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Georges Simenon  Simenon au cinéma Les films

1932
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1991 1992 1994 1998

1932 :
    Le chien jaune
  • Le chien jaune (Jean Tarride avec Abel Tarride, Paul Azaïs, Rolla Norman, Sylvette Fillacier, Rosine Déréan, Robert Le Vigan, Jane Lory, Anthony Gildes, Robert Lepers) d'après le roman paru en 1931.

  • La nuit du carrefour
  • La Nuit du carrefour (Jean Renoir avec Pierre Renoir, Georges Terof, Georges Koudria, Dignimont, G.A. Martin, Jean Gehret, Jean Mitry, Michel Duran, Max Dalban, Roger Gaillard, Boulicot, Manuel Raaby, Winna Winfried, Lucie Vallat, Jane Pierson, Odette Talazac) d'après le roman paru en 1931 : "Le diamantaire hollandais Goldberg est retrouvé assassiné dans la voiture de l'agent d'assurances Michonnet, dissimulée dans le garage de son voisin Carl Andersen, l'un des trois habitants du carrefour d' Avraiville. Le commissaire Maigret qui enquêtait sur le vol de la voiture de l'agent d'assurances, établit une surveillance autour des maisons du carrefour. Cela n'empêche pas la femme du diamantaire d'être abattue d'un coup de feu. Tandis que Maigret interroge Else, la troublante soeur de Carl, ce dernier est grièvement blessé par le tueur. Puis c'est autour d'Else d'être empoisonnée. Elle échappe à la mort. Maigret découvre sur sa poitrine une troublante cicatrice qui lui permet d'éclaircir le mystère : Else n'est pas la riche héritière qu'elle prétend être, mais une prostituée danoise dont le père a été exécuté pour meurtre. Son frère Carl n'est en réalité qu'un gentleman qui a tenté sans espoir de la tirer de l'ornière. Mais Else vit avec une bande de trafiquants et c'est elle qui avec la complicité du mécano du garage voisin a attiré Goldberg dans un guet- apens."
    L'intrigue en paraît obscure, la perte d'une bobine ayant, dit-on, contribué à cette opacité. Mais l'essentiel du film réside dans la création singulière d'une atmosphère sans équivalent : une maison de banlieue isolée, le brouillard, la nuit, les phares des automobiles, le ronronnement des moteurs. La mise en scène de Renoir installe un climat authentique et palpable, et fait du film un chef-d'œuvre absolu. Presque toute cette aventure ce passe la nuit et sous un ciel presque toujours pluvieux et nous ne sommes jamais lassé de ces grisailles. Grâce à l'habileté du metteur en scène, nous voyons ce film avec des yeux d'oiseaux nocturnes. Cette réalisation, qui restitue plutôt bien l'athmosphère unique de Simenon, ne lui plut pas.

  • La tête d'un homme
  • La Tête d'un homme (Julien Duvivier avec Harry Baur, Valéry Inkijnoff, Gina Manès, Damia, Alexandre Rignault, Gaston Jacquet, Line Moro, Louis Gauthier, Ecchourin, Missia, Oléo, Marcel Bourdel, Frédéric Mounié) d'après le roman paru en 1931 :
    "Malade et se sentant perdu, un homme veut réussir un crime parfait. Il met son projet en route et tue une vieille rentière puis laisse suffisamment d'indices et de traces pour que les soupçons inculpent un simple d'esprit. Mais Maigret veille..."
    Peu de suspense, beaucoup de psychologie : Harry Baur étonnant. Simenon revu par Duvivier qui avouait lui-même ne pas aimer le genre policier. Il s'est donc débarrassé tout de suite du suspense pour s'attacher à une description psychologique de quelques personnages. Le récit policier, prétexte à la peinture d'un Montparnasse sordide, est constamment dynamisé par les recherches formelles du réalisateur (expériences sonores, montage abstrait, cadrages étranges).

  • Les inconnus dans la maison
  • Les Inconnus dans la maison (Henri Decoin avec Raimu, Juliette Faber, Jacques Baumer, Jean Tissier, André Reybaz, Marcel Mouloudji, Gabrielle Fontan, Héléna Manson) d'après le roman paru en 1940 :
    "Loursat, avocat, vit avec sa fille Nicole dans une sinistre et vaste demeure bourgeoise. Abandonné depuis près de vingt ans par sa femme, le brillant avocat a sombré dans l'acoolisme et ses rapports avec sa fille sont pour ainsi dire inexistants. Or, un jour le cadavre d'un inconnu est découvert dans la demeure de Loursat. Nicole, qui fréquente une bande de jeunes gens qui trompent l'ennui en dérobant des voitures et autres objets est tout de suite soupçonnée. Pour sauver sa fille et ses jeunes amis, Loursat décide de mener sa propre enquête."
    Tourné sous l'Occupation, ce film est un véritable plaidoyer pour les jeunes "paumés" nés à l'entre deux guerres. Le vrai coupable n'est pas le jeune accusé mais bien la société qui n'a pas su lui offrir de vrais espoirs. Une parfaite adaptation de Simenon. Le film fut interdit à la Libération.
1942 :
  • La maison des sept jeunes filles (Albert Valentin avec André Brunot, Jean Tissier, Jean Paqui, Jean Rigaux, Marguerite Deval, René Bergeron) d'après le roman paru en 1941.

  • Annette et la dame blonde
  • Annette et la dame blonde (Jean Dréville avec Louise Carletti, Henri Garat, Georges Rollin, Mona Goya, Georges Chamarat) d'après la nouvelle parue dans "La rue aux trois poussins" en 1963.

  • Picpus
  • Picpus (Richard Pottier avec Albert Préjean, Jean Tissier, Édouard Delmont, Juliette Faber, Guillaume de Sax, Noël Roquevert, André Gabriello, Colette Régis, Antoine Balpétré) d'après la nouvelle "Signé Picpus" parue dans le recueil du même non en 1944 :
    "Maigret doit faire appel à toutes ses qualités d'enquêteur pour résoudre le mystère d'une série de meurtres"
    Albert Préjean y incarne un Maigret assez inattendu, imberbe, svelte et sportif.

  • Le voyageur de la Toussaint
  • Le voyageur de la Toussaint (Louis Daquin avec Jean Desailly, Assia Noris, Gabrielle Dorziat, Jules Berry, Louis Seigner, Roger Karl, Guillaume de Sax, Simone Valère, Serge Reggiani, Alexandre Rignault, Robert le Vigan) d'après le roman paru en 1941.

  • Monsieur La Souris
  • Monsieur La Souris (Georges Lacombe avec Raimu, Aimé Clariond, Charles Granval, Micheline Francey, Aimos, Gilbert Gil) d'après le roman du même nom paru en 1938.
1943 :
    L'homme de Londres
  • L'Homme de Londres (Henri Decoin avec Fernand Ledoux, Jules Berry, Suzy Prim, Héléna Manson, Jean Brochard, Blanche Montel) d'après le roman paru en 1934.

  • Cécile est morte
  • Cécile est morte (Maurice Tourneur avec Albert Préjean, Gabriello, Jean Brochard, Santa Relli, Germaine Kerjean, André Reybaz, Luce Fabiole, Yves Deniaud, Charles Blavette, Henri Vilbert, Marcel André, Lyliane Maigne, Marcel Carpentier) d'après la nouvelle parue en 1942 dans "Maigret revient" :
    "Une jeune fille, Cécile, vient à la P.J. pour se plaindre de tentatives de meurtres. Pauvre Cécile ! Depuis des semaines, terrorisée, elle harcèle le commissaire Maigret. Un visiteur nocturne hante, dit-elle, l'appartementA qu'elle partage avec sa vieille tante tyrannique... Ce n'est que lorsqu'elle est retrouvée étranglée que la police prend l'affaire au sérieux. Après ce meurtre, Maigret suit une piste à La Rochelle..."
    Haines rancies, testaments piégés, respectabilité de façade : Maurice Tourneur adopte l'univers trouble et féroce de Simenon à la virgule près. Pipe au bec, Maigret joue au Cluedo au milieu de tout un petit monde pittoresque. Chaque personnage, de l'inspecteur féru de botanique à la concierge alcoolique, est une caricature réjouissante. Albert Préjean n'est pas, et de loin, la meilleure incarnation à l'écran de l'homme à la pipe et cette adaptation n'est pas vraiment habitée du charme trouble de l'athmosphère "Simenon" mais il s'agit d'une de ces bonnes intrigues d'où la psychologie policière sort magnifiée. Une intrigue délicieusement perverse, émaillée d'humour noir, et des comédiens alertes font de cette œuvre alerte un grand polar ludique.
1944 :
  • Les caves du Majectic (Richard Pottier avec Albert Préjean, Suzy Prim, Jean Marchat, Denise Grey, Jacques Baumer, Florelle) d'après la nouvelle parue en 1942 dans "Maigret revient" :
    "Le commissaire Maigret enquête sur le meurtre d'une riche suédoise, retrouvée assassinée dans les vestiaires du personnel du grand hôtel Majectic."
    Ce film est un Maigret, sous les traits d'Albert Préjean qui était la grande star masculine de l'époque. L'adaptation est de Charles Spaak qui fut sorti de prison pour écrire le scénario sur le plateau, comme le montre bien Tavernier. L'univers des grands hôtels et des cuisines en particulier est toujours fascinant surtout lorsque Maigret y pointe son nez. Mais le plus fascinant, dans cette version produite par la Continental, est le sujet sous-jacent de l'histoire de Simenon : celui de la paternité. Il faut dire qu'aborder, en 1944, le thème comparatif du père génétique (droit du sang allemand) au père officiel ne manquait pas d'un certain culot.

    Les caves du Majectic

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Dernière mise à jour de cette page le 07/03/2006.
 
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