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législation
De plus en plus de distributeurs ouvrent ou désirent ouvrir un site
sur Internet. Il convient de s'interroger sur la procédure requise
et la réglementation applicable en ce domaine ainsi que sur les règles
qui régiraient la relation entre le site marchand et le consommateur.
Le site Web est considéré comme un service de communication
audiovisuelle, il est donc soumis aux dispositions de la loi du 30 Septembre
1986 ainsi qu'à l'article 43 de la loi du 30 Août 1986. S'il
permet la collecte de données nominatives, l'entreprise doit respecter
les dispositions de la loi informatique et liberté.
D'abord, vous devez remplir quelques formalités
préalables. Il vous faut aussi vous informer du droit
commercial, qui peut différer d'un pays à l'autre. En
France, vendeur et acheteur sont tenus de respecter la loi et en cas de
malversation, des recours sont possibles. Ce qui est encore loin d'être
le cas avec Internet. Dans l'hypothèse où un acheteur hondurien
vous propose une transaction, il est très compliqué de baliser
l'échange dans ses grandes largeurs. Savoir s'il faut livrer avant
d'être payé, faire confiance à son interlocuteur,
exiger quelques garanties..., tout compte. Le simple mode
de paiement pose un problème.
Rappelez aussi que le droit de la consommation
s'applique sur Internet.
Le caractère international d'Internet peut poser des
problèmes quant à la détermination de
la loi applicable. Cependant, ce caractère international
ne fait pas disparaître automatiquement l'application
des réglementations nationales. Par exemple, les réglementations
française relatives à la publicité en
faveur de l'alcool ou du tabac, à l'emploi de la langue
française ou aux opérations promotionnelles
ne peuvent être ignorées de ceux qui souhaitent
monter un site ou une opération de communication sur
le Web. Une analyse au cas par cas devra être faite
afin de déterminer s'il y a ou pas rattachement possible
à la loi française. Les dispositions de la loi
du 29 Janvier 1993 (dite loi Sapin) pourraient par exemple
être retenues en matière d'achat d'espace sur
Internet. Cependant, son application est soumise à
conditions, dont celle de la diffusion du message en majorité
sur le territoire français. La réalisation de
cette condition ne semble pas être remplie de par le
caractère international d'Internet.
Reste aux États membres à réglementer le paiement
par carte, à prévoir des mesures plus protectrices du
consommateur restant compatible avec le traité, et à modifier
la législation.
Reste encore le douloureux problème de la TVA. Attention, elle
s'applique en fonction de la destination du produit. Ainsi,
par exemple, si vous vendez un produit à un habitant
de Ouagadougou, vous n'appliquez pas la TVA au départ.
Mais c'est le pauvre burkinabé qui va devoir payer
la taxe d'importation de... 100%. Autre interrogation,
comment la récupérer sur les achats effectués
sur le Web ? Le problème concerne surtout les
importations hors CEE. Premier cas, les biens physiques. L'acheteur
doit déclarer à l'administration fiscale toute
marchandise acquise hors CEE. Deuxième cas, les achats
immatériels. Un problème complexe, un logiciel
téléchargé sur le Net ne laissant pas
de traces. Si le fournisseur vient de la CEE, il doit déclarer
la transaction. S'il est hors CEE, il faudra soit le contraindre
à ouvrir en Europe un bureau de représentation
qui effectuera la facturation, soit suivre le flux des cartes
bancaires pour forcer les deux parties à l'autodiscipline.
Encore de beaux débats en perspective !
En clair, si j'ose dire, les règles fiscales du territoire de destination
du produit s'appliquent à l'export. Les biens exportés de
France sont éxonérés de la TVA. Au sein de l'Union
européenne, entre entreprises, le client acquitte toutefois la
TVA de son pays. Le commerçant doit indiquer sur sa facture hors
taxe, le numéro intracommunautaire de TVA du destinataire et faire
une déclaration d'échange de biens auprès de la douane.
Lorsque le client européen est un particulier, le commerçant
applique la TVA de son propre état, comme il le ferait pour une
commande locale.
Un commerçant ne peut encaisser plus d'une certaine
somme de TVA par état de l'Union : 35.000 ou 100.000 €/an
selon les pays. Au delà, il doit s'immatriculer et
acquiter la TVA dans le pays de livraison. Attention, la localisation
des prestations de service donne lieu à des interprétation
diverse, selon le type de service. Il est recommander de consulter
un conseil juridique spécialisé dans le droit
intra-communautaire ou international afin d'éviter
les erreurs.
N'oubliez pas de considérer les droits de douanes qui peuvent
avoir leur importance dans la fixation de vos tarifs :
Au
sein de l'Union Européenne prévaut le principe de la libre
circulation des biens. Il en découle une absence totale de droits
de douane à payer sur les produits pour les cyberconsommateurs
européens qui commandent des produits sur des sites européens.
Les
envois provenant de pays tiers à l'Union Européenne sont,
en principe, soumis à des formalités douanières selon
leur valeur. Si cette valeur dépasse 300 Francs, la douane contacte
le destinataire du produit, qui devra payer les droits correspondants
(fixés par une nomenclature européenne de 250 pages !).
La Poste est habilitée, à la demande de la douane, à
ouvrir les paquets pour en vérifier le contenu et la valeur. Dans
la pratique, les douanes ne sont, pour l'instant, pas équipées
pour effectuer un contrôle systématique de tous les colis
qui entrent sur le territoire français.
Sont considérées comme infractions l'affichage des prix
en euros hors taxes uniquement, ou encore le coût annoncé
qui ne comprend pas l'expédition de la marchandise,
le non-respect du délai de réflexion et globalement
l'information au consommateur insuffisante. Par exemple, sur
les sites américains, les droits qui seront perçus
par les douanes françaises ne sont naturellement pas
indiqués sur le site. Autre réglementation pas
toujours facile à suivre, l'obligation de citer la
composition du cassoulet sur un site qui vend des produits
régionaux.
L'absence de relation physique liée à une vente sur le Web
et l'inexistence de support papier doit vous rendre d'autant plus inattaquable
quant à la loyauté des transactions commerciales et au respect
du consommateur, en essayant de prendre en compte l'esprit et les règlesrégissant
les droits du consommateur dans les pays ou vous envisagez d'exporter.
Veillez à une traduction irréprochable de votre site en
anglais, voire en d'autre langues en fonction des marché que vous
visez.
À minima, le contrat de vente devra prévoir les éléments
suivants :
- L'objet du contrat
- La loi applicable
- L'identification de l'auteur de l'offre
- Les caractéristiques essentielles des biens et services offerts
- La durée de validité de l'offre
- La mention détaillée du prix du bien ou service offert
- L'acceptation de l'offre
- La confirmation de commande par e-mail par le commerçant
- Le délai de retractation
- Les modalités de paiement
- Les conditions de livraison, notamment le délai
- La garantie et le service après-vente
- Les informations nominatives : information du consommateur sur
son droit d'accès et de rectification des données
le concernant, ainsi que la possibilité d'opposition
à leur utilsation commerciale
- La juridiction compétente pour le règlement des litiges.
Vous pouvez vous informer sur les diverses législations en consultant
quelques sites juridiques.
Voir aussi :
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site, envoyez un courriel à jacques @ 0faute.com
Dernière mise à jour de cette page le 11/12/2005.
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