(qu'il a fait construire par les chantiers maritimes de Fécamp),
et de faire route vers le grand Nord. retour
1929 : Simenon remonte la Seine jusqu'au
square Vert-Galant à Paris à bord de l'Ostrogoth où
le curé de Notre Dame le baptise. Du printemps 1929 à fin
1931, ce bateau sera son habitation quasi permanente. Par la Meuse et
par les canaux, il traverse la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne
où il sera refoulé, son capitaine étant soupçonné
d'espionnage. Par le bateau régulier, Simenon gagne ensuite la
Norvège, puis il navigue au-delà du cercle polaire à
bord d'un bateau de cabotage jusqu'à Kirkenes, en Laponie, près
la frontière soviétique.
Le 17 Octobre, à Liège, mariage en secondes noces d'Henriette
Brüll, sa mère, avec Joseph André, chef garde convoi
aux Chemins de fer belges. retour
1930 : A la demande
de Joseph Kessel, il écrit à bord de l'Ostrogoth à
quai à Morsang-sur-Seine une série de nouvelles pour Détective
où apparaît pour la première fois le personnage de
Maigret. Le commissaire est officiellement baptisé
le 20 février, au cours du "bal anthropométrique"
que donne Georges Simenon à la Boule Blanche. Il passe l'automne
et l'hiver en Bretagne. Il lit Freud, Adler et Jung. retour
1931 : Début de la série
policière des Maigret publiée
par l'éditeur Fayard et, peu après, amorce des "romans-romans",
dits aussi "romans d'atmosphère" ou "romans de la
destinée" (publiés chez Gallimard à partir de
1934). La production ininterrompue de Simenon suivra ces deux types de
romans pendant quarante ans. Simenon effectue de petits déplacements
sur l'Ostrogoth qu'il vent en décembre. Il s'installe alors à
Antibes et travaille sur le scénario de"La nuit du carrefour"
de Jean Renoir. retour
1932 : Il s'installe en avril à
"La Richardière", une gentilhommière de Marsilly,
près de la Rochelle. L'été, il voyage en Afrique
pour le magazine Voilà. retour
La Richardière
1933 : Au printemps, toujours pour Voilà,
Simenon entreprend un vaste tour d'Europe qui l'amène en Allemagne
(où il croise Hitler dans un ascenseur), dans les pays de l'Est,
en URSS et en Turquie. Le 7 Juin, il rencontre Troski à Prinkipio
(l'île des Princes, dans la mer de Marmara). L'interview "Chez
Trosky" paraît dans Paris-Soir les 15 et 16 Juin. il enquête
aussi sur l'affaire Stavisky. retour
1934 : Il signe un contrat avec Gallimard
et décide d'envoyer son célèbre commissaire à
la retraite après le dix-huitième Maigret.

Il fait une croisière en Méditerranée à bord
de l'Araldo, un voilier italien à deux mâts comprenant six
hommes d'équipage. Au gré de cette croisière, le bateau
fait escale à San Remo, Gênes, Il Cavo, Naples, Messine, Syracuse,
Malte, Athènes, Tunis, Bizerte, Cagliari et Arbatax. À bord,
Simenon s'imprègne de vent, d'eau, de visages. Il ne peut pas s'empécher
d'écrire deux romans, mais tiens aussi un journal de croisière(Mare
nostrum ou la Méditerranée en goélette). Telle est
sa manière de fuir les chimères de la capitale. Il veux rencontrer
les hommes et les paysages, éprouver jusqu'au vertige les fondements
de la condition humaine. Sous le faux-semblant du pittoresque, il s'émeut
du champ des guitares, de la vie de l'équipage, des heures creuses
à contempler la face étincelante de la mer. Le soir venu,
il descend dans les coupe-gorge, écoute des histoires de marins et
court les femmes. Surtout, derrière les apparences, Georges Simenon
mesure la grandeur tragique de la civilisation méditerranéenne
et traque la vérité nue par la photographie. Les clichés
inédits qui accompagnent ce journal révèlent à
la fois la qualité d'un regard et l'immense respect d'un écrivain
pour la dignité de l'homme. 0Faute vous propose de vous le procurer,
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Simenon en 1935
1935 : Voyage de 155 jours (12 décembre 1934 - 15
mai 1935) autour du monde (New-York, Panama, Amérique du Sud, Îles
Galapagos, Nouvelle Zélande, Australie, Indes). Ces voyages sont
financés par des reportages qu'il donne à Voilà, au
Courrier Royal ou à France Soir et lui inspirent ses romans exotiques. Ces
reportages ont été réunis et édités par
les éditions Omnibus et sont accompagnés de photographies
de Georges Simenon sous le titre de "Mes apprentissages". Ces
reportages ont aujourd'hui une valeur de témoignage irremplaçable
et constituent une photographie du monde de l'époque saisi par un
regard et une sensibilité d'exception. En même temps, ils fournissent
un formidable observatoire quant à l'évolution de la pensée
et les sources d'inspiration de l'écrivain. Ce sont bien les "apprentissages"
d'un grand romancier qui sont réunis ici, dans une édition
nouvelle et définitive établie par Francis Lacassin.
Il regroupe les reportages suivants :
- Une France inconnue ou l'aventure entre deux berges
- Marins pour rire. Long cours sur les rivières et les canaux
- La caravane du crime
- Une première à l'île de Ré
- Police judiciaire
- Les coulisses de la police
- Des crimes vont être commis
- Police-Secours ou les nouveaux mystères de Paris : "On
sait que Georges Simenon, avant de devenir l'un des maîtres du
roman policier, fut journaliste. Cette enquête sur la vie nocturne
de Paris, observée depuis les commissariats, fut publiée
en 1937. Le père de Maigret privilégie, dans la matière
première du fait divers, ce qui intéresse l'écrivain :
il ne s'attarde que pour la forme sur les exploits de la pègre.
Le règlement de comptes le passionne moins que le drame de famille,
le crime professionnel le retient moins que le meurtre amateur. Et Simenon
romancier ne peut s'empêcher de développer, en imagination,
les personnages et les incidents insolites dont Simenon journaliste
est sensé régaler les lecteurs de Paris-Soir...
- Stavisky ou la machine à suicider
- A la recherche des assassins du conseiller Prince
- Inventaire de la France
- La femme en France
- Cargaisons humaines
- L'heure du nègre
- L'Afrique qu'on dit mystérieuse
- Pays du froid
- En marge des méridiens
- Tahiti ou les gangsters dans l'archipel des Amours
- Le drame mystérieux des îles Galápagos
- Histoires du monde malade
- Au chevet du monde malade
- L'Amérique en auto
- Escales nordiques
- Sa Majesté la Douane
- Europe 33
- Les grands palaces européens
- Chez Trotsky
- Les gangsters du Bosphore
- Peuples qui ont faim
- Mare nostrum ou la Méditerranée en goélette :
L'une des nombreuses croisières de l'écrivain publiée
en 1934. Journal de croisière illustré des propres photos
de Simenon.
- Histoires de partout et d'ailleurs
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C'est aussi en 1935 qu'il rencontre André Gide et s'installe à
La Cour-Dieu, dans la Forêt d'Orléans. André Thérive
déclare dans "Le Temps" que "Les Pitard est un chef
d'œuvre à l'état pur". C'est la première
fois qu'un critique littéraire salue aussi chaudement la sortie
d'un roman de Simenon. retour
1936 : Il emménage à Paris,
Boulevard Richard-Wallace. Pierre Cot, ministre de l'intérieur,
prévient Simenon qu'à la suite de ses reportages sur l'Afrique
coloniale, il lui sera désormais refusé tout visa pour cette
destination. retour
1937 : Il fréquente le Tout-Paris
chez Maxim's et au Fouquet's : il rencontre nottamment Raimu, Pagnol,
Fernandel, Arletty, Simon... retour
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Dernière mise à jour de cette page le 11/12/2005.
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