0Faute : Créer et animer son site, Georges Simenon, Yello
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Créez votre site  Une page bien pleine et bien faite

Concrètement, comment créer une page (ou un site). Un site Web, ça se prépare. Vous n'allez tout de même pas "bricoler" alors que le monde entier vous regarde ? Vous devez passer par plusieurs étapes. Créer physiquement le site, c'est à dire les pages, les images, l'arborescence. Créer un "site miroir" sur votre disque dur vous permettra de mettre au point vos pages sans avoir à vous connecter sur le réseau, et servira de sauvegarde et de base de travail pour les futures évolutions. Attention, ne copiez rien d'autre que les documents nécessaires (sources HTML, images, sons,...). Si votre répertoire contient des fichiers inutiles, il est probable que vous les transférerez avec les autres lors de votre prochaine mise à jour, gaspillant ainsi un espace précieux.

Si vous confiez la réalisation de votre site à un prestataire, respectez une démarche précise.

Une page Web est chargée de présenter un lot d'informations. Plus il y en a, plus la page est intéressante. Les internautes on besoin d'un "plus produit", principalement au niveau des informations : détails précis, informations techniques, liens utiles... Cependant, l'intérêt ne se mesure pas en nombre de signes et, la densité de l'information doit se traduire par un texte court, précis et concis. Soyez certains que les écrits verbeux décourageront les lecteurs avant qu'ils aient atteint la dixième ligne. Rappelez vous que le regard doit rester accroché au fatigant tube cathodique lors de la lecture. Il s'agit donc de ménager autant les yeux que l'intérêt du lecteur en ne lui proposant que de courts paragraphes. Votre page doit être structurée de façon à permettre un accès immédiat à une information donnée. A moins que votre page soit exceptionnellement concise et courte (moins de 4 pages A4), n'imaginez pas qu'elle sera lue intégralement. Attention, des pages trop courtes peuvent obliger le lecteur à changer de page trop souvent, à se perdre dans l'arborescence, et surtout à s'impatienter devant les étapes de chargement répétées.
L'une des contraintes majeure est bien la taille de vos pages. Elles ne doivent pas excéder 30 Ko maximum. C'est une contrainte forte mais nécessaire car elle permettra aux internautes de se déplacer rapidement de page en page.

Prenez en compte les configurations des ordinateurs de votre audience. Pour toucher le plus grand nombre, faites un site adapté à un écran 14 pouces (640 X 480 pixels). Sans oublier de prendre en compte la taille des boutons de navigation des logiciels ainsi que la taille des ascenseurs.

Une page qui s'affiche rapidement séduit d'emblée. Sur le Web, rapidité est synonyme de légèreté, les masses se mesurant en octets. Plus le volume de données à transférer est faible, plus la page est véloce. Pour le texte, privilégiez le HTML, il se télécharge avant les images et accélère la navigation. Trouvez donc le compromis entre la séduction par l'audiovisuel (sons, images, films, animations, etc...) et la séduction par la rapidité. Un petit logo animé est vite chargé et apporte à la page un caractère dynamique. Il en va de même pour les instructions JavaScript, relativement bien gérées par les navigateurs. Sachez quand même que tous les rollover (éléments graphiques qui s'animent quand on approche le pointeur) ne fonctionnent pas sous Navigator 2 et Internet Explorer 3. Par contre, un film numérique suppose le transfert d'un très important volume d'informations, d'où un temps de chargement exagéré. Si la vidéo numérique vous semble indispensable, ne l'imposez pas à tous les visiteurs de votre page. Rangez donc vos films dans un coin de votre site accessible à un visiteur averti des conséquences de son clic par un lien convenablement mis en évidence. Il en va de même pour les sons.

Avant l'arrivée de la technologie du streaming vidéo sur l'Internet, visualiser un clip vidéo impliquait de télécharger intégralement le fichier et d'attendre qu'il soit enregistré sur le disque dur de la machine réceptrice. En fonction de la taille des fichiers, le téléchargement pouvait prendre de longues, voire de très longues, minutes. Et comme la nature humaine n'est pas des plus patientes, le streaming vidéo est apparu.
Le streaming vidéo correspond à la méthode utilisée pour transférer des fichiers audio et / ou vidéo en un flot uniforme et continu, afin de les lire au fur et à mesure, "au fil de l'eau". Installé sur la machine cliente, un logiciel de lecture, généralement un "plug-in" lié au navigateur, permet de regarder le contenu avant que le fichier ne soit complètement téléchargé. Une zone tampon prévient les encombrements du trafic, d'où un léger décalage.
Télécharger un fichier vidéo reste plus long que de le visualiser en continu, mais les résultats obtenus sont de meilleure qualité. En effet, les enregistrements que l'on télécharge s'effectuent en majorité à la norme MPEG (Motion Picture Experts Group), avec une compression correspondant à 10 Mo par minute. N'importe quel lecteur MPEG exécute sans problème le lecture d'un fichier complet MPEG, après la fin de son téléchargement. Dans le domaine du streaming vidéo, aucune norme ne régit encore les processus de compression - décompression et, qui plus est, les solutions des éditeurs sont plutôt d'une qualité inférieure à MPEG. Chaque éditeur de logiciel de streaming vidéo propose son propre format de codage - décodage des fichiers multimédias. Ainsi, chaque fichier ne peut être lu que par le lecteur approprié. Cette multitude de formats indispose l'utilisateur qui doit continuellement charger sur sa machine le lecteur adapté au type de fichier rencontré.
Avant que le marché de masse ne bénéficie de cette nouvelle technologie, les entreprises seront les premières à en tirer parti : chaîne de distribution de petites vidéos à peu de frais et qui touche toute la planète (vidéo à la demande), marketing, démonstration de productions, sites de tourisme affichant des clips des différents pays et régions à visiter, etc... L'innovation technologique du "sans plug-in" concerne en premier lieu le marché de la publicité sur Internet. Les bannières classiques peuvent en effet être remplacées par des publicités télévisées, renforçant ainsi leur impact.
En fait, la taille des fichiers et l'ossature du réseau restent les handicaps majeurs pour la diffusion de fichiers audiovisuels de bonne qualité. Si l'on prend l'exemple d'une minute de son de qualité CD, il faut à peu près 10 Mo d'espace disque. Afin d'obtenir une bonne restitution, il faudrait presque cinquante minutes pour télécharger ces soixante secondes avec une liaison modem à 28,8 Kbit/s. Et, pour la diffusion d'une vidéo de qualité télé, chaque seconde exige 23 Mo.
La technologie du streaming vidéo requiert et attend l'arrivée de "tuyaux" très gros pour fonctionner véritablement au maximum de son potentiel. L'utilisateur doit patienter pour l'instant et se contenter d'une petite fenêtre et d'une fréquence d'images minimale. Et bien que l'ingéniosité des fournisseurs soit sans limite, seule l'infrastructure fait actuellement défaut.

Trois formats majeurs coexistent : la société Real Networks a popularisé la technologie avec son format Realmedia, Apple a adapté son lecteur multimédia Quicktime au streaming, et Microsoft est le dernier entrant avec le Windows Media Format. Grâce à ces formats et à la technologie du streaming, les longues phases de téléchargement qui précèdent la visualisation d'un fichier audio ou vidéo n'ont plus cours.

Comment fonctionne un lien de streaming ?

  1. L'internaute clique sur un lien pour lire un fichier en streaming.
  2. Le serveur retourne au navigateur un fichier texte appelé metafile.
  3. Grâce au metafile, le navigateur contacte les serveurs de streaming et d'hypervidéo.
  4. Les flux audio, vidéo et hypervidéo sont envoyés simultanément.
  5. Un logiciel de streaming décode et diffuse les flux.

L'essentiel des coûts de la vidéo en ligne est imputable à la chaîne de diffusion : prise de vue, encodage et diffusion via des serveurs spécialisés. Lors de la retransmission d'un événement en direct, trois facteurs sont à prendre en compte. D'abord, la durée totale de l'événement, qui aidera à déterminer le volume de données transféré. Le nombre de personnes qui seront connectées simultanément en pointe est également primordial pour juger de la bande passante nécessaire, qui rentre pour 30 à 40 % dans le coût totale d'une opération. Le dernier facteur est le débit souhaité, critère déterminant pour la qualité de la retransmission vidéo.

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Dernière mise à jour de cette page le 12/12/2005.
 
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