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| Georges
Simenon Simenon
au cinéma Les films
1932
1942 1943 1944 1946 1947 1948 1949
1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959
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1970 1971 1973 1974 1979
1982 1983 1989
1991 1992 1994 1998
| 1932 : |
- Le chien jaune (Jean Tarride avec Abel Tarride,
Paul Azaïs, Rolla Norman, Sylvette Fillacier,
Rosine Déréan, Robert Le Vigan, Jane
Lory, Anthony Gildes, Robert Lepers) d'après
le roman paru en 1931.
- La Nuit du carrefour (Jean Renoir avec Pierre Renoir,
Georges Terof, Georges Koudria, Dignimont, G.A. Martin,
Jean Gehret, Jean Mitry, Michel Duran, Max Dalban,
Roger Gaillard, Boulicot, Manuel Raaby, Winna Winfried,
Lucie Vallat, Jane Pierson, Odette Talazac) d'après
le roman paru en 1931 :
"Le diamantaire hollandais Goldberg est retrouvé
assassiné dans la voiture de l'agent d'assurances
Michonnet, dissimulée dans le garage de son
voisin Carl Andersen, l'un des trois habitants du
carrefour d' Avraiville. Le commissaire Maigret qui
enquêtait sur le vol de la voiture de l'agent
d'assurances, établit une surveillance autour
des maisons du carrefour. Cela n'empêche pas
la femme du diamantaire d'être abattue d'un
coup de feu. Tandis que Maigret interroge Else, la
troublante soeur de Carl, ce dernier est grièvement
blessé par le tueur. Puis c'est autour d'Else
d'être empoisonnée. Elle échappe
à la mort. Maigret découvre sur sa poitrine
une troublante cicatrice qui lui permet d'éclaircir
le mystère : Else n'est pas la riche héritière
qu'elle prétend être, mais une prostituée
danoise dont le père a été exécuté
pour meurtre. Son frère Carl n'est en réalité
qu'un gentleman qui a tenté sans espoir de
la tirer de l'ornière. Mais Else vit avec une
bande de trafiquants et c'est elle qui avec la complicité
du mécano du garage voisin a attiré
Goldberg dans un guet- apens."
L'intrigue en paraît obscure, la perte d'une
bobine ayant, dit-on, contribué à cette
opacité. Mais l'essentiel du film réside
dans la création singulière d'une atmosphère
sans équivalent : une maison de banlieue
isolée, le brouillard, la nuit, les phares
des automobiles, le ronronnement des moteurs. La mise
en scène de Renoir installe un climat authentique
et palpable, et fait du film un chef-d'œuvre
absolu. Presque toute cette aventure ce passe la nuit
et sous un ciel presque toujours pluvieux et nous
ne sommes jamais lassé de ces grisailles. Grâce
à l'habileté du metteur en scène,
nous voyons ce film avec des yeux d'oiseaux nocturnes.
Cette réalisation, qui restitue plutôt
bien l'athmosphère unique de Simenon, ne lui
plut pas.
- La Tête d'un homme (Julien Duvivier avec Harry
Baur, Valéry Inkijnoff, Gina Manès,
Damia, Alexandre Rignault, Gaston Jacquet, Line Moro,
Louis Gauthier, Ecchourin, Missia, Oléo, Marcel
Bourdel, Frédéric Mounié) d'après
le roman paru en 1931 :
"Malade et se sentant perdu, un homme veut
réussir un crime parfait. Il met son projet
en route et tue une vieille rentière puis laisse
suffisamment d'indices et de traces pour que les soupçons
inculpent un simple d'esprit. Mais Maigret veille..."
Peu de suspense, beaucoup de psychologie : Harry
Baur étonnant. Simenon revu par Duvivier qui
avouait lui-même ne pas aimer le genre policier.
Il s'est donc débarrassé tout de suite
du suspense pour s'attacher à une description
psychologique de quelques personnages. Le récit
policier, prétexte à la peinture d'un
Montparnasse sordide, est constamment dynamisé
par les recherches formelles du réalisateur
(expériences sonores, montage abstrait, cadrages
étranges).
- Les Inconnus dans la maison (Henri Decoin avec Raimu,
Juliette Faber, Jacques Baumer, Jean Tissier, André
Reybaz, Marcel Mouloudji, Gabrielle Fontan, Héléna
Manson) d'après le roman paru en 1940 :
"Loursat, avocat, vit avec sa fille Nicole
dans une sinistre et vaste demeure bourgeoise. Abandonné
depuis près de vingt ans par sa femme, le brillant
avocat a sombré dans l'acoolisme et ses rapports
avec sa fille sont pour ainsi dire inexistants. Or,
un jour le cadavre d'un inconnu est découvert
dans la demeure de Loursat. Nicole, qui fréquente
une bande de jeunes gens qui trompent l'ennui en dérobant
des voitures et autres objets est tout de suite soupçonnée.
Pour sauver sa fille et ses jeunes amis, Loursat décide
de mener sa propre enquête."
Tourné sous l'Occupation, ce film est un
véritable plaidoyer pour les jeunes "paumés"
nés à l'entre deux guerres. Le vrai
coupable n'est pas le jeune accusé mais bien
la société qui n'a pas su lui offrir
de vrais espoirs. Une parfaite adaptation de Simenon.
Le film fut interdit à la Libération.
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| 1942 : |
- La maison des sept jeunes filles (Albert Valentin
avec André Brunot, Jean Tissier, Jean Paqui,
Jean Rigaux, Marguerite Deval, René Bergeron)
d'après le roman paru en 1941.
- Annette et la dame blonde (Jean Dréville
avec Louise Carletti, Henri Garat, Georges Rollin,
Mona Goya, Georges Chamarat) d'après la nouvelle
parue dans "La rue aux trois poussins" en
1963.
- Picpus (Richard Pottier avec Albert Préjean,
Jean Tissier, Édouard Delmont, Juliette Faber,
Guillaume de Sax, Noël Roquevert, André
Gabriello, Colette Régis, Antoine Balpétré)
d'après la nouvelle "Signé Picpus"
parue dans le recueil du même non en 1944 :
"Maigret doit faire appel à toutes
ses qualités d'enquêteur pour résoudre
le mystère d'une série de meurtres"
Albert Préjean y incarne un Maigret assez
inattendu, imberbe, svelte et sportif.
- Le voyageur de la Toussaint (Louis Daquin avec Jean
Desailly, Assia Noris, Gabrielle Dorziat, Jules Berry,
Louis Seigner, Roger Karl, Guillaume de Sax, Simone
Valère, Serge Reggiani, Alexandre Rignault,
Robert le Vigan) d'après le roman paru en 1941.
- Monsieur La Souris (Georges Lacombe avec Raimu,
Aimé Clariond, Charles Granval, Micheline Francey,
Aimos, Gilbert Gil) d'après le roman du même
nom paru en 1938.
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| 1943 : |
- L'Homme de Londres (Henri Decoin avec Fernand Ledoux,
Jules Berry, Suzy Prim, Héléna Manson,
Jean Brochard, Blanche Montel) d'après le roman
paru en 1934.
- Cécile est morte (Maurice Tourneur avec Albert
Préjean, Gabriello, Jean Brochard, Santa Relli,
Germaine Kerjean, André Reybaz, Luce Fabiole,
Yves Deniaud, Charles Blavette, Henri Vilbert, Marcel
André, Lyliane Maigne, Marcel Carpentier) d'après
la nouvelle parue en 1942
dans "Maigret revient" :
"Une jeune fille, Cécile, vient à
la P.J. pour se plaindre de tentatives de meurtres.
Pauvre Cécile ! Depuis des semaines, terrorisée,
elle harcèle le commissaire Maigret. Un visiteur
nocturne hante, dit-elle, l'appartementA qu'elle partage
avec sa vieille tante tyrannique... Ce n'est que lorsqu'elle
est retrouvée étranglée que la
police prend l'affaire au sérieux. Après
ce meurtre, Maigret suit une piste à La Rochelle..."
Haines rancies, testaments piégés,
respectabilité de façade : Maurice
Tourneur adopte l'univers trouble et féroce
de Simenon à la virgule près. Pipe au
bec, Maigret joue au Cluedo au milieu de tout un petit
monde pittoresque. Chaque personnage, de l'inspecteur
féru de botanique à la concierge alcoolique,
est une caricature réjouissante. Albert Préjean
n'est pas, et de loin, la meilleure incarnation à
l'écran de l'homme à la pipe et cette
adaptation n'est pas vraiment habitée du charme
trouble de l'athmosphère "Simenon"
mais il s'agit d'une de ces bonnes intrigues d'où
la psychologie policière sort magnifiée.
Une intrigue délicieusement perverse, émaillée
d'humour noir, et des comédiens alertes font
de cette œuvre alerte un grand polar ludique.
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| 1944 : |
- Les caves du Majectic (Richard Pottier avec Albert
Préjean, Suzy Prim, Jean Marchat, Denise Grey,
Jacques Baumer, Florelle) d'après la nouvelle
parue en 1942 dans "Maigret
revient" :
"Le commissaire Maigret enquête sur le meurtre d'une riche
suédoise, retrouvée assassinée dans les vestiaires du personnel
du grand hôtel Majectic."
Ce film est un Maigret, sous les traits d'Albert
Préjean qui était la grande star masculine
de l'époque. L'adaptation est de Charles Spaak
qui fut sorti de prison pour écrire le scénario
sur le plateau, comme le montre bien Tavernier. L'univers
des grands hôtels et des cuisines en particulier
est toujours fascinant surtout lorsque Maigret y pointe
son nez. Mais le plus fascinant, dans cette version
produite par la Continental, est le sujet sous-jacent
de l'histoire de Simenon : celui de la paternité.
Il faut dire qu'aborder, en 1944, le thème
comparatif du père génétique
(droit du sang allemand) au père officiel ne
manquait pas d'un certain culot.
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Dernière mise à jour de cette page le 07/03/2006.
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