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Georges Simenon  Biographie

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1972 : En février, il achève son dernier livre, "Maigret et Monsieur Charles", sans se douter qu'il s'agit de son dernier Maigret et son tout dernier roman. Sept mois plus tard, le 18 septembre, pour la première fois en cinquante ans, Georges cale devant un nouveau roman, son 213ème, "Victor" après avoir, comme à l'accoutumée, établi "l'enveloppe jaune". Il prend la décision de cesser d'écrire des fictions. Le lendemain, il décide de vendre Épalinges. Le 20 Septembre, il prend contact avec l'agence immobilière RHAM pour vendre Épalinges et le 26 Octobre, il s'installe avec Teresa dans un grand appartement (fait de deux appartements réunis) au huitième étage du 155 rue de la Cour à Lausanne.  retour
1973 : Le 5 février, au consulat de Belgique, Simenon fait remplacer sur son passeport la mention romancier par celle de sans profession.
Le 7 février, le quotidien "24 heures - Feuille d'avis de Lausanne" publie une interview d'Henri-Charles Tauxe où Simenon explique pourquoi il a pris la décision de ne plus écrire. L'article a été repris dans « Paris-Match » (n° 1241 du 17 février 1973) sous le titre : Simenon : « J'ai septante ans, c'est fini, je tue Maigret...».

Je n'écrirai plus
La "une" du quotidien 24 heures le 7 février 1973

Le 13 février, pour son 70ème anniversaire, il s'offre un petit magnétophone. Il va dès lors dicter "Un homme comme les autres", la première de ses 21 dictées.
Le 5 novembre, il achète la petite maison qu'il voit de son appartement. C'est la guerre du Koweit avec son rationnement de pétrole et il a peur de se retrouver bloqué dans son 8ème étage sans ascensceur et sans chauffage ; la maison est de plein pied, elle a une cheminée et un petit jardin avec un cèdre du Liban.  retour
1974 : En Février, il déménage pour sa 33ème et dernière demeure. C'est de loin celle où il aura séjourné le plus longtemps : quinze ans et demi.. C'est une petite maison du XVIIIème avec un énorme cèdre de 250 ans dans le jardin, située dans une rue étroite et provinciale (12 avenue des Figuiers), à 100 mètres de l'immeuble où il conserve son appartement. Il l'appelle "notre petite maison rose" et y mène une existence en apparence très simple avec Thérésa.  retour
1976 : Le 15 mai à Paris, deux ans presque jour pour jour avant son geste fatal, Marie-Jo tente de se suicider aux barbituriques.
Le 8 juin, par acte notarial établi à Lausanne, Simenon fait don à l'Université de Liège de ses archives littéraires. Inauguration le 3 novembre du Fonds Simenon et du Centre d'Études Georges Simenon - Université de Liège consacré à l'écrivain, sous la direction de Maurice Piron.  retour

Marie-Jo Simenon
Marie-Jo Simenon

1978 : Le mardi 16 mai, Simenon reçoit un coup de fil de sa fille. Elle veut lui entendre dire qu'il l'aime. Ce qu'il fait. Quatre jours plus tard, le vendredi 19 Mai, Marc Simenon apprend par téléphone à son père le suicide de sa fille Marie-Jo dans son petit studio au-dessus du Lido dans les Champs-Élysées, la veille ou la nuit précédente. Elle s'est tuée d'une balle en plein cœur, à l'âge de 25 ans.
Le 26 mai, incinération de Marie-Jo. Le lendemain, ses cendres seront répandues par son père au pied du cèdre, dans la jardin de sa maison de Lausanne, ainsi qu'elle le lui avait demandé dans un message écrit le 18 mai. "Tu es toujours dans notre jardin où je te rejoindrai un jour" (Mémoires intimes).

Un oiseau pour le chat
Un oiseau pour le chat

Publication du livre écrit (?) par Denyse Ouimet "Un oiseau pour le chat". Simenon déclare le livre "seulement bon pour les psychiatres".  retour
1979 : Simenon dicte "Destinées", sa 21ème et dernière dictée. La collection "Mes dictées" regroupe vingt et un volumes où se mêlent souvenirs, anecdotes et réflexions.  retour
1980 : Profondément touché par le drame du suicide de sa fille Marie-Jo, Simenon sort de sa retraite à titre exceptionnel pour rédiger de février à novembre ses "Mémoires intimes" suivi du "Livre de Marie-Jo", dans lesquels il livre tout de ses trajectoires conjugale, familiale et littéraire. C'est la plus volumineuse de ses œuvres, celle surtout qui lui tient le plus à cœur. Il les rédige à la main, chaque jour de quatorze à vingt heures (en tout 686 feuillets manuscrits écrits très serrés).  retour

Simenon en 1981
Simenon en 1981

1981 : Simenon subit une opération d'une tumeur au cerveau.
Sous le pseudonyme d'Odile Dessane, Denyse Simenon-Ouimet publie "Le phallus d'or", un roman consacré à son célèbre mari, même si elle suggère, en guise d'avertissement, que "toute ressemblance avec un ou des personnage ayant existé...".  retour
1982 : À partir de mars, Simenon est désormais muet. Il ne reçoit plus que sa famille et de rares amis. Sa vie quotidienne, dans la petite maison rose de l'avenue des Figuiers est toujours réglée au métronome : correspondance, lecture des journeaux, promenades régulières plus ou moins longues selon la saison.  retour
1984 : Simenon subit une opération d'une tumeur au cerveau.  retour
1985 : Mort à l'île de Porquerolles de la première épouse de Simenon, Régine Renchon, dite Tigy, à l'âge de 85 ans.  retour
1987 : Son état de santé se dégrade (paralysie).  retour

Simenon et Teresa
Simenon et Teresa

1989 : Le 4 Septembre, à 3h30, Georges prend la main de Teresa et s'éteint doucement à son domicile lausannois : "Enfin, je vais dormir". Dans sa petite maison rose, à l'âge de 86 ans, Simenon meurt comme il l'avait révé : "vieux et enfin apaisé. Innocent comme un enfant de chœur".
Il est incinéré le 6 septembre. La nuit suivante, tout comme il l'avait fait lui-même pour sa fille onze ans plus tôt, Teresa disperse ses cendres sur l'herbe du jardin, à l'ombre du grand cèdre.  retour
1993 : Grande exposition "Tout Simenon" à Liège (juin à octobre), inaugurée par les trois fils de l'écrivain. À l'automne paraît le 27ème et dernier volume de l'édition définitive aux Presses de la Cité.   retour
1994 : La Poste française et les services des Postes belge et suisse décident d'émettre chacune un timbre consacré à Georges Simenon. Les trois timbres ont pour illustration commune un portrait du célèbre romancier, et, en fond, une illustration spécifique à chaque pays : le quai des Orfèvres pour la France, le château d'Echandens pour la Suisse et une vue de Liège pour la Belgique.  retour

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Dernière mise à jour de cette page le 11/12/2005.
 
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